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 Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)

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Izzy Berger

au laboratoire Cinq Flèches

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MessageSujet: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Sam 17 Oct - 23:03

Combien de temps avions-nous ?

Organiser un mariage, en règle générale, ce n’est pas une mince affaire. Organiser un mariage ayant pour but de faire savoir que deux personnes importantes se marient… Il y a encore plus de travail.
Je ne suis pas du genre à rechigner à la tâche. Au contraire, je préfère me noyer dans les tâches plutôt que d’avoir à affronter mes problèmes. Mais là, il ne nous restait plus rien, plus une minute à gaspiller dans les préparatifs !
Personne n’était prévenu, personne ne savait ! Certains devaient venir d’un autre continent pour assister au mariage ! Comment feraient-ils ? La téléportation n’est pas encore officiellement un moyen de transport de masse !
Soupirant, cherchant, stressant, j’amassais les papiers, les demandes d’union auprès de la mairie et les numéros de téléphone des différents prêtres des environs –hors de question que Maman me marie ! J’aurais assez de MON trac à supporter.
Au fond de mon armoire, je connaissais une robe de vinyl blanche qui fera parfaitement l’affaire. Serrée, elle collait désagréablement à la peau et je ne la portais jamais car… Eh bien, c’était du blanc. Mais je supposais ne pas devoir me marier en noir.

Les faire-part, bien évidemment, furent les premiers rédigés. D’abord de manière manuscrite, jetés dans les enveloppes et collée dans les bras de Myrtille, la jardinière, qui avait pour ordre d’aller immédiatement les poster puis enfin informatique, les mails rédigés à la vitesse de l’éclair, relus seulement trois fois avant d’être envoyés.
Durant ce temps, je n’arrivais pas tout à fait à réaliser : je ne m’en laissais pas le temps. C’était un coup de tête, un coup de folie occasionné par le fait que Teliia, dans sa grande sottise, nous avait offert un délai et que je comptais bien gagner le pari avant la fin des sept jours qui nous étaient impartis… Et la fin du délai, la septième nuit, c’était ce soir. Aka, j’aurais (enfin, nous aurions), perdus au crépuscule si nous n’étions pas mariés.
Je me sentais comme dans une émission de télé-réalité ridicule et la farce ne m’échappait pas. Je ne savais pas vraiment pourquoi je mettais tant d’entrain à cette idée, très certainement car je pensais que l’occasion ne se représenterait plus.

J’allais sur mes trois cent cinquante et un an. Certes, Papa était bien plus vieux lorsqu’il avait épousé Maman, mais je ne pensais pas être de ceux qui sont enfin heureux sur le tard. A vrai dire, j’avais même du mal à croire pouvoir être heureuse une nuit, trappée dans la situation où je me trouvais. Ce cours moment de lucidité dans mes crises de démence ne sera jamais éternel. Pas plus que le bonheur hypothétique qu’une nouvelle union pourrait m’offrir… Voyons les choses en face ! Combien d’amants ais-je eu qui se trouvent encore de ce monde ? Je vais vous le dire : un seul ! Et son unique objectif est de m’envoyer dans l’au-delà ! Les autres, Opal, Jûmon, Shina… Mangent les pissenlits par la racine. M’attacher, c’est condamner la personne. Comme si une malchance légendaire me poursuivait.
Mais un regard en coin en direction du marié à venir me fit me rassurer sur un point : sa mort ne serait pas une grande perte pour ce monde.

Si j’étais sûre de mon choix ? Eh bien non. Mais j’étais obstinée et cela suffit à organiser l’intégralité de la cérémonie. Je savais mes proches capables de se déplacer assez rapidement en cas d’urgence et un peu de retard quant au discours du prêtre ne tuera pas. Après tout, c’était mon second mariage, et personne n’a envie de revoir deux fois un film ennuyeux !
Bien entendu, j’avais invité Teliia et une grande partie de la branche Wolfberg de la famille. Ce n’était pas par bonté de cœur mais bien pour ridiculiser la métisse peu avant sa mort.

Même si j'avais encore un doute sur qui sera ridicule.

Enfilant la robe de vinyle et les gants de dentelles noires, les chaussures à talons gravés, installant le voile grillagée et cherchant la trousse à maquillage, je poussais un soupir nerveux, étant certaine que je réalisais une ânerie.
Mais, finalement, une ânerie dont j'avais terriblement envie.

Et je n'étais pas en état de me refuser une folie !

L'excitation faisait de plus en plus place au stress des premières heures. Tout étant prêt, je passais les derniers coups de fil aux personnes qui se devaient d'y être. Mon affreuse tante, mais surtout mon père, qui se devait absolument d'être là ! Oh et Hakumei et Raito ! (Quelle tête ferait-il en apprenant cela ? Je n'étais pas celle qui agissait par coup de tête, d'habitude!)
Le marié à venir avait été jeté dans une chambre du manoir Berger pendant que je terminais les derniers préparatifs. Raito travaillait, il ne l'avait même jamais rencontré. J'étais... Heureuse, satisfaite, contente ? Craintive ? Dubitative ?
Le mariage était-il pour moucher Teliia ou parce qu'il prétendait m'aimer ? En aurait-il été autrement si j'avais été plus clairvoyante ? Réfléchir me devenait impossible comme souvent lorsqu'il s'agissait d'émotions.
Zune... N'était pas invitée pour une raison évidente. Je pouvais à peine prononcer mentalement son nom et cela me laissait un gout amer en bouche de penser qu'elle était présente à mon premier mariage. Mais qu'importe, tout se passera bien.
Oui.
Puis de toute manière, si ça n'est pas le cas... A quoi ça nous engage ? Juste un mariage. Ce n'est pas comme si nous allions emménager ensemble ou que nous étions capable de procréer !

Qu'importe, pas le temps de penser à cela. J'étais au téléphone avec le traiteur qui devait bien trouver des menus selon les espèces des convives. Quel dommage que Neron ne soit plus à notre service, cela m'aurait épargné bien des soucis ! Les domestiques m'aidaient du mieux possible, même les vigiles avaient étés réquisitionnés... Mais cela était bien trop juste. Plus j'étais stressée, moins les choses avançaient. Mais j'allais m'en sortir ! Je m'en sors toujours !

.........

Tout était en place. Une lourde cape noire, de celles que ma jumelle ne m'avaient pas encore volées, sur le dos pour dissimuler la robe, je laissais à Kenneth les dernières instructions pour se rendre au lieu dit à l'heure prévue et partis de mon côté. Le trajet ne fut pas si long et je payais gracieusement le chauffeur avant de contempler le paysage du temple des cultes. L'endroit était toujours idyllique malgré l'automne approchant. L'avantage du lieu était que la densité de la verdure protégera en très grande partie des rayons du soleil. Pour le reste, un capuchon, une ombrelle et le tour sera joué. Le soleil ne crache pas de rayons lasers non plus.

Alors qu'arrivaient certains Wolfberg de la région, des personnes sans réelles importances mais venues ici par curiosité, je fus prise d'un doute... Et s'il ne venait pas ?
Attendant un peu, assise sur un banc, je regardais le peu d'heures séparant la nuit de l'aube défiler. Autant les vampires étaient ici à l'abri la journée, autant ne pouvaient-ils tout de même décemment pas s'y rendre sous le soleil. Il faudra attendre la lune pour partir. S'il ne venait pas, serais-je coincée avec tout ce monde...?
Mon regard nerveux observa les décorations sobres du lieu. Je n'aimais pas donner dans le fastueux et le décorateur qui s'échinait depuis un petit moment l'avait compris. Il faisait le minimum pour un mariage réunissant autant de grands noms. Mes mains tremblantes cherchèrent un repli de la robe où s'agripper. L'angoisse me quitta au moment où je reconnus un visage familier...

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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Mer 21 Oct - 8:34

Le poison se répandait dans son corps, augmentant les battements effrénés de son cœur, eux-mêmes drainant jusqu’à la moindre parcelle d’énergie. Il ne lui restait que peu de temps, mais il ne fallait pas laisser la panique s’emparer de son être. Elle était seule. Seule contre tous, seule à penser au bien être de la famille.
Lorsque la belle métisse reçue la missive, elle ne sut si elle devait se réjouir de la déchéance de la branche rétive ou s’attrister de la stupidité de cette dernière. Si il n’aurait tenu qu’à elle ; elle ne serait pas venue pour l’unique raison qu’elle avait d’autres choses plus importantes à faire. Pestant, elle se prépara, sachant pertinemment que son absence là-bas signifierait la fin de son influence envers la famille.
Attrapant une tenue classieuse sans pour autant aller dans le découvert de peur de grelotter en public, Teliia réajusta ses cheveux d’un geste vif. Soupirant, elle regarda l’heure. Elle était, par chance, en train d’agir dans l’Heart et pouvait donc bénéficier du luxe d’arriver à l’heure qu’elle décidait. Une demi-heure en retard suffira, elle ne comptait pas y rester longtemps ni soutenir cette cérémonie ridicule. Il lui suffira d’apparaitre puis de partir pour qu’une majorité des convives s’en aillent à leur tour.
Izzy ne la décevait pas, mais uniquement car elle n’avait jamais placé de grands espoirs en la vampiresse depuis que celle-ci était née d’une mère hybride. C’est-à-dire depuis toujours, bien entendu. La future mariée était prédestinée à entacher sans cesse de honte sa famille, et c’est pour cela qu’elle avait évidemment décidé de l’ajouter à sa fameuse liste.
Izzy disparaitra, comme beaucoup de Wolfberger mal éduqués. A vrai dire, l’intégralité de la branche Berger risquera bien de s’éteindre. Elle aurait dû finir le travail lors de la chute de Nekotopia, mais les circonstances en avaient décidés autrement. Maintenant, avant de s’éteindre, elle souhaitait réparer sa faute. Une dernière bonne action avant de s’en aller rejoindre les étoiles…
Voyant plus la situation comme une fatalité que comme une réelle surprise, ce fut la mort dans l’âme que se prépara celle qui avait dépassé les siècles sans jamais fléchir. Une fois prête, elle quitta l’Hôtel Bella Muerte et suivi jusqu’à la limousine le serviteur faisant office de chauffeur.
A l’arrière de celle-ci, elle regarda le paysage défiler, pensive. L’occasion était merveilleuse de se débarrasser de toute la vermine grouillant au sein de sa belle famille. Mais elle n’était pas téméraire ; les affronter tous d’un coup lui serait fatal. De plus, les survivants se tiendraient sur leurs gardes… Si elle voulait renforcer sa famille, elle devait se débarrasser de ses éléments faibles un à un.
La limousine s’arrêta. Prenant une grande inspiration, Teliia s’avança parmi le petit rassemblement familial. Elle reconnut sa fille, Theodora, qui discutait avec son petit fils Cain. Teliia salua le De Laudreuil qu’elle aimait profondément pour s’accorder avec lui sur la haine qui les dévoraient.

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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Mar 27 Oct - 10:34

Une douce paire de mains caressait tendrement mes cheveux hirsutes, les aplatissant tant bien que mal, alors que la mienne tentait péniblement de réussir ce nœud de cravate à la troisième tentative.
Les paupières closes, je tentais de profiter du contacte de mon amie sur mon cuir chevelu, m’apaisant.
Moi qui avais l’habitude de m’habiller de vêtements décontracté et, le plus souvent, assez what the fuckess, j’appréhendais plutôt mal le port du costume. A raison, de toute évidence.
Léhara, derrière moi, semblait plutôt bien vivre le fait d’avoir à se mettre sur son trente et un, abordant une robe aux tons rose pâle, évasée, lui arrivant à hauteur des genoux, son décolleté léger changeant radicalement des tenues qu’elle avait l’habitude de porter pour son travail –quand, encore, elle portait quelque chose sur elle.
Elle m’avait avoué préférer portée une robe blanche saillant mieux à son teint, mais ne pas avoir osé sous peine de prendre la place de la mariée. J’avais souri, amusé autant par ses craintes qu’à l’idée de voir une pute habillée de blanc, soit la couleur symbolisant la pureté.
Parvenant finalement à gagner mon combat solitaire contre le morceau de tissu enserrant désormais mon cou, je me retournais vers mon amie au sourire sempiternellement charmeur et écarta les bras, requérant son avis.

- Tu es parfait, Haku. Une simple chemise blanche, un pantalon de toile noir et une cravate suffisent à transformer l’enfant en homme d’élégance !

Elle me cherchait, je le savais, aussi ne pris-je pas la peine de répondre, me contentant de lui tirer la langue, tel l’enfant que je semblais être à ses yeux.
Admirant une fois de plus sa tenue, de ses cheveux courts, violet très pâle, attachés en arrière à l’aide d’une barrette, à ses escarpins d’un blanc nacré, passant par sa poitrine des plus volumineuse. Elle était belle, nul doute là-dessus, mais elle était surtout dangereuse.
Répondant à son sourire, je lui tendis le bras et, après un dernier coup d’œil sur la montre à mon poignet, quitta la demeure de Léhara pour me rendre à la fête.

Cousine Izzy qui se mariait, qui l’eut cru ? De plus, avec un homme que personne, à ma connaissance, n’avait encore rencontré. A croire que la cousine était plus amusante que je ne le pensais et laisse la tension monter jusqu’au climax final.

Arrivant quelques minutes avant l’heure dite, je distinguais la Cousine, une robe d’un blanc cassé moulant ses formes, attendre les invités d’un air inquiet.
Faisant signe à Léhara de me suivre, je saluais d’un signe de tête les quelques personnes que je croisais et, arrivé à sa hauteur, positionna mon visage à seulement quelques centimètres du sien, un sourire expiègle illuminant mes traits.

- HEYY COUSINE ! Alors, on a le trac ? Souriant toujours, je lui montrais ma cavalière du doigt. Je te présente Léhara, l’invitée dont j’t’avais parlé.

Attendant que mon amie ne se présente, je tapotais doucement l’épaule de la vampire, d’un geste se voulant rassurant, mais avec la finesse d’un hippopotame.
Maintenant, restait plus qu’à attendre les autres. Et découvrir le marié.
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Tapion RaiQuiem
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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Mer 28 Oct - 14:25

[postbg=http://i58.servimg.com/u/f58/18/21/69/91/image910.jpg]

Par où commencer, toute cette histoire sentait le louche. Et j'aime pas sentir le louche. Attendre le dernier moment de la nuit pour nous inviter à un mariage qui en plus à été préparé à l'improviste. Aucune mention du marié sur le faire-part ; Furu qui furibonde à l'idée de ne pas officier la cérémonie.. Et cela ne s'arrête pas là. Mais soit, ce qui est fait est fait. Je ne manquerait pas de prendre avec moi mes "larmes de la déesse" que je délivrerait à qui j'en ressent l'envie ou le besoin. Furu porte déjà la sienne, cela va sans dire. Une fois arrivé sur place, je vois Izzy virer au quatre vents, donnant des instructions ça et là pour tout mettre en ordre. Au moins, elle ne semble pas faire semblant, c'est une bonne nouvelle. Elle ne s'impliquerait pas de la sorte si ce mariage était bidon. Je sens un torrent tumultueux d'émotions ce qui n'est pas sans égayer chez moi une pointe de curiosité sur le futur mari. Je m'approche de très chère l'agrémentant de mon petit présent, la pris dans mes bras une seconde avant de l'embrasser sur le front pour disparaître à nouveau. Je fouinais gentiment dans les parages sans faire me faire remarquer, auscultant chaque visage, examinant chaque geste et traquant chaque pensées ou intention néfaste que quiconque pourrait avoir. Il est encore trop tôt pour le coupable se montre, mais a-t-il probablement des complices déjà sur place, prenant du bon temps à discuter avec les convives, à savourer les hors d'oeuvre devenant par la même totalement transparent à mon analyse. Sa félonie n'apparaîtra qu'au dernier moment à mon grand dam. Je ne sais ni quoi, ni par mais j'ai l'intime conviction qu'il va se passer quelque chose. Pour avoir des visions nets et précises, il me faudrait que je me les mettent tous sous la dent. Ce que je pourrais faire le plus aisément du monde sans qu'aucun d'eux ne s'en rendent compte. Ce n'est pas l'envie qui me manque, vraiment. J'ai les gants moites et les articulations qui craquent comme un jour de pluie avant un orage. Mais Izzy m'en voudrait surement beaucoup, je serais peut-être contraint de la tuer après ça, ce qui serait tout bonnement ridicule. Je vais devoir réprimer mes pulsions paranoïaques pour le bien de tous ceux que j'aime autant que pour moi-même.. Du moins juste assez pour ne pas tuer sans raisons véridiquement avérées. Après tout, on dit bien 'confessio est regina probatio' et j'adore jouer les détracteurs.


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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Mer 28 Oct - 15:22

Refermant son livre, Cain tourna le visage vers ce petit engin inusé sur la table de chevet, qui faisait aujourd’hui un très certain bruit. Portait la main à l’objet, il en ouvrit le clapet et consulta le message. Izzy se mariait, disait-il, mais qui était Izzy ?
Lui qui n’était pas proche de sa famille découvrait à quel point il s’en fichait désormais. Mais la promesse d’une distraction le titillait. Il hésita un instant puis se leva de son fauteuil et empocha le téléphone avant de quitter la pièce. Allant dans une autre salle, il se changea promptement, quittant un peignoir dont le bas était sanglant dû à la mare de sang s’étant étalée sur le sol de la pièce. L’égorgé, encore en vie, y émettait de temps à autre des râles de gargouillis qui avaient finis par le lasser.
Habillé, enfin, et présentable de surcroit, il n’hésita pas à se contempler dans le miroir. Du haut de son jeune âge, Cain restait respectable. Il se dégageait de lui une aura froide et terrible qui glaçait immanquablement les personnes influençables. Il était droit, sûr de lui et présentable… Son regard sévère jurant avec la candeur de ses traits, la haine agitant dans un tic sa lèvre inférieure si différente de l’incertitude faisant discrètement frémir ses poings.
D’un claquement de doigt, il précipita un des nombreux esclaves terrorisés de sa demeure vers la voiture ayant pour mission de les diriger vers le lieu de l’action. L’être, craintif et pitoyable comme la plupart de ses acquisitions, démarra sans attendre, Cain à peine installé à l’arrière. Le garçon en fut un moment étonné, s’apprêtant à réprimer l’être imbécile, il n’eut pas tout à fait le temps de comprendre qu’il dirigeait volontairement la voiture, poussée à pleine puissance, dans un mur.
Le choc fut violent, l’esclave mourut, heureusement pour lui, sur le coup et Cain… Cain en fut quelque peu sonné. Mal et blessé, il comprit sa tenue gorgée de sang et soupira. Eh bien tant pis, il semblerait que ce fut son destin d’être touché par cette couleur sublime. Sortant des décombres, il attrapa une de ses longues vestes noires qui se trouvaient dans le coffre défoncé et l’enfila pour cacher les tâches. Il entreprit d’avancer à pieds, n’étant de toute manière pas si loin du lieu, ses os brisés se ressoudant en chemin dans d’infernaux craquements.
Ce n’était ni la première, ni la dernière fois qu’un esclave tentera d’emporter le fier Maître avec lui dans la tombe. Quelle stupidité… Cain sourit. Il était d’autant plus satisfait à chaque fois qu’il s’en tirait en vie. Et cruel, aussi.
Arracher chairs et entrailles était plaisant. C’était une vieille rouquine qui le lui avait appris. Il avait décidé une nuit où il se sentait seul et vulnérable de devenir son élève dans ce chemin pavé d’entrailles. Cela avait fini par devenir sa philosophie de vie ; il ne vivait que pour le plaisir d’infliger la douleur. Cela lui permettait d’oublier un instant les horribles images de son passé.
Lorsqu’il eut rejoint la foule qu’il reconnut vaguement, il était comme neuf… Ou presque. De loin, il aperçut Théodora Wolfberg, sa mère. Il s’approcha pour déposer un baiser sur sa joue, mais elle l’esquiva, mal à l’aise. Sa grand-mère, Trixie, s’en trouva plus amicale mais ce fut à Cain de ne pas répondre à cette marque d’affection : il n’était pas de ce genre. Sa mère avait été l'exception car il l'aimait énormément. Cependant elle ne semblait pas partager cette affection, cela dû à leur différence de tempérament. Il en était aussi affligé qu'elle.
Quittant donc les invités, il se dirigea vers la mariée qu'il félicita. Voyant à ses côtés un jeune homme lui ressemblant assez, il en fut surpris un court instant, avant de ramener cela sur l'étonnante dose de consanguinité nageant dans les familles présentes, chacune liée à l'autre par d'innombrables liens. Sans perdre nullement de sa prestance, il tendit une main gantée.

- Cain De Laudreuil. Et vous ?

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Ken Wolfberg

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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Mer 28 Oct - 15:51

A peine avait-il quitté ses bras que la demoiselle avait pâli, comme happée par une idée certaine. Cela l’avait d’abord gêné, puis clairement agacé lorsqu’elle était partie, franchissant le seuil d’entrée de son manoir sans un mot. Il écoutait, suivait chacun de ses déplacements sans réellement comprendre, essayant en vain d’attirer son attention d’une manière assez brusque. Lorsqu’il comprit ce que « la chiante » (son surnom officiel depuis bientôt une semaine) faisait, il poussa un lourd soupir et s’installa dans un coin de la pièce où il l’avait suivi, sur un canapé qui coutait certainement plus cher que l’intégralité de ses possessions à Dreadful. Les yeux au ciel, il en profita pour observer la baraque. Elle n’était pas si mal, mais n’égalait en rien le château des Wolfberg. C’était une demeure de bourges, quoi.
Il s’ennuya bien vite et chercha occupation alors que la vampirette ne lui prêtait toujours plus la moindre seconde. Il en était vexé, c’était lui le marié ! Enfin, visiblement…
Le mariage ? Trop vite, trop tôt ! Il était contre. Il aurait souhaité jamais n’avoir à se marier. Le marché conclu avec Teliia était bien loin de ses pensées, s’il avait traversé les continents, c’était uniquement pour la retrouver.
Mais il avait un peu trop vite oublié à quel point elle pouvait lui taper sur les nerfs. Il se demandait encore comment il avait fait pour aimer cette fille.

L’aimer, c’était vite dit. Se relevant, il partit à la recherche d’un miroir, la quête prenant plusieurs dizaines de minutes. Lorsqu’il trouva finalement son graal, il se planta devant, les deux pieds incrustés dans le sol et entreprit de chercher dans son reflet le moindre indice détectant un changement. Ce n’était ni ses cheveux desséchés, arrachés par grappes, sa peau pourrie, recouverte tant bien que mal par une dose récente de bandages, qui témoignaient d’une quelconque absence d’âme. Il l’avait pourtant bien vendue, quelques heures plus tôt, lorsqu’il s’était agi de rejoindre Our Lands. Il connaissait la région mais ne supportait pas le continent. La langue ne lui était pas familière, ou si peu, car sa phonétique avait terriblement changée depuis ces trois cent ans qu’il ne la pratiquait plus. Le climat gris l’oppressait, les worldois lui semblaient bêtes et haineux.
Il chercha son âme dans ses yeux. Ou plutôt l’absence de cette dernière.
La lueur dans son regard s’était-elle éteinte ? Il n’y avait depuis longtemps plus eu le moindre reflet dans ces globes morts, dont la capacité s’amenuisait de jours en jours. Il apposa les six doigts de sa main droite sur le miroir et les crispa. Il avait changé, bien sûr, et pas en bien. En trois cent cinquante ans, il ne s’était jamais trouvé aussi effrayant. Il avait été bien des choses devant un miroir. Abattu, écœuré, détruit, haineux, mort ou vif. Il avait été décrépi, il avait été fier et combattif. Il avait été heureux, quelques fois et d’autres plus ou moins satisfait. Mais il se considéra un instant, du sommet du crâne jusqu’aux hanches où s’arrêtait son image et se trouva bien amoché. Il retira les bandages collés bien qu’assez propres comparés à ceux qu’il portait habituellement et vit de la chair grouillante de vermines. Un scolopendre en profita pour sortir la tête, ne semblant pas bien comprendre où il se trouvait. Il refourgua vite le bout du bandage sous le reste du tissu, quitte à ce que cela tienne un peu moins. Il n’avait jamais été quelqu’un de doué pour les tâches requérant de la patience et ne savait, en réalité, pas faire de lui-même cette momification qu’avait accomplie Nataku deux jours avant que ce dernier n’ait à rencontrer « la chiante ».
Ses dents étaient blanches. Cela se voyait à peine sous le tissu et bien heureusement car les lèvres n’allaient plus avec. Tout à coup, réalisant qu’il entendait en fond sonore Izzy appeler une bonne vingtaine de personne au téléphone pour les inciter à assister à la cérémonie depuis qu’il avait quitté le salon, il fut pris d’une sensation persistante de malaise. Il… Aura l’air ridicule.
Lui, dans un mariage de la haute ? Il ne se l’était jamais imaginé de son vivant, en tant qu’invité. Maintenant qu’il ressemblait à un costume d’halloween, il n’allait très certainement pas se voir en marié. Se penser moqué le fit trembler un instant avant qu’il en vint à se rappeler… Qu’il s’en foutait royalement.
Après tout, c’étaient les mêmes pantins qu’il avait haït toute sa vie, quelle importance s’ils étaient choqués de voir un cadavre puant aux côtés de la mariée ? Izzy se sentirait méprisée ? Et alors, quelle assume ! C’était elle qui s’était ruée sur cette idée de mariage.
Ca l’arrangeait, bien vrai, mais…

Se voir marié. Merde, quelle drôle d’idée ! Comment cela avait-il pu fini par se produire ? Il n’aurait jamais dû la rejoindre. Il la voulait, elle, évidemment. Pouvoir plonger sa tête dans sa masse de cheveux, attraper à pleines mains ses épaules et la tenir contre lui. La posséder, enfin dominer cette petite écervelée qui le faisait tant courir ! Ok, c’était appréciable.
Se sentir enfin aimé n’était pas rien, même s’il ne se l’avouera jamais. C’était extrêmement rare pour lui de réussir à garder une femme entichée de sa personne, notamment car il faisait tout pour s’en débarrasser en général. Autrefois, sous le joug de Teliia, il était un peu moins récalcitrant, notamment car il n’avait pas de quoi donner son avis. Supporter l’affection au parfum de guimauve de Salsifi avait été difficile à supporter. Il n’avait jamais eu le droit de refuser les avances de sa jeune maîtresse et avait assisté à la tragédie quelque peu insensible. Si on remontait plus loin, y avait Hoshi. Mais rien ni personne ne surpassera jamais Hoshizora. Elle, il l’avait aimé. Réellement.
Izzy… C’était autre chose. Moins fort, c’est certain. Mais il était content qu’elle soit là. Un peu moins qu’elle l’ignore.

Enfin, il fallait bien cela pour moucher son ancienne maîtresse. Cette dernière se mourrait et il souhaitait bien l’achever se faisant !
Errant un peu de pièces en pièces, se retrouvant bloqué devant quelques portes fermées à clé, il revenait pourtant incessamment aux alentours d’Izzy, qu’il ne souhaitait pas perdre de vue pour l’unique raison que se retrouver seul ici l’emmerderait profondément. Au vu de l’empressement de cette dernière, il ne se gêna pas pour jeter un œil sur la robe de mariée. Les superstitions ne l’effrayaient de toute façon pas… Comment la situation pourrait-elle empirer ? L’accoutrement ne lui allait pas mais il n’était pas assez à son aise pour le lui faire remarquer. Il n’y accordait pas non plus une assez grande importance pour que cela le pousse à ouvrir la bouche.
Par contre, il fut nettement moins d’accord dès le moment où cette dernière l’envoya paître dans une autre chambre ! Hé ! Il n’était pas à ses ordres non plus ! Tsch. L’union commençait bien…
Donnant un coup de pied dans la porte qu’elle venait de lui fermer sur le nez –heureusement pour elle, pas à clé-, il enragea quelques temps avant d’entreprendre de fouiller la pièce pour passer le temps. Il y trouva assez de vêtements pour qu’il en vienne à considérer les siens. Bon, il était évident qu’il n’allait pas se présenter à quantité de snobs avec sa tenue de travail.
Retirant donc la blouse déchirée aux armoiries du Cinq Flèches, il vola une chemise verte et un pantalon en jean. Ses chaussures conviendraient bien, il n’allait pas non plus à un enterrement.

Vampirette lui donna rendez-vous et décampa. Il n’en fut pas fâché : ses allers-retours constants lui avaient donné la gerbe. Soufflant un peu, profitant du temps libre dans un manoir dont il ne se rappelait plus, il visita, fouilla dans le frigo et mâchonna un morceau de viande crue s’y trouvant. Il empocha une montre sans réelle raison et croisa quelque fois le personnel qui le regardait d’un œil mauvais. Il leur montra les crocs où des morceaux de la viande volée subsistaient.

Elle lui avait donné rendez-vous à Memory et il connaissait l’itinéraire pour l’avoir malencontreusement pratiqué peu de temps après sa mort. La retrouver ne sera donc pas forcément compliqué, même s’il voyait mal ‘comment’ il allait voyager. Il venait de traverser une grande distance à pieds et même s’il ne ressentait pas la fatigue, il n’était plus si sûr que ses os ne se briseraient pas bien avant qu’il ait fait la moitié du trajet. Partagé entre son envie de la rejoindre et sa réticence à l’idée d’avoir à dire coucou à la belle-famille (qu’il connaissait d’ailleurs quelque peu. Entre Tapion, qu’il avait autrefois haït pour le savoir responsable de la disparition et des blessures de son ancienne rouquine d’amie –ce autrefois remontant aux alentours de ses onze ans-, Furu, qu’il haïssait certainement autant qu’elle le souhaitait mort pour l’assassinat de son petit protégé, Nataku qui ne lui adressait plus la parole et enfin Zune qui avait crucifié son meilleur ami uniquement dans le but d’attirer son attention.) … Non, il ne le sentait vraiment pas. Même en excluant les Wolfberg, cette famille lui portait littéralement la poisse. Il se demandait encore pourquoi il en épousait l’une d’entre eux.
Mais bon, ça n’était pas comme s’il s’engageait ou quelque chose. Il ne les reverra certainement jamais. Autant se forcer un coup. Qui sait ? Peut-être pourra-t-il excuser les tendances infanticides de Tapion étant donné que lui-même avait bien tué son propre fils et qu’il comprenait maintenant les raisons qui avaient poussé le vieux paranoïaque à se débarrasser de l’autre tarée… Ou pas. A cette époque-là, la tarée en question lui était encore sympathique.

C’était très mal parti.
Se démerdant pour se faire emmener par l’un des vigiles qui conduisait la voiture familiale bien mieux qu’il ne l’aurait conduit s’il avait tenté l’essai, le trajet le perdit dans ses pensées, mélange d’angoisse et de lassitude. Fallait-il qu’il aime la vampirette pour se faire à ce point du mal ! Il crut son heure venue lorsque la voiture s’arrêta peu loin de l’autel. Dans son état, pas moyen d’inspirer, fermer les yeux ou même faire un sourire forcé. Réunissant ses forces, il poussa tout simplement la porte de la voiture, en descendit et s’avança d’un pas assuré vers le lieu de rendez-vous. Tombant sur une quinzaine de personnes qui lui étaient totalement inconnues, il se fraya un chemin jusqu’à la grise…

Avant de s'arrêter net, Teliia en plein milieu du passage et Izzy, plus loin, entourée. Ce n'était pas peu dire que le monde entier semblait vouloir lui faire obstacle. Plus ou moins réticent à l'idée de se retrouver soudain submergé, une vieille claustrophobie cherchant à prendre le dessus, il réussi cependant à lutter convenablement contre ses émotions et avança, bousculant la vieille elfe et quelques autres illustres inconnus au passage. Chaque pas lui semblèrent plus faciles jusqu'à se retrouver au niveau de la vampirette, qu'il embrassa sans plus de cérémonie.

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Le sceau hérétique au delà du divin
Une prière à un dieu qui ne fait rien
Derniers sacrements pour des âmes brûlantes
Trois petits mots et une question lancinante

Love's the funeral of hearts
And an ode for cruelty
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Zune De Laudreuil

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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Mer 28 Oct - 19:37



Si je respirais, j’aurais pu m’étouffer.

Cela ressemblait à un cuisant échec, un de ces coups de merde qu’on reçoit en plein dans la tronche et qui vous affirment que vous avez raté quelque chose. Mais je n’étais pas fâchée.
Pourquoi ? Aucune idée. C’était même surprenant. Regardant mes membres défaits, refaits, ces nouvelles bribes de chair ne m’appartenant décidément pas, j’en dégageais un soupir affligée. L’histoire s’était plutôt mal passée, mais j’avais souhaité qu’elle se passe ainsi. Ce violent dénouement avait quelque peu apaisé le mix de pensées qui me torturaient depuis la mort de ma fille. Je me sentais mieux, de manière surprenante, certes, mais enfin sereine.
Aujourd’hui était jour de liesse. J’étais heureuse pour ma siamoise, bien plus que je ne l’aurais dû. Le marié ne me convenait pas car il fut mien dans des temps depuis bien longtemps disparus, mais je n’allais pas lui arracher le bouquet des mains pour autant. Elle le méritait. Oui, ces deux caractères débiles et égocentriques allaient à merveille ensembles, pourquoi n’y avait-je pas pensé plus tôt ?
Avoir ce type que j’avais tenté de tuer en même temps que moi-même, c’est vrai, ça me restait un peu en travers de la gorge. Mais j’oublierais bien vite cette anecdote. J’aimais ma sœur, d’un amour violent et irrationnel. Je l’adorais car elle était mon miroir.
Je suis une saloperie d’égoïste.

Izzy ne m’avait pas invité, quelle surprise ? Mais ça ne serait certainement pas la première fois que je m’inviterais toute seule. Elle s’en voulait surement de ce qu’elle m’a fait il y a à peine une petite semaine. Moi ? Bof, j’ai l’habitude. Oui, se faire scier les jointures… Une promenade de santé !
Je n’aimais pas pour autant les membres que le Cinq Flèches avait eu la décence de me greffer. Mes pieds, anormalement normaux, me faisaient mal avec toute l’intensité d’un membre-fantôme. J’avais bien essayé de les malmener pour qu’ils reprennent la forme distordue des anciens mais rien n’y faisait. Le sang vampirique pulsant désormais dans ces membres les empêchaient de garder les mutilations que je leur infligeaient. Je marchais mal, maladroitement et chutait parfois. Jurant contre ces pieds débiles, je savais que le reste n’était pas mieux. La peau, neuve et belle, tranchait énormément avec celle du tronc qui était toujours bien brûlée et rêche. Je n’aimais pas mes nouvelles mains non plus, bien que ressemblant par la forme aux premières. Les ongles y était jeunes et brillants, cela m’éblouissait quelque fois.
Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais effectivement monstre.

Bien… Pour une fois, effectivement, le mental ira avec le physique ! Il n’y avait aucune raison à ce qu’ils différent !

Ayant trainé Arashi, notamment pour me faire passer pour sa petite amie –le stratagème ne marchera pas éternellement mais enfin ! il me laissera peut-être le temps d’observer la scène- j’avais grimmé mon visage sous un maquillage que je mettais de toute manière rarement. Mes cheveux étaient teints et lavés, ce qui n’arrivait jamais. Puis mes vêtements… Hé, je ne m’étais pas gênée pour venir dans une robe bleue ! La couleur était celle des yeux de Ruko.
Mais beaucoup seraient en bleu de toute façon, car il s’agissait de la couleur de la famille Wolfberg. Toute personne portant donc leurs teintes signifiait soit en faire partie, soit y avoir fait allégeance. Il n’y avait pas besoin d’un costume complet, un simple accessoire comme un foulard pouvait ici signifier beaucoup.
En bref, je m’étais positionnée du mauvais côté, encore une fois. De celui des ‘méchants’. Mais que dire sinon que cela m’éclatait ? De plus, la teinte n’était pas la même. Ruko avait les yeux bleus clairs et ainsi en était ma robe.

Accrochée au bras de l'albinos, je zieutais à droite à gauche, histoire de me rendre compte de qui était présent. Gloups, il y avait Teliia. Surement me ferait-elle la gueule de l'avoir plantée l'autre coup. Oh, et Cain ! ♥♥ Petit Cain. C'est rare qu'on ne se prenne pas la tête, il est devenu bien trop réglo pour moi. Hmm.. Qui d'autre ? OMG Haku-chérie ! ...Avec une gonzesse ? Pff. Elle le mérite pas. Izzy est canon. Ça serait pas ma soeur, je serais pas mariée, je l'épouserais et...
Merde.
Non.
Très sérieusement ?
...Bah oui, bien sûr qu'elle a invité le vieux. Sentant une sensation gelée dans mon dos, je me rendais compte de sa présence par habitude. Le vampire me foutait la nausée, ce qui m'aidait bien à le repérer. Ça n'était pas le grand amour entre nous, mais il fallait bien lui abdiquer le fait que pour Izzy, il a été un bon père.
Donc la vieille folle est là aussi ? Olala ça va pas être top, ça. J'ai connaissance des alliances de ma mère et elle va vite déchanter lorsqu'elle va s'apercevoir de la dégaine du marié- oh, le voilà justement.

Eh bah. En plus il a piqué la chemise à Raito.
J'ai pas compris le délire, mais il porte le nom des Wolfberg et les couleurs des Berger. Dans les dents, Teliia !
La scène du patin me retourna l'estomac aussi regardais-je ailleurs. J'avais été spoilée sur l'identité du marié pour la bonne et nette raison que je les avais espionnée tous deux au manoir. Je ne suis pas défaite au point de perdre mon temps à les stalker, mais j'étais curieuse de savoir ce que ce type faisait chez moi.

- Papa... Fait tout péter... S'il te plait. Murmurais-je à l'intention de Tapion. Pas que j'eusse l'envie de gâcher le mariage de frangine, mais j'adore quand ça pète !
Puis on pariais combien qu'il m'avait démasqué tout de même ?

Bougeant mes petites fesses, j'entrainais Arashi face à ma mère.
- M'man ! Tu connais ? Histoire de la distraire gentiment et de présenter mon poto albinos comme exutoire à sa rage potentielle. Les re-présentations faites, je m'éloignais dans la foule, à la recherche parmi les invités d'un creux de reins tentants.

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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Dim 1 Nov - 7:59

J'aimais ma fille, sincèrement. Mais cette histoire allait bien trop loin. Dès le début, j'avais pressenti que quelque chose n'allait pas. Je ne savais pas vraiment l'expliquer, mais mon instinct hurlait au soucis. De plus, personne n'était passé à côté de la "" disparition "" d'Izzy de l'hôpital Redemption, pas plus que son absence totale sur tous les continents où je pouvais me permettre d'envoyer des personnes la chercher.
Enfin, peut-être que je m'en étais faite pour rien. Et aussi que je fus la seule à véritablement la chercher au point de, peut-être, je l'avoue, la harceler. Mais Izzy dans cet état est dangereuse. Affreusement dangereuse. Je préfère la garder sous contrôle plutôt que de risquer de la perdre.

Je m'étais rendue bon gré mal gré à son invitation, sachant que dans l'état où elle était une semaine auparavant, toute décision récente était le fruit d'une crise de psychose et n'aurait donc rien de réel ou réfléchi. Un mariage, c'est un engagement à vie, bien sûr que je n'allais pas sauter de joie ! Qu'elle me refuse à la cérémonie signifiait qu'elle savait que j'allais l'envoyer balader d'une manière ou d'une autre. Etant d'une nature assez bonne pâte, je ne pouvais que penser que quelque chose de plus désagréable encore se cachait dans cette histoire.

J'avais tellement peur pour ma fille que j'en avais mal au ventre à en mourir. Je n'arrivais d'ailleurs pas à dégager mon bras collé contre ce dernier, comme pour en écraser l'angoisse. Ma respiration se faisait difficile également mais je ne savais l'arrêter; cela me donnait l'impression de suffoquer.
Revoir mon éternelle endeuillée fut un coup dur, mais elle était toujours aussi resplandissante en robe de mariée. Son mariage précédent, avec Opal, un bon siècle auparavant, ne voulait pas quitter ma mémoire. J'avais peur que cela finisse de la même manière, Izzy choissant très mal ses prétendants.

Mon mari, bien que j'essayais du mieux possible de ne pas lui partager mon trouble, n'était pas serein de même. Je savais que, nous deux inquiets, la situation pouvait dégénérer très vite aussi tentais-je de ne rien aggraver.

Je n'avais pourtant pas fait le moindre effort. Du haut de mon sweat brun et de mon jean délavé, je faisais pâle figure au milieu des robes, des costards et surtout des kimonos qui affluaient, car après tout, nous avons à faire à des Wolfberg et leurs traditions nippones sont imbriquées depuis longtemps dans les usages familiaux.

Je ne sais pas quand les choses ont commencées à déraper. Je suppose que ce fut à partir du moment où Zune, âgée de quelques semaines à peine, mordit à sang Lola, qui m'aidait autrefois à bercer les triplés. Tout s'est enchaîné si vite, je n'ai su rien faire sinon observer, passive et débile, ma famille s'effondrer. Les horreurs nous ont successivement frappées et voilà que je me retrouve devant ma fille vétue de blanc, les larmes aux yeux et incapable d'aller lui présenter mes félicitations.

Bien évidemment, je ne le pris que très mal, lorsque je compris que Kenneth Wolfberg était parmi les invités. Sans pour autant ne pas en savoir les raisons, je n'arrivais pas à lui pardonner l'assassinat de son fils. Même sous la contrainte, un père ne peut pas tuer son enfant. C'est impossible. Celui qui ferait ça... Celui qui ferait ça...
Je chasse tout cela de ma tête, comprenant vaguement que je dirige vers lui la haine que je n'ai su ressentir contre mon mari le jour où Zune brûla. Cependant, impossible de pardonner au Zombie, Belphégor ayant été mon protégé en Rosaire.

Comment décrire la suite ? Lorsqu'il embrassa ma fille, je laissais échappé un petit cri, bouche entrouverte et membres raides. Je l'aurais bien égorgé vif, à cet instant précis et sans hésitation et c'était même ce que je m'apprêtais à faire lorsqu'une voix grave que je connaissais par cœur m'arrêta net.

- M'man ! Tu connais ?

Mon cœur s'arrêta de battre et je tournais la tête, pâle, vers ma fille ainée. La couleur qu'elle arborait me frappa immédiatement. Je ne lui avais pas parlé depuis la mort de Ruko, moi-même bien trop secouée par le chagrin pour savoir la consoler. Ainsi déguisée, j'eus l'impression d'avoir et la fille et la petite fille en face de moi. Je ne sus que dire jusqu'à ce que je remarque sa main à la teinte clair.
Remontant mon regard le long de l'épaule, j’aperçus une cicatrice.

J'ai les nerfs solides. Enfin, j'aime à le croire. J'ai résisté à tant... Tellement de pertes, tellement de souffrance. Mais suite à ces révélations successives, mes yeux se détrempèrent.

- Qui t'as fait ça ? Et à qui sont ses mains... Bredouillais-je avant d'apercevoir Kizuki à ses côtés. Sans réfléchir plus avant, je courus dans ses bras pour pleurer dans son col avant de commettre une terrible erreur.
Pleurant un bon coup, le temps de me remettre, attirant par cela quelques regards froids, je finis par me calmer plus ou moins correctement.
A cet instant, me dégageant, je me rendis compte que... Ce n'était pas Kizuki ! ET MERDE !

- Ah, excusez-moi. Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. Un doppelgänger, surement... Inspirant un grand coup et soupirant de même, je me permis de demander. A qui ai-je l'honneur ?

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MessageSujet: Re: Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)   Aujourd'hui à 9:54

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Nuit du Dernier Jour| -24H| Mariage d'Izzy & Kenneth (Libre)

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