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 Dressage³ [X]

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Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Dressage³ [X]   Mer 1 Mai - 2:33

Une semaine entière avait passée. Chaque nuit s'était ramenée vers le même rituel. Du tabassage pur et simple, broyer les os, écraser la chair. Peu à peu j'avais vu l'assurance de l'Inu perdre de sa superbe. Désormais, quand j'approchais, il tremblait de terreur si ce n'était s'uriner dessus.
Les Vampires impurs, c'est à dire transformés possède un métabolisme légèrement différent des Vampires de sang purs. Mais une chose reste la même, ils ne peuvent ni boire ni manger autre chose que du sang, sous peine de tout dégobiller. Pour ce qui est de la bouffe et des déjections, elles sont normalement évacuées pendant le processus de transformation, ce qui rend tout cela sensiblement écœurant lorsque personne n'est prévenu en avance. Mais dans certains cas, notamment en cas de transformation bâclée, incomplète ou interrompue -pour une raison quelconque, la nourriture s'évacue petit à petit, jusqu'à ce que l'organisme soit totalement sain et que le corps entier ne laisse plus rien à rejeter. Bref, que les organes internes puissent au moins reposer en paix.
On peut évidemment noter que le fait que l'Inu se soit taillé en rampant en pleine transformation ait dérangé le bon déroulement de cette dernière. Mais en une semaine, il avait totalement nettoyé son corps et était désormais un Vampire à part entière.
Une autre chose que j'eus noté chez lui était la présence de ces deux cicatrices bien sanglantes sur le visage. La transformation altère un peu le corps du nouveau Vampire. Les cheveux poussent un peu et deviennent brillant, les ongles luisants et durs comme de la pierre, les yeux brillent d'un nouvel éclat, les canines poussent de manière à devenir proéminentes, la vue s'améliore et tous les sens en général... Pour ce qui est des blessures, elles sont censées cicatriser. Je me demandais bien pourquoï celles-ci ne partaient pas.
En ce qui concernait le reste de son corps, il n'y avait vraiment pas de quoï râlé. Toute trace de blessure avait disparue et cela ne revenait que lorsque je le blessais. Le processus de guérison était rapide, bien plus que la moyenne des Vampires même si ce dernier était en manque de sang. Je me sentais rassurée sur le fait que mon grand âge -Je ne suis pas une vieille non plus, mais trois cents balais et demi, c'est trop pas rien !... Et le sang qui coulait dans mes veines lui avait conféré assez de pouvoir pour pouvoir... Survivre au traitement que je lui faisais subir.
Si j'étais plutôt rassurée dans le fait qu'il avait fini par commencer à changer de comportement, j’espérais aussi énormément qu'il continue sur sa lancé. La peur n'était pas ce que je recherchais. C'était juste un intermédiaire. Il me fallait le contact.
Si mes arrivées régulières, toujours un peu avant son heure de réveil, causaient chez lui un fort trouble émotionnel, je me doutais bien que je pouvais jouer là-dessus pour le faire tout simplement ouvrir la bouche. J'avais laissé le bâillon de côté, cela ne servait à rien à partir du moment où il ne cherchait plus à me mordre mais à s'enfuir ou se cacher.


- Tu sais, tu es loin d'être idiot. Tu as sans doute jamais ouvert la bouche devant quelqu'un, mais tu comprends mes paroles. Je l'ai su lorsque je t'ai rencontré. Je t'avais laissé deux minutes d'avance, et tu as courus pendant ces deux minutes. A la fin, tu t'es arrêté et tu as changé de plan. Je m'arrêtais un instant, sûre que j'avais capté son attention. Il me regardait droit dans les yeux. Un tic me fit soulever le rebord droit de ma lèvre. Je continuais. Si tu comprends des phrases complexes, cela ne me surprendrait pas que tu sois capable de dire un mot ou deux. Alors voilà le deal. D’ici ce soir, tu auras parlé.

Je le laissais quelques instants pour ramener un gril portatif. Je le déposais près de lui et alluma le feu. Nul besoin de décrire son air consterné. Le temps que le feu prenne bien, je m’adossais contre une des poutrelles. Je ne lui avais pas encore donné de nom. Je lui en donnerais surement un s’il tenait… Assez longtemps. Il était difficile de dire s’il resterait en vie. S’il pouvait parler… Combien de temps tiendrait-il avant de tenter de m’enfoncer un pieu dans le cœur ? Ce ne sera certes pas le premier à avoir essayé, ni le premier à périr sur un coup de tête. La plupart des dressages que j’avais tentée ainsi s’étaient retrouvés des échecs, et je m’étais débarrassé des victimes peut après qu’ils aient essayés de se débarrasser de moi. Je restais sans cesse sur mes gardes et n’accordait ma confiance qu’à très, très peu de gens. Mes enfants, mon mari, mes jumeaux, SinSin. Personne d’autre. SinSin étant mort, je me sentais d’ailleurs bien seule. Allez voir les jumeaux ? Ils sont trop prise de tête ! Le mari est en vadrouille –ou alors c’est moi qui le suis, je ne sais jamais, et les enfants… Mieux vaut les éviter pour ne pas qu’ils soient ensuite pris pour cible. Je n’avais aucune envie de les risquer. Être une chieuse avait donc ses mauvais côtés, mais être gentille et naïve pouvait s’avérer tout aussi idiot. Au moins prévoyais-je plusieurs coups à l’avance.
L’Inu me regardait de ses grands yeux vairons. J’avais depuis longtemps remarquée qu’il voyait mal. Son œil gauche, dont la pupille était grise, avait l’iris mal dessiné, tout comme s’il s’agissait d’une sorte de flou. Je m’étais même demandé s’il n’était pas à moitié aveugle. Il se repérait à l’odorat. L’odeur du sang le stimulait, d’autant plus maintenant, qu’il était Vampire. Une autre chose avait donc foiré dans sa transformation, cette dernière ne l’avait pas entièrement réparé.
Je me rappelais ma jumelle, cette scientifique si brillante, et me remémorait un instant ce qu’elle m’avait dit sur l’aléatoire des transformations. Après tout, cet Inu avait du sang de Lycan. Peut-être celui-ci avait interféré avec sa transformation en Vampire… Pff, n’importe quoï ! Moi aussi, j’ai du sang de Lycan. Maman l’est à moitié. Puis elle est Hybride, aussi, et Vampire depuis que mon paternel l’a transformée. Bref, dans la famille, nous trois, moi, Izzy et Raito, sommes les bâtards de plusieurs espèces, et nous le valons très très bien. Après tout, faut assumer.
Qu’est-ce que je raconte, moi, je vais foutre le feu à la baraque si je ne surveille pas le grille.


- Bon, c’est prêt. Dis-je sur un ton décidé, bougeant mes fesses de contre la poutrelle. Je tirais rapidement la main de l’Inu vers moi, ses chaînes firent un joli son de clochette. Il eut un geste de recul, tentant de retirer sa main, mais bon, c’était qu’un réflexe et il se tint vite sage. J’approchais sa main du gril et il commença à se débattre. Les Vampires n’aiment pas le feu. Non, vraiment pas. Je posais sa main sur le gril brûlant, dont les petites barres alignées, là normalement pour les saucisses, avaient étés chauffées au point de changer de couleur. Il hurla, tant et si bien que je crus que j’allais me faire incendier par tout le voisinage –A défaut de sa main que j’incendiais déjà très très bien. Son cri était rauque et durant bien quelques secondes. Peut-être la première fois que j’entendais sa voix aussi longtemps. Je le lâchais, il tomba en arrière. Le collier étrangleur qui ne l’avait pas quitté depuis tout ce temps s’était resserré lorsque je l’avais emmené au gril, mais cela ne lui faisait plus rien. Il avait compris de lui-même que les Vampires n’ont pas besoin de respirer et ne le font que par habitude. Il me lança un regard noir, chose que je pris comme un défi. Quitte à y passer la nuitée, il finira bien par articuler un son. On va commencer par le mot « Maîtresse ». Rien de réellement sadique, il faudra juste que tu t’y habitues. Je faisais cela froidement et consciencieusement car cela faisait longtemps que je n’avais pas jouée dans la cour des méchants. Le fouet, les coups de pied dans le ventre… Ça m’arrivait souvent d’en donner. Mais cela faisait quinze plombes que je n’avais plus plaquées le visage d’un Vampire contre un fer chauffé à blanc. A la fin de la nuitée, il était en pleurs. Je m’étais tu, l’observant silencieusement, me demandant s’il était judicieux d’aller plus loin. Ces derniers temps, j’avais été d’une gentillesse aberrante et cela s’était même retournée contre moi. Celui que j’avais en face de moi n’était qu’un jouet, et si je tentais de le modeler à ma guise, ce n’était pas pour autant qu’il ne tentera pas de me tuer dès que j’aurais le dos tourné ! Bref, il était temps de me défouler réellement. Le grenier fourmillait de nombreux outils et de nombreuses armes. Il me suffisait d’en trouver une~ Je m’arrêtais un instant sur une épée. Elle m’avait appartenu étant petite, et l’un de mes frangins avait trouvé cela amusant de la garder. Je me retournais vers la petite cible, souriant maladroitement. J’essayais de me rappeler du moi petite, jouant on ne peut plus innocemment à découper des membres. Et le rôle revint. Je te tranche quoï en premier ? Sifflais-je alors que mon sourire s’accentuait. Je me jetais alors sur lui, fondant sur ma cible comme s’il s’était agi de ma proie –c’était ma proie, et la plaqua contre le sol. Je passais la lame sur sa gorge, en caressant doucement la peau-la découpant quand même un peu, puis plantait mon arme dans son épaule. Nouveau cri perçant. De vieux réflexes refirent surface et je me rappelais qu’une fois la lame enfoncée dans un endroit comme l’épaule, le coude ou le genou, il faut tourner. L’os, brisé en deux, ne tarda pas à s’éloigner de son autre moitié. Sous les hurlements de ma victime, je commençais à arracher la chair et la peau, tirant dessus avec la partie non tranchante de la lame. Un membre découpé se recolle rapidement chez un Vampire, mais cela n’empêche pas la douleur d’être atroce.

- Maîtresse ! Je me figeais dans mon geste, regardant, presque surprise ou déçu le petit être sous mes pieds. Plus qu’un plaquage, pour le maintenir à terre, je lui avais écrasé la cage thoracique de mes bottes. Maîtresse ! Maîtresse-maîtresse-maîtresse !! Scandait-il jusqu’à ce qu’il eut le souffle court. Ses yeux plus qu'ouverts reflétaient de la terreur à l'état brute. Tout son corps perlait de sueur sanglante et sa respiration s'était faite extrêmement rapide. Il tremblait. Je lâchais l’épée qui tomba à terre. J’avais les mains qui tremblaient moi aussi, notamment à cause de l’adrénaline qui était redescendue si vite. Quelque part, je lui en voulais, car il avait cédé au moment où je m’étais enfin sentie bien dans mon rôle, alors que lorsque j’hésitais à lui faire du mal, il n’avait fait que m’inciter à lui en faire plus. Bref, je m’étais éloignée de mon but principal, de toute manière.
Descendant de mon marchepied, je ramassais l’épée et la balançais au loin, dans les cartons. Il s’était remis à pleurer et s'étouffais dans ses sanglots. Du pied, je rapprochais l’épaule du reste du corps. La cicatrisation se faisait mal et des grosses boursouflures apparaissaient sous la peau. Il n’avait plus les ressources nécessaires pour guérir.

- Bien… Bien, c’est très bien. Dis-je, me ressaisissant rapidement. C’est un premier pas, je suppose. Je vais te chercher à boire, tu dois être plus que mort de soif. Ensuite, si tu te tiens tranquille, il faudrait te doucher. Tu es vraiment plein de sang.

Il n’eut pas vraiment de réaction. Ses sanglots étaient calmés mais ses larmes continuaient de couler, rougeâtres comme celles de n’importe quel Vampire. Il ne se rendait pas compte à quel point il était adorable à ce moment-là. J’eus pitié. Sa lèvre inférieure bougeait en continu, agitée par un nerf quelconque.
Je quittais la pièce, je ne marchais pas droit. Je quittais la maison aussi et partis chercher la première victime venue. Une jeune humaine, peut-être son âge, peut-être un peu moins. Elle faisait le tapin dans la rue d’à côté. Je la ramenais chez moi sans vraiment lui demander mon avis, juste en la traînant par les cheveux. Escaliers montés quatre à quatre, je me retrouve devant le petit monstre. Je jette la fille à ses pieds.


-Bon appétit.
Il hésita un instant, cherchant plus mon approbation qu’éprit de regrets pour la fille. Des victimes, il en avait fait des tonnes, et ce n’est pas une de plus qui le remuera. De la cage d’escalier, j’observais le spectacle. Là-dessus, rien n’avait changé. Il s’était jeté sur la fille et l’avait mordu très fortement à la trachée. Si sèchement qu’il lui avait décollé la tête du corps. Il avait ensuite collé sa bouche contre le buste décapité et avait sucé autant de sang qu’il le pouvait. Il avait une façon de manger… Sale. Mais ce n’était pas le principal.

- Hé… Hé… Tu bois encore une gorgée et c’est retour sur le gril ! Le sang des morts c’est mortel ! mor-tel ! Quand la Faucheuse passe, si elle te surprend à bouffer sa cible, elle t’emmène avec elle.
- Compris.


Nouveau mot. Il l’avait murmuré d’un air grognon, mais franc, bien écœuré de devoir déjà quitter sa cible. Quel gâchis… Si seulement il avait été un peu plus doux dans sa tuerie, elle aurait vécu assez longtemps pour qu’il puisse être rassasié. Mais son épaule finit de cicatriser, et c’était ce qui était recherché.
Le coup du bain fût un peu plus compliqué. Je continuais de lui parler lorsqu’il le fallait, en faisant attention à ne pas blablater, ce qu’il aurait pu prendre comme un signe de faiblesse, j’aurais baissé ma garde. Il répondait peu, voir pas du tout et se cantonnait aux mots qu’il m’avait servi. Je voyais bien que je m’étais radoucie trop tôt, et qu’il donnait l’impression de revenir sur ses pas. Je l’avertis plusieurs fois que j’allais lui en demander de plus en plus et que…


- Il va falloir que tu fasses un choix. Tu peux vivre et obéir, ou me tenir tête et mourir. J’haussais les épaules. Perso’, ça ne me touchera pas beaucoup. C’est vraiment par pur gentillesse que je t’explique cela.

Il ne répondit pas. L’eau chaude coulait doucement dans l’immense baignoire qu’était la nôtre. J’aurais bien sûr pu y rentrer avec lui, mais je prenais un malin plaisir à rester à l’extérieur pour pouvoir mieux le rattraper si jamais il tentait une fugue. Son entrée dans l’eau, d’ailleurs, ne fût pas un grand succès. Il se débattit beaucoup et hurla même. Je lui plongeais la tête sous l’eau, puis, par la suite, il se tint tranquille. Trop effrayé d’avoir à subir une noyade. Le shampoing fût long à faire, notamment à cause de la surprenante longueur de ses cheveux. Je me demandais longtemps comment il avait fait pour les garder aussi longs, les maîtres s’empressant de raser ceux des garçons. L’aube venue, je l’amenais dans ma chambre. Là s’y trouvais un grand lit double que je n’utilisais jamais, sinon pour des relations un peu violentes, quand je m’ennuyais dans le bled.

- Ce matin, je t’offre un avant-gout d’une version où tu obéiras. Tu dormiras dans le lit… Seul. Tu auras la chambre toute entière, et personne pour te déranger. Je te laisserais dormir jusqu’à ton réveil. Ensuite, dépendant de ton comportement, cela pourrait bien être ta tête que je déboiterais de ton corps.

Drôle de façon de lui dire bonne nuit, mais la découverte du lit lui fit vite oublier tout cela. Visiblement, c’était quelque chose qu’il n’avait jamais étrenné et qui lui plaisait. Je fermais la porte à double-tour. Il n’y avait pas de fenêtre dans ma chambre, pour éviter qu’un crétin suicidaire n’ouvre les volets pendant que j’y dors. Aussi ne craignais-je pas une fugue. La seule chose qui pourrait m’inquièter serait de l’oublier totalement et de le laisser enfermer jusqu’à épuisement. Mais au pire, il était Vampirisé. Aussi tiendrait-il bien un siècle d’attente. Je n’avais plus de soucis à me faire.

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MessageSujet: Re: Dressage³ [X]   Mer 1 Mai - 2:56

Allongé, perdu, totalement noyé parmi les doux remous d’un matelas remplit de duvet d’oie, la chose à moitié Vampire ne se lassa pas de se retourner. Il essayait toutes les positions possibles, jouait avec les plumes et mâchouillait l’oreiller. Lorsque l’aube se leva pour de bon, il sentit le sommeil le gagner mais lutta longtemps contre. Il avait peur que des cauchemars viennent le saisir ou que, pire, il se réveille à nouveau attaché dans cette pièce froide. Il pouvait sans conteste dire que ce lit était la meilleure chose qui lui était arrivé depuis des années ! Un instant, émettant une légère grimace dans sa période de sommeil léger, il repensa à la Lycante qu’il avait tenté de croquer. Elle l’avait poursuivi longtemps, mais il courait plus vite qu’elle. Surtout à deux pattes ! Il la haïssait presque autant qu’il détestait cette Vampire-là. Mais bon, ce lit, c’était quand même magique !
Il aurait aimé pouvoir s’enfuir, mais ce n’était pas possible. Il aurait certainement aimé être ailleurs, mais où ? Tout ce qu’il connaissait était peuplé par ce ramassis d’idiot brutaux. Rien ne l’intéressait ici-bas sinon le plaisir que procurait la chair fraîche… Ou désormais le sang. Il avait eu beaucoup de mal à changer ses gouts mais s’était maintenant habituer au plaisir que cela procure de se désaltérer à une gorge tranchée. Il eut mal à l’épaule et cela le réveilla presque. Cependant, il la sentit rapidement faire des sortes de bulles et puis, plus de douleurs.
Son sommeil était trouble et agité. Il n’aimait pas dormir, car ses rêves étaient souvent proches de la réalité. Aussi n’aimait-il ni l’un ni l’autre, mais, il ne savait pourquoï, il ne pouvait s’empêcher de s’accrocher à la vie comme un parasite. Il frissonna dans la réalité lorsque le souvenir de son épaule meurtrie lui revint en mémoire. Et la chaleur impie de ce métal bouillant contre sa joue…
D’autres souvenirs, plus disparates, comme des fantômes, passèrent devant ses yeux. Instinctivement, il s’agrippa de toutes ses forces à l’oreiller et le serra au point de le transpercer de ses doigts. Il ne mesurait pas encore sa force.
Il ne pouvait rien faire sinon se sentir piégé. Obéir, ce n’était pas pour lui. Cela ne l’avait jamais été. Les gens n’étaient que des horreurs sans cervelle qui jetaient les siens dès qu’ils n’en voulaient plus. Et encore, c’était s’ils avaient de la chance. Combien de fois avait-on essayé de se débarrasser de lui ? A perte, évidemment. Ils étaient tous morts en essayant. Il avait appris à se battre seul, à se nourrir seul et à survivre seul. Ce n’était pas pour qu’une Vampire débarquée dont ne sais où le force à lécher ses chaussures !
Le fait de devoir obéir l’avait profondément marqué. Il savait bien qu’il n’oublierait jamais ce cuisant échec. Ce jour où il n’avait eu d’autre choix que de « parler » cette langue haït juste pour éviter de souffrir encore plus. Il se promit de devenir plus fort. Il fallait être toujours plus fort si on voulait survivre.
Quand à cette Vampire, il la haïssait, c’était certains. Mais elle l’avait surprise plus d’une fois. Pourquoï s’évertuait-elle à lui sauver la vie juste après avoir essayé de le tuer ? Une seule réponse possible ; elle jouait avec lui. C’était pourtant la seconde personne au monde qui tentait de lui sauver la vie.
Pour le moment, elle le surveillait de près. Et elle ne lui permettrait pas de s’enfuir. Mais il faudra bien qu’un jour elle lui tourne le dos. …Avant qu’elle se lasse et décide d’elle-même de le tuer.
Sa journée fut agitée. Il dormait mal, se retournait, gémissait et pleurait. Sa chair conservait les souvenirs des blessures de la veille. Il avait un mal… De chien. Chacune d’entre elles, bien que disparues, semblaient pourtant toujours être là, et restait vives dans sa mémoire. Il n’arrivait pas à oublier tout le mal qu’elle venait de lui faire et se promettait de nombreuses fois de se venger.
Il se réveilla en sursaut et recula vivement jusqu’au fond du lit. Au point de tomber dans l’interstice de celui-ci. Remontant dessus, il s’étonna du fait que la Vampire n’était pas encore là. Il l’attendit un peu, profitant une toute dernière fois du lit… Mais on ne l’achèterait pas ! Le confort qu’étais cet endroit où dormir, cela ne valait pas le fait d’être libre. La Vampire était idiote si elle comptait le faire fléchir là-dessus… Il eut soudain faim. Il lui fallait… Du sang ! Il se surprit alors à attendre le retour de la Vampire, espérant qu’il y trouverait une occasion de boire. Mais il se reprit vite en se disant qu’il ne faudrait rien attendre d’un tel être. S’il avait soif, il devrait se servir par soi-même. …Mais mordre la Vampire ? Il n’osait imaginer les représailles. Et il n’avait jamais vu personne d’autre dans cette maison, hormis la Lycante qui en était définitivement partie. –Cela faisait des lustres qu’il n’avait senti son odeur. Il savait aussi que si il sortait, les maîtres en uniforme vert, ceux qui s’appellent « La Milice », le rattraperaient et tenteraient à nouveau de le griller au soleil. …Et se retrouver de nouveau face à cette fournaise ne l’intéressait pas le moins du monde. Il fallait qu’il trouve autre chose…
Soudain, la porte s’ouvrit. L’Hybride se pinça les lèvres et se tint debout, droit, devant le lit. S’il ne comptait pas collaborer avec cette Vampire, du moins allait-il lui prouver qu’il valait mieux qu’elle… Et qu’il était plus intelligent aussi. Il saura la manipuler.


- Maîtresse… Murmura donc le semi Vampire.
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MessageSujet: Re: Dressage³ [X]   Mer 1 Mai - 3:17

Je dois avouer que sa réaction dès le réveil me surprit. Je me demandais un instant si je ne l'avais pas réveillé en sursaut et prit au dépourvu, mais j'avais pourtant attendu assez longtemps pour être sûre qu'il allait être réveillé. Je regardais donc la petite chose, et il me regardait, pensant certaine que j'étais une chose moi-aussi. Je venais de saisir que ce qui nous empêchait de nous comprendre désormais, c'était le fossé des espèces.
Je m'approchais de lui et m'asseyais sur le lit, lui ordonnant silencieusement de faire de même. Je le regardais longtemps, le détaillant du mieux que je pouvais. Malgré son air hors du commun, je ne pouvais m'empêcher de lui trouver un physique tellement banale que je l'oubliais dès la seconde où je ne le voyais plus. Je passais ma main dans ses cheveux, me disant qu'il n'avait pas l'air décidé à mordre.


- Il est grand temps que l'on ait une discussion, tu ne crois pas ? Je ne le pensais pas décidé à parler, mais il fallait que je lui explique certaines choses. Je vais te parler de deux ou trois trucs. Enregistre-les, oublie-les, fais-en ce que tu veux mais il faut que tu les ais entendus.

Quelques temps encore passèrent à fixer son visage, chaque détails que je pouvais mémoriser, absorber, faire mien. Le petit être frêle, en face de moi, devait avoir quoï... La quinzaine tout au plus, ce qui paraissait extraordinairement jeune pour une vieille Vampire comme moi. Son corps semblait mature dû à sa transformation, et je savais pertinemment qu'il n'allait plus grandir désormais.


- Lors de ta transformation en Vampire, ton corps est mort. Tu as du le comprendre d'une manière ou d'une autre. Tu sais désormais que tu as besoin de sang pour survivre et que l'ingestion de n'importe quoï d'autre te fait vomir. Le soleil t'es fatal, tout comme il l'est à moi aussi. Tu fais parti de mon espèce, désormais. Je passais ma main dans ses cheveux de manière à en écarter les mèches de son visage. Mais cela ne signifie pas que tu es libre. Tu vas avoir beaucoup de mal à t'en sortir, et seul cela te sera impossible. Tu ne tiendras pas cinq minutes sans t'y faire tuer. Quoïque tu en penses, si tu veux survivre, tu vas être coincé ici avec moi. Dans un sens, je serais là pour te protéger. Mais dans un autre, tu as bien compris que je ne vais pas te rendre la vie douce. Mais si tu es sage, je te promets que ce qui s'est passé cette semaine ne sera plus qu'un mauvais souvenir. J'ai fait cela pour t’amener à m'écouter, ce que tu fais pour l'instant. Mais à dire vrai, ton regard te trahit totalement et tu me donnes clairement l'impression d'agir contre ton gré. Ce qui est normal aussi. Si tu continues sur le chemin que je t'ai tracé, il te sera de plus en plus facile d'agir de cette façon avec moi. A travers les siècles, j'ai eu de nombreux novices et aucuns d'eux ne s'est vraiment donné à se plaindre. Tu es intelligent et manipulateur. Je pense que tu pourras très bien continuer à simuler ta part du marché jusqu'à ce que tu en ais marre. Pour ce qui est du reste, ne t'inquiète pas, je te donnerais de nombreuses occasions de te défouler. Tuer devient une drogue lorsqu'on arrive à son énième meurtre, n'est-ce pas ? Ouaw, quel long monologue ! Il me restait à espérer qu'il m'ait comprise. Perso', je ne savais franchement pas. Il comprenait bien le langage, oui, mais à quel point ? Et puis, pourquoï je lui disais cela, c'était bien trop tôt... Je ne me tenais pas au schéma prévu et j'avais peur de tout gâcher. Mais au fond, j’espérais quand même une petite réponse. Je secouais un instant la tête. Aujourd'hui, c'est jour de repos. Je te laisse dans la chambre, je t'emmènerais ton repas de minuit et ton dîner. Puis après demain, on verra si tu es capable de te tenir bien... A l'extérieur.

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