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 La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)

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Furu S. Requiem


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MessageSujet: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 0:42

Les éclairs illuminaient fugacement le ciel sans étoiles. Cette nuit était nuit d’orage, de carnage. Je ne suis pas de celles qui rendent la justice par elles-mêmes. Je suis de celles qui, cachées derrière l’autel, prient en silence, serrant les dents pour éviter qu’une langue déliée laisse glisser des insultes à l’égard de ceux qui voient ce monde se corrompre.
Mon époux, Tapion, ce mari bien-aimé, se trouve presque aussi bien renseigné que ne l’est la cadette de mes filles, la petite Zune. Beaucoup de choses se passent en ce monde et ils prennent habitude de s’y mêler, croyant naïvement pouvoir influencer le cours du monde en posant un doigt sur une mappemonde en rotation. Pour ma part, je regarde de loin, un sourire triste aux abords des lèvres.
Il est rare que je me décide à passer à l’action. Et lorsque je le fait… C’est que ma famille est concernée.

Voyez-vous, les siècles peuvent s’écouler et autour de vous, tout s’effondrera alors. Amis, croyances, certitudes… Il ne vous restera rien de tout ça. Chaque chose en cet univers s’effondre lentement, ne laissant que le vide hideux qui n’inspire rien sinon l’horreur. Perdre mes grands-parents, puis mes parents… Chaque ami vieillissant, disparaissant. Ceux que je croyais protégés de l’âge, les vampires que je côtoyais se sont tout aussi bien faits décimés que mes plus faibles alliés. Lorsqu’il ne vous reste plus rien sinon une prière que l’on n’espère pas vaine, vous repensez à ce sang en vos veines.
Cette famille devint ce que vous avez de plus cher.
Vous vous mettez alors en tête de la préserver mais qu’est-ce qui peut être préservé ici-bas ? Vous pouvez lancer un caillou dans l’eau, ce n’est pas pour autant que vous aurez fait quelque chose d’immuable. Cependant, plonger dans la lassitude n’est pas non plus la solution.
Vous apprenez alors à distinguer les actions indéniables –ramener Zune à la vie ou réunir des proches dispersés aux quatre coins du globe- de celles inutiles –courir après les malfaiteurs, se battre pour la paix-. Celle de cette nuit était malheureusement utile.
Ce n’est pas moi qui m’occupe de cela en général. Redresser le monde ? Très peu pour moi ! Mais je dois avouer que Tapion est débordé en ce moment.

Voyez-vous, en Fantastica, il y a cette invasion de créatures porteuses d’un virus mortel. Il s’agit d’une nouvelle espèce… A ce qu’il parait. Des créatures allant de paires et aux yeux vairons. Elles tuent en ne faisant qu’effleurer, ce sont de puissantes armes. De pauvres âmes qui assassinent uniquement en étant vivantes. Je remédiais à cela jusqu’à hier.
Je n’aime pas prendre position. Chaque créature, du chat de gouttière trônant dans la rue au lycanthrope le plus riche de la ville voisine, mérite le pardon. Chaque être devrait avoir le droit de mourir en paix et parfois de se voir accorder une deuxième chance. Je ne suis pas de celles qui tuent mais de celles qui sauvent.
Parfois, malheureusement, l’un ne va pas sans l’autre.
En Our Lands, fort heureusement, la situation n’était pas si critique. Il faut donc croire que l’invasion, bien que provenant du lieu de mes origines, n’a pas choisi cette terre pour y déverser son poison. Il n’y avait que peu d’êtres dont le monde devait se débarrasser.

Le sang tâchant mes vêtements m’écœurait. Je ne me suis jamais réellement habituée à ma vampirisation. Je me sentais mal, coupable. Me signant, l’espace d’un instant, je tentais de chercher aux cieux le courage que je perdais alors que mes pas vacillaient.
Anéantir une race… Drôle de mission. Fallait-elle qu’elle soit divine pour que je puisse ainsi l’accomplir ! La vengeance, cependant, l’enquête sur les monstres qui avaient créé de tels êtres, n’était pas de mon ressort. Quelqu’un, un jour, comprendrait pourquoï quelqu’un avait lâché en ce monde des Yōkai transportant des virus mortels pour nous autres Vampires.

Ces derniers instants me fendaient le cœur. Ma malheureuse Izzy m’apparaissait alors plus à plaindre que la triste victime qu’il me restait à annihiler. Ma sombre aventure se stoppa devant l’entrepôt de l’Heart. Que me fallait-il vraiment penser ? Qu’aurais-je à dire pour expliquer une situation si délicate ? Le dernier porteur du virus se trouvait détenu en cette cave.
Certes je ne suis pas aussi bien renseignée que la jeune Vampire à l’allure impertinente. Certes, je ne suis pas aussi omnisciente que l’est mon tendre époux. Mais je me tiens au courant. Et les affaires de cœur de mes enfants ne restent jamais inaperçues.
Mon ainée a grandie seule. J’étais à l’époque incapable de lui procurer ce qu’il lui aurait fallu pour grandir heureuse. Mon absence à ses soins, la tristesse de son regard… Tout cela faisait qu’Izzy est devenu mon échec personnel. C’est l’enfant sans amour.
Mais il ne faut pas s’apitoyer. Jamais.

Je poussais la porte du bâtiment. En quelques secondes, j’étais dans cette cave, faisant face à ma fille et à celui qu’elle y cachait.


-C’est fini, ma belle. Murmurais-je doucement, soutenant son regard.

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Izzy Berger

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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 1:02

-Qu’est-ce que tu fais ? Je passais mes bras autour de son cou, l’enlaçant tendrement. Ma voix s’était faite douce et presque chantonnant. Cela faisait certes de nombreuses nuits depuis cet incident au laboratoire, mais cela m’aidait à conserver mon moral. Ce coup fatal, porté à l’institution que j’avais tant et tant servi, me faisait tenir le cap, me confortait dans l’idée que, pour une fois, j’avais bien agit.
Jûmon leva la tête et me regarda de son œil compatissant. Il me répondit doucement qu’il écrivait
. Et qu’écris-tu ? Demandais-je, curieuse. J’aurais bien pû parlé d’autre chose, je détestais m’immiscer dans ce qui n’était pas mes affaires.
Je reculais de quelques pas, sautillants. Mon humeur s’en trouvait chantante. Tout allait pour le mieux… N’est-ce pas ? Et puis Zune allait bien ! C’était surement la bonne nouvelle de la semaine ! Moi qui avait cru que ce stupide virus- Ha !
Certes, il ne valait mieux pas occulter les dégâts qu’il avait causés. Un nombre impressionnant de vampires –et surement de guerriers de Gaïa bien qu’ils n’aient pas étés recensés- étaient morts dans cette histoire. Mais qu’avait à faire la planète d’êtres aussi cruels ?
J’ai perdue foi dans ces gens. J’en viens à souhaiter parfois que ce virus ait fait un peu plus de dégâts. N’y a-t-il vraiment rien à sauver ? Oui ! Sans hésitation ! J’ai vécue assez d’années pour comprendre correctement à quel point cette ère était corrompue. Les hybrides comme les maîtres méritaient la mort et bien plus !
Mon cœur était plongé dans l’amertume mais quelque chose y brillait. Loin d’éclipser la lumière d’Oni mais apaisant la douleur causée par cet amour sans légitimité se trouvait l’image de Jûmon, mon Jûmon !
Et je ne tarissais pas d’éloges sur lui ! Bien qu’évitant soigneusement de penser à ce qu’il était, ce que nous étions, je me battais pour l’aimer à sa juste mesure. J’avais enfin trouvé un conseiller et un ami. Un compagnon également. Quelqu’un qui, je le sais, ne me fera pas défaut. C’est un peu comme cet Indigo et ma sœur, au fond. Une relation que j’ai moi-même longtemps espérée. En réalité, je n’avais plus eu telle complicité depuis que mon mari… A passé l’arme à gauche !
Mais qu’importe. Les jours d’insouciance sont devant moi… N’est-ce pas ?


« J’écris pour que tu puisses me lire lorsque je viendrais à te manquer. »

Pourquoi cela ? Objectais-je. Tu seras toujours là, pas besoin de m’écrire !
Son prénom, Jûmon, signifie ‘incantation’ dans ma langue natale. Il signifie aussi ‘sort’, ‘spell’ dans la langue de Nórë. Un cruel souvenir laissé par ma sœur, qui souhaitait que je me rappelle qu’il s’agit de celui qui a transporté le Black Spell pour la première fois. Cependant, ce n’est pas cela qui me freinera ! Au bout de quelques mois, tout lien entre son nom et le virus qu’il transportait, qui me poussait à le garder enfermé dans cette cave, s’était effacé. Ce n’était plus qu’un prénom qui m’évoquait bien des émotions !

La lumière a vacillé. L’orage, surement. Toujours est-il que Jûmon a posé son stylo. Dans le noir, il s’est relevé doucement de sa chaise et a fait face à l’escalier. Bien que j’avais l’âge en ma faveur, le jeune Vampire avait remarqué avant moi que quelqu’un était entré !
Lorsqu’un éclair alla jusqu’à illuminer la cave, le fugace éclairage se propageant à travers le couloir, j’aperçus une terrible apparition.


-C’est fini, ma belle.

Effarée, je ne me rendis compte de ce qui se passait qu’uniquement lorsque j’entendis le son de sa voix.

-Ma…Maman ? Me faisant violence, je réussis malgré tout à proférer quelques paroles. Comment… Comment avait-elle sû ? Que fais-tu ici ?! Je le savais très bien mais je n’arrivais pas à l’accepter.
Serrant les poings, je me préparais à combattre.

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Furu S. Requiem


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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 1:17

Izzy, ma pauvre, ma chère, mon adorable Izzy. La voir ainsi manquait de me faire rebrousser chemin ! Je luttais contre moi-même, m'hurlant de m'en tenir au plan. N'y avait-il pas plus important à protéger que sa fille ? Qu'il y aurait-il de plus important à protéger qu'elle ?
J'étais bien loin de cette époque où je m'étais dressée contre mon mari, tenant le corps encore frêle de Zune contre mon sein. ' Qu'importe si le monde doit s'effondrer à cause de ses erreurs, tant qu'elle reste en vie ! '
Mais il ne s'agissait pas là de tuer Izzy. Tout au plus de lui porter un coup dont elle se remettra. Je sais qu'elle s'en remettra. Elle a déjà vécue bien pire. La mort de sa sœur jumelle, son enlèvement... Ces jours et nuits dans l'angoisse, priant chaque heure pour recevoir cette lettre de rançon tant attendue qui n'est jamais venue. Elle a vécue la mort d'Opal et l'a affronté seule. Ces années sans nous, enfermée dans cette chambre blanche.
Si je n'ai pas réussi à sauver le moindre de mes enfants, du moins suis-je la plus apte qui soit à les comprendre. Mais est-ce suffisant ? Peut-être ais-je échoué en tant que mère.

Mon regard chercha la dernière de mes victimes. Il fut aisé de le trouver car il n'avait pas pris la peine de se cacher.


-Tu savais que cela arriverait, n'est-ce pas ?
Je n'étais plus sûre de la personne à qui je m'adressais. Ce fût l'expérience qui hocha la tête en guise de réponse.
Il ressemblait à ce garçon qu'Izzy avait épousé il y a bien des années. Son regard déterminé me le rappelait. Sa prestance assurée également. Physiquement, cependant, il n'avait rien à voir avec celui que nous avions accueillit comme un membre de la famille. Il était bien plus petit, et sa fragilité ne laissait transparaître aucune force soigneusement cachée. Ma fille l'avait habillé de vêtements couteux comme s'il s'était agit d'une poupée. Certainement me rappelait-elle alors vaguement sa sœur. Il portait mal ces vêtements, n'avait jamais appris à le faire. Il avait peur de moi. Je me sentais monstrueuse et me jura de rapidement mettre fin à cette situation.

' Il ' fit un pas dans ma direction et se retourna vers ma fille. La pauvre âme souriait tristement mais ses mains tremblaient.


« Ça va aller, ne t'en fais pas. »

- Izzy, repris-je. Nous pouvons faire cela vite comme nous pouvons faire s'éterniser tout ça. Que choisis-tu ?

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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 1:31

Je ne suis pas autorisée à tomber amoureuse.
C'est ce qui me vint en tête alors que je compris que quoï que je fasse, tout était déjà décidé. Ma mère, en face de moi, était à deux doigts de se faire sauter à la gorge. Je pouvais bien l'étriper, la tuer ici ! Qu'importait après tout ?
Les larmes manquaient de s'écouler de mes yeux mais elles ne voulaient pas venir. J'avais déjà trop pleuré, peut-être ne viendraient-elles plus jamais. A cet instant précis, un mélange de douleur et de rage se bousculait dans mon corps tout entier et ma tête m'était désagréable. Il semblait qu'en arrivant, Furu ait brisé la dernière lueur d'espoir en moi.

J'aurais pu me battre. Mais à quoï bon ? Le combat était perdu d'avance. Je connais la force de ma mère et je connais la mienne également. J'aurais fini assommée dans un coin et aurait manqué les dernières secondes de...
Je n'arrive pas à croire que je me dis ça ! Mon esprit rationnel cherche à tout prit à m'imposer une démarche à suivre durant cet instant fatidique, mais au fond de moi, j'ai envie d'hurler, de me débattre, de me dresser contre ce destin si injuste.
A cela s'ajoute la culpabilité de se sentir comme une enfant que l'on prive de son jouet. Était-ce réellement de l'amour que j'avais ressenti jusqu'ici si une telle émotion interfère alors que je me retrouve acculée à ce point ? Peut-être ais-je perdu la capacité d'aimer en même temps qu'Opal.


« Ça va aller, ne t'en fais pas. »

Bien trop conscient de ce qu'il fait, il s'avance vers sa perte, ce sempiternel sourire aux lèvres. Ma main se plaque devant ma bouche, je recule jusqu'au mur et m'y affaisse. Je ne tiendrais pas debout.

" Tu peux reculer. Tu peux t'enfuir. " Dis-je tout bas. Je savais qu'il m'entendrait.
Mais il n'en avait que faire. Il n'allait pas s'enfuir. Au fond, je le savais, il espérait depuis toujours que cet instant arrive. Celui où il sera enfin libre de s'évader de cet endroit.


- Izzy, nous pouvons faire cela vite comme nous pouvons faire s'éterniser tout ça. Que choisis-tu ?
- Fais ton office, bourreau.


Je voyais se profiler devant moi ces nuitées de solitude que je croyais disparues pour toujours. Je voyais se dresser les murs du laboratoire, les journées sans sommeil, à me noyer dans le travail pour ignorer la perte subie. J'étais celle qui avait eu le droit à un court répit, mais que le karma finissait indéniablement par rattraper. Pour me protéger, je me recroquevillais sur moi-même, attendant que ce mauvais moment passe.

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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 1:52

Un bourreau ? C'était vraiment ainsi qu'elle me voyait ?
N'essayais-je pas de sauver notre espèce ? N'étais-je pas pour cela réduite à faire ce que je haïssais le plus ? Ne comprenait-elle donc pas que ce que je faisais, c'était pour notre bien à tous ?


- C'est le dernier de sa race. Avec lui, le virus disparaitra. Nous parlions à voix basse, certainement car la situation nous rendait tous honteux. J’espérais, du moins, avoir raison. Mais d'expérience, je pouvais me douter que ceux qui avaient créer de tels êtres pouvaient ne pas s'arrêter à ce stade. Leurs 'petits frères' pouvaient bien voir le jour d'ici peu. Je fis face à l'assassin en face de moi. Tu fais preuve de courage. Lui dis-je. Kami-sama te récompensera d'un tel sacrifice.

Ces paroles n'étaient pas réconfortantes sinon pour moi. J'en avais besoin pour ce qu'il fallait faire désormais. Levant la main à la hauteur de sa tête, concentrant ma télékinésie, j'achevais l’œuvre en moins de deux secondes. Son cerveau fut mit en miettes, puis j'insistais tant sur la jugulaire que celle-ci sorti subitement, déchirant la gorge au passage.
Pour tuer un vampire, il faut lui couper la tête, le brûler ou l'exposer au soleil. Mais lorsque l'on tranche une tête, celle-ci reste vivante assez longtemps pour créer souffrances et angoisses. Je lui ait évité cela.
La colonne vertébrale se rompit finalement et la tête roula à quelques centimètres du corps.


- Toutes mes condoléances. Pour lui et tes collègues. Je n'arrivais pas à détacher mon regard du cadavre au sol. Finalement, j'émis un soupir de soulagement. Cette mission était enfin finie ! Tous ces morts... Quelle tristesse ! Pourquoï a-t-il fallut que ça arrive ? Nous n'avons décidément aucune pitié ! Quelle cruauté de créer des êtres dans le but d'en détruire d'autres ! Et pourtant, les horreurs n'auront pas finis de s'enchaîner... Elles continueront. Et avec elles seront entraînés dans la perte les personnes auxquels je tiens. Et cela tant qu'Il n'aura pas rappelé à Lui ma misérable vie. Je suppose que les malheureux sont toujours ceux qui restent en vie.
Izzy voulait pleurer. Elle n'y arrivait pas. Pour ma part je ne me gênais pas et bien que je ne fondais pas en larmes -je gardais ça pour l'instant où je poserais les pieds chez moi-, mes yeux étaient trempés.
Ne te retiens pas de pleurer, ça ne sert à rien. Ma jolie petite princesse. Quel péché avait-on bien pu commettre pour tomber aussi bas ? J'aurais souhaité pour elle ce monde que mon père avait construit pour moi. Cette maison au sein du kekkai, où il n'y avait que nous et notre famille. Cette prison dorée qu'il ne m'aurait jamais fallut quitter. J'ai rencontré Nolwe, tu sais. Je levais les yeux et regardais mon enfant. Nolwe, le Leader Rebelle d'Esgalduin. Nous n'avons rien perdu de cette histoire et pour cause ! Il s'agit du demi-frère de Wakai, la fille ainée d'Izzy. Ma petite fille. C'est un bon garçon. Tu devrais prendre contact avec lui. Il t'introduirais à Wakai...

Izzy n'a pas eu plus de chance que moi. Wakai était 'l'accident'. Pour avoir un enfant, ma fille qui en était incapable s'était rabattue vers une mère porteuse. Celle-ci, une de ses amies d'enfance, avait décidée de garder l'enfant. Lelyanda avait alors rompu tout contact avec Izzy et Wakai avait grandi sans rien savoir de sa véritable mère. Aujourd'hui encore, Izzy n'ose pas approcher Wakai et se contente, comme nous tous, de suivre la jeune Elfe de loin.

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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 2:10

Comme si tenter de me dominer n'était pas assez éprouvant, je voyais ma mère en rajouter. Qu'avait Dieu à faire dans tout cela ? Il s'agissait de massacres sans raison !
Je frappais ma tête en arrière contre les briques du mur, cherchant à m'évader de cet enfer. Ma prison personnelle, ma conscience.

Enfin, tout fut fini. L'horreur de la situation, la douleur sourde et pourtant glaciale que j'éprouvais, tout cela s'imposa à moi comme un mur en plein milieu du chemin. Nous restâmes alors quelques instants, moi et ma mère, dans un silence qui n'avait rien d'amical.


- Toutes mes condoléances. Pour lui et tes collègues.
Amère et blessée, je me mis à ricaner.
- Mes 'collègues' ?! Ha ! C'est la chose la plus distrayante qui me soit arrivée ces dernières années ! Je revoyais avec satisfaction les cadavres tomber au fur et à mesure de mes pas. Ce frisson qui me glaçait le dos alors que je croyais la mort sur mes talons. La folie que je vis présente dans les couloirs, la peur des autres, tout cela m'avait ravi !
Arashi n'avait pas la moindre idée de combien je lui étais reconnaissante de cet évènement ! Après tout, si j'avais eu peur pour ces ratés de laborantins serviles, je n'aurais certainement pas orchestré la résurrection dans ces locaux !

Évidemment, Jûmon était une perte plus importante.


- Ne te retiens pas de pleurer, ça ne sert à rien. Comme si j'allais fondre en larmes devant elle...
- Imbécile. Fis-je, la voix un peu rauque. Comme si pleurer servait à quelque chose ! Ma mère m'agaçait et je le lui laissais bien comprendre. J'espérais qu'elle s'en aille et me laisse seule avec le corps. Elle devait bien se douter qu'on n'allait pas l'enterrer ensemble, non ?

- J'ai rencontré Nolwe, tu sais. Je sursautais violemment. C'est un bon garçon. Tu devrais prendre contact avec lui. Il t'introduirais à Wakai...
- Tu... Tu as quoï ?! Je me relevais et lui fit face. La rage revenait, incontrôlable. Je t'avais dis de leur foutre la paix !! Hurlais-je sans pouvoir me retenir. Qu'est-ce que tu crois ?! Que c'est normal de te mêler de mes affaires ! Nolwe et Wakai sont mes affaires ! Je ne supporterais pas que toï ou Zune alliez leur parler ! Tout l'entrepôt devait résonner de mes cris mais c'était bien le dernier de mes soucis. Au choc succédait la panique. Parce que tu pense que ça va leur plaire, hein, de débarquer dans la famille la plus vile qu'il y ait sur cette planète de merde ?! Tu crois qu'ils vont sauter de joie quand ils vont apprendre qu'ils ont pas un seul ancêtre de potable et que toute la pourriture du monde se trouve réunie dans leurs gênes ?! J'exagérais un peu, mais... J'étais énervée. Et pas qu'un tantinet ! ...Toute la vermine du monde coule dans notre sang. Conclus-je avant de bousculer ma mère pour forcer le passage vers la sortie.

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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Mar 17 Juin - 15:01

" Izzy ! Attends ! "

J'avais encaissé chaque parole sans broncher et cela devait être l'une des épreuves les plus dures qu'il m'ait été donné d'encaisser. Bien sûr, je connaissais assez Izzy pour me douter qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait... Certes, nous n'étions pas la famille la plus reluisante de ce monde, mais je savais qu'il y avait bien pire. Notre force, justement, était que nous restions unis.

Rattrapant ma fille, lui courant après, je lui agrippais le bras.

- Comment veux-tu les protéger si tu les empêches de connaître leurs alliés ? Crois-tu sincèrement que nous sommes aussi inutiles que ça ? Je tentais de retenir des propos qui souhaitaient être prononcés. Et puis merde ! Je ne te permettrais pas de nous insulter, Izzy ! Cela va faire un millénaire que nous luttons pour le bien, chacun de ces membres si 'sales' de notre famille ! Je ne me suis jamais permise de juger ton travail, en contrepartie, ne nous juge pas ! C'est vrai, quoï. Qu'avait-on fait pour mériter un tel traitement ? C'est clair, nous n'avons aucune raison d'être fiers et ce même avant la révolution. Je me rappelle que, petite fille, je haïssais déjà certains membres de notre famille et me sentait honteuse d'être en contact avec eux. Mais depuis, tant de temps a passé ! Comment pourrais-je encore croire, quand je vois ces massacres inutiles, que ma famille est vraiment à blâmer ? Tous autant que nous sommes, nous essayons juste de survivre. Tu ne peux pas nier qu'ensemble, nous sommes bien plus fort.

Je la lâchais. Izzy devient brutal quand elle est au taquet. Si je rentrais blessée, Tapion serait furieux. Au fond, ma fille devait juste avoir besoin d'un peu de temps... Mais bordel, elle a trois cent ans et demi ! Il serait temps qu'elle mûrisse un tantinet !

- Rentre à Rosaire. Tu as besoin de te changer les idées. Ce pays n'est pas pour toï, la haine qui s'en dégage est mauvaise pour tes fragiles nerfs. J'avais peur qu'elle se mette en danger si elle se décidait à rester seule. J'aurais pu contacter Raito, pour qu'il la surveille d'avantage, mais je m'en voulais de lui rajouter du travail, lui qui était déjà débordé. Non, il fallait que j'assume un peu, que je tente de me rattraper sur ce que j'avais échoué. ...Mais elle avait beau dire, j'étais fière de ma démarche ! Satisfaite d'avoir pu rencontrer le jeune Nolwe et surtout... J'étais heureuse de penser qu'il se pouvait que je lui ait laissé bonne impression. Oui, il n'avait lui-même pas grand chose à voir avec nous, mais s'il disait du positif nous concernant à sa demi-sœur, Wakai intégrerait la bergerie avec la meilleure des volontés. Les choses se sont bien passées avec Ruko et je ne pouvais attendre avant de rencontrer une autre de mes petites filles !

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MessageSujet: Re: La Mort des Êtres Aimés (PV Izzy)   Aujourd'hui à 0:56

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