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 Dressage# [X]

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Zune De Laudreuil
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partie moisir dans un coin

Feuille de Personnage
Race: Vampire
Pouvoir: Télékinésie
Look Actuel:

MessageSujet: Dressage# [X]   Lun 29 Avr - 13:28

-Couché, sale bête !

N’importe qui a une histoire à raconter.. Je suppose. Lui aussi semblait en avoir une. Par le sang coule les souvenirs… Si on y reste ouvert. Viennent les années et cette faculté à voir le vécu des êtres en les buvant s’accru… Ou s’efface. Pour ma part, j’étais devenue capable d’y prêter attention uniquement lorsque je le souhaitais. Ce qui était plutôt utile. Dans les situations d’urgence il est rare d’avoir envie de s’embarrasser de quelconques flashbacks.

J’avais récupérée l’Inu aux yeux vairons bien plus loin dans les rues, dès le lendemain matin. Il avait réussi à faire une bonne dizaine de victimes… Chez ses congénères. Il faut dire que ceux de notre espèce ne sont pas assez idiots pour se laisser avoir par un autre Vampire. Mais je devais avouer qu’il était plutôt coriace dans le genre. Je me rappelais en souriant le regard paniqué de Raracha. Allons… C’est juste une expérience ! ♥
L’attraper n’avait eu rien de difficile. Je lui avais brisé la nuque. Le temps que celle-ci se régénère, il avait fait dodo. Il s’était réveillé enchaîné comme un sapin de noël l’est de guirlande, puissamment attaché à un mur. Pour l’empêcher de mordre, j’avais glissé entre ses crocs un bâillon fait d’une barre de métal dans laquelle étaient plantée de nombreuses aiguilles. C’était plus ces aiguilles qu’autre chose qui tenait le bâillon en place, l’empêchant de fermer les crocs sous peine de déclencher un déluge de sang provenant de son palais.
Je ne peux pas franchement dire que je faisais preuve de pitié. Je savais bien à quoï j’avais à faire et n’était pas idiote au point de le laisser courir libre dans la nature- quitte à le laisser se faire tuer voir à me faire tuer dès que je tournerais le dos. Comme tout toutou, il fallait le dresser. Et le dressage promettait d’être un tantinet amusant.

Mon premier boulot avait été pour moi-même, j’avais dû boire énormément de manière à pouvoir gérer cette histoire. La veille, j’avais perdu une très grosse quantité de sang. Une fois en pleine forme, j’avais sorti une grosse barre de ferraille et j’avais frappé le nouveau vampire jusqu’à ce que chacun de ses os se retrouve broyé. Son sang avait coulé sur le sol, j’avais frappée tellement fort que la peau avait volée en éclats à certains endroits. J’avais aussi dû briser plusieurs chaînes et celles qui tenaient toujours étaient fermement incrustées dans sa peau. Enfin, il se tenait sage. Sur le sol, paralysé jusqu’à régénération, il gémissait.
Dès qu’il sera guérit, ce qui ne saurait tarder, je le frapperais à nouveau. Une nuit, deux nuits, peut-être une vingtaine. Tant qu’il ne se tiendra pas tranquille, en réalité. Tant qu’il n’obéira pas. J’avais déjà eu affaire à de nombreux cas comme ce dernier –chacun étant finalement assez différent de l’autre, et je n’avais aucune envie de baisser ma garde. Cela allait être très, très dur pour lui, mais au fond, je faisais ça dans son intérêt. Si je l’avais laissé là-bas, il serait mille fois mort, abattu ou peut-être battu jusqu’à ce qu’il ne reste plus de lui que de la bouillie rougeâtre. Ici, au moins, il pouvait se régénérer.
Ainsi donc, j’agissais sans sentiments, bien que le travail m’amuse légèrement, il demandait plus de sérieux et de méthode qu’autre chose. J’avais l’impression de ressembler à Izzy, mais me rassurait en me disant que cela n’était que pour un temps.
Sa régénération était rapide, mon sang, qui coulait dans ses veines, lui offrait bien plus de pouvoir qu’aurait pu lui offrir un petit Vampire ordinaire. Ne descendais-je pas d’un Vampire Originel ? Hé !
Je frappais à nouveau, au point d’en avoir mal aux bras. Bien qu’il se débatte d’abord, tentant même de mordre au point de s’enfoncer le bâillon épineux à l’intérieur de la gorge, il n’émit bientôt plus un son sous la dureté des coups. Son crâne avait peut-être même été fendu en deux.
J’entendais le bruit de ses os se reconstituer. C’était le moment choisit pour voir d’où venait ce petit gars. Me penchant vers lui, au point de me retrouver un genou dans le sang, j’attrapais son épaule et la tirait violemment à moi. L’os était brisé, mais cela ne m’empêcha pas de croquer dedans. Le sang surgit vite, il avait une hémorragie interne et celui-ci se baladait à sa guise dans son corps, avant qu’il ne finisse par être réabsorbé par ses veines vampiriques.

Je fermais les yeux, tentant de me concentrer. Cela faisait longtemps que je ne m’intéressais plus à l’histoire de mes victimes aussi les visions étaient-elles dur à venir. Finalement, dans le noir de mes paupières, la lumière se fit.


FlashBack a écrit:
C’était une chambre, ou du moins ça y ressemblait. Les murs rembourrés façon mousse ne me rappelaient que trop un hôpital psychiatrique. Une jeune femme était là, roulée en boule, serrant contre elle… Oh, c’est mignon, un petit chiot !
C’était la bestiole en question. J’étudiais plus amplement la jeune femme pendant que la scène s’éternisait. A ses manières rustres et à l’idée qu’elle dégageait, j’aurais pû parier qu’il s’agissait d’une Lycante. J’entendis des voix derrière elle.


-Quelle horreur ! Il faut s’en débarrasser !
-C’est une honte pour sa famille. D’abord ce viol, et puis… Ça.


La caméra se retourna pour laisser voir du personnel. Ces deux personnes en blouse blanche s’approchèrent et arrachèrent l’enfant, sans que la mère ne dise mot. Le bébé, pas plus grand finalement qu’une main, se débattit tout de même sauvagement.

-Il m’a mordu !! Saloperie !!
Hurla le garçon en balançant la petite chose sur le sol.
-Tu plaisantes ?! Il n’a pas encore de dents ! Se moqua l’infirmière.

La scène devint noire, je supposai que mon jouet était en train de lâcher prise. Je mordis ailleurs et chercha avidement autre chose. Pour l’instant, j’avais vu que dalle.


-Ce monstre ! Comment fait-il pour survivre sans nourriture ?! Cela fait des années que nous ne l’avons pas nourrit et qu’il n’est pas sorti d’ici !
-Il doit surement voler en douce… Ou alors… Quelqu’un l’aide !
-…C’est impossible, tout le monde ici cherche à s’en débarrasser.


L’Inu tenait sur ses deux pattes. Il était encore jeune mais son corps s’était déjà dessiné. Il marchait silencieusement, la tête baissée et le regard sombre. Étrangement, personne n’avait songé à l’habiller, ce qui était plutôt un manque d'hygiène pour qui se voulait asile de fou bien entretenu.
L’un des infirmiers lui lança un vase en pleine tête. Il tomba sur le sol et se releva péniblement.

-MONSTRE !! Hurla le Vampire, ce que je trouvais comique.

Nouveau passage au sombre, un bruit de balai qu’on passe… D’ébats… Puis un cri, violent.
Un cadavre venait de tomber sur une pile d’autres cadavres. Le p’tit cannibale venait de me montrer comment il avait fait pour survivre sans aide pendant tout ce temps.

La scène se figea définitivement. J’eus à peine le temps d’en être surprise que, dans la réalité, je me pris un violent coup de griffe dans la gorge.
Quittant donc les flashbacks, je portais une main à ma gorge et un coup de poing dans la face du jouet.


-Évite ! Ça me fait mal ! Dis-je sévèrement. …Oui, bon, c’est hypocrite, je l’avoue. Il avait recommencé à se débattre. C’était l’heure d’une nouvelle série de coups. Je suppose que je changerais d’arme un de ces quatre. J’allais m’ennuyer à toujours taper avec cette barre de ferraille. …Une masse fera très bien l’affaire. L’important est juste de l’écraser jusqu’à ce qu’il ne cherche plus à attaquer.

Des heures avaient passées depuis que j’avais commencé le boulot, et l’aube allait bien finir par poindre d’ici deux heures. Aussi ne m’attendais-je pas à entendre un coup de sonnette en provenance de la porte d’entrée. Je me dépêchais de descendre, laissant là mon semi-cadavre. Derrière la porte se tenait la jeune Lycante de la dernière fois, la vendeuse de l’Inu. Elle me tendit la main.

-Elvira O’Uri. Je viens par rapport à la bestiole que je vous ais… Offerte pour votre quatre heure ?

Sans vraiment me demander la permission, la dadame entra, me poussant même de l’entrée, et fila droit vers le grenier, reniflant sans le dissimuler l’odeur du sang qui parcourait la maison. Je ne pus m’empêcher de remarquer que des narines qui tremblent, chez une femme, c’est vachement laid.
Elle monta les étages et déboucha sans plus de préavis sur la masse de sang et de chaînes. Elle resta coite un moment, stupéfaite peut-être, puis soupira.


-J’ai entendue parler de cette transformation par un de mes fidèles clients… Ce n’était pas ce qui était prévu.
-J’aime bien ne pas m’adonner au plan.
Dis-je dans un immense sourire, prête à virer l’intruse d’un coup de pied au cul.

Elle s’adossa à une des poutres du grenier puis fixa longuement la bébête. La voir ainsi lui avait retiré toute parole… Du moins à ce qui semblait. Pour mon plus grand désespoir, elle ouvrit à nouveau la bouche.
-Tuez-le. Je vais avoir de gros ennuis si cela se sait !
-Eh bah tant pis pour vous. C’est gentil d’avoir sauvé mes doigts l’autre coup, mais j’ai pas l’intention de me laisser chourraver mon jouet comme ça. Pis obéir c’est pas dans mes habitudes.
-La Milice le recherche !
-Sérieux ? Bah tant pis pour lui. S’il se fait chopper il sera dans la merde c’est tout.
-…Vous êtes idiote ou vous le faites exprès ?!

Là, elle commençait à s’énerver. Moi aussi. Je m’élançais sur elle et avait qu’elle ait eu le temps de répliquer quoïque ce soit, je l’avais déjà trainée au salon et l’avait jeté sur un canapé.

-Bon… Eh bien si vous m’expliquez tout cela en détail ?
Le regard noir qu’elle me lança alors était digne des plus grands films d’épouvante. Je me retins méchamment de rire. Elle finit par se lâcher.

-Je l’ai récupéré lors de son exécution. Il devait être pendu après avoir été lapidé par la foule. Il m’avait fait de la peine. Vous avez bien vu comme il sait se faire passer pour pauvre et innocent… J’ai cru qu’il l’était, j’me suis transformée, ais sautée sur l’estrade et l’ait emmené loin d’ici. Il m’a fallu pas moins de dix minutes pour me rendre compte que j’avais fait une énorme erreur. Dès qu’il a essayé de me bouffer.

Elle devait avoir quoï ? La centaine ? C’était une petite Lycante de pacotille, mais je l’aimais bien car c’était une chieuse. Puis elle était canon. Gros seins, cheveux brun frisés, tombant en cascade sur ses larges épaules. Elle était habillée style western et s’était même permise de foutre ses bottes crasseuse sur ma table basse.

-Vous avez entendu le motif de son exécution ?
-Meurtre et cannibalisme… Sur des Maîtres. Une cinquantaine de meurtres. Un de mes amis est Vampire, il lui a offert assez de sang pour le guérir de ses blessures. Quand je l’ai récupéré, il était bien plus mal au point que maintenant.

-Une cinquantaine de meurtres et vous avez quand même « sauté » sur l’occasion ? J’avoue que c’est totalement crétin. Lui lançais-je avec assurance. Elle s’empourpra.
-C’est bon !! Je vous dis que je ne croyais pas à sa culpabilité ! C’était totalement surréel qu’un simple chien tue autant de Maîtres !
-…Sauf s’il les choppe par surprise. Pendant qu’ils le violaient ? Mon Dieu, c’est vicieux ! Je l’adore ce chien !

Pendant que nous discutions, j’écoutais d’une oreille distraite le bruit des chaînes en haut… Des bruits de chaînes qui se cassent. Puis des bruits de pas. La bestiole, encore à moitié enchaînée mais totalement détachée s’arrêta devant nous. Je lui souris, il se jeta sur la Lycante.
Avant qu’elle n’ait eu le temps de réagir, il avait déjà planté ses ongles dans sa trachée et essayait de mordre sans le pouvoir. –Le bâillon tenait toujours en place. Je le fis discrètement lâcher. Il allait bien la tuer, mais Elvira ne l’entendit pas de cette oreille et l’envoya violemment valser contre le mur… Au point de le péter.


-Hé !! Elle est pas qu’à moi, cette maison !!

Il en avait profité pour s’enfuir.
Elvira, soudainement sous forme de Lycante, s’était jetée à sa poursuite.


J’allais m’occuper aux réparations du mur.

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