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 Bien le bonjour, décédé ! /OS

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Zune De Laudreuil
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partie moisir dans un coin

Feuille de Personnage
Race: Vampire
Pouvoir: Télékinésie
Look Actuel:

MessageSujet: Bien le bonjour, décédé ! /OS   Mer 12 Mar - 10:50













Maybe we shouldn't run to this faraway land
To face this fate that wasn't ours
Accept the death we couldn't foresee
And turn back so we can breath

Deux heures avant de partir de la maison, une demi-heure pour arriver au cimetière. Ce dernier semblait désert mais j'entendais les fantômes y rôdant. L'un d'eux s'était mit à entonner une litanie, soudain suivi par un autre et encore un autre. Tout le lieu était perdu dans cette mélopée lancinante, dérangeante. Des lumières étranges, surement dû à la lune passant à travers ces êtres immatériels, brillaient au dessus des tombes. Des fois, lors d'une note plus aiguë ou plus grave que les autres, un visage se dessinait sur cette lueur.

Nous étions venus à pieds, comme on se doit de l'être lorsque l'on va se recueillir sur une tombe. Pour être franche, Philipé ne me manquait pas. Mais c'était un ami, un gars avec qui je traînais souvent et qu'il soit mort m'avait tout de même fait bizarre. J'avais de la peine par empathie. Pour Turold, qui avait désespérément aimé ce vampire, pour Marjolaine, qui avait perdue son père et peut-être pour Izzy, qui avait vu sa meilleure amie sous son pire jour lors de cet enterrement. Autour de nous s'était dessiné le paysage sombre et triste d'une nuit dans les Méandres. On entendait parfois des hurlements provenir du marché aux esclaves, bien loin d'ici et cela glaçait l’atmosphère. Là-bas, certes, l'ambiance devait être au mieux. C'était une nuit bleue comme en aiment ceux qui chassent. Les Lycans et les Vampires devaient mourir de faim. Je levais les yeux au ciel. La lune était presque pleine et sa lueur majestueuse englobait l'univers. Cette chère lune ! Maîtresse de tout ceux peuplant cette planète. Car je m'ennuyais, je cherchais matière à poétiser, prenant tout ce qui me tombait sous la main, le magnifiant telle la créatrice que je n'étais pas. Ne nous voilons pas la face : Ma spécialité, c'est bien la destruction. Devant la grille du cimetière, Turold s'arrêta. Sa main gauche s'était mise à trembler et cette dernière se crispa soudainement. Son visage était devenu pâle, livide.


- Eh bien, je t'ai déjà vu en sortir avec plus d'entrain. Petite pique mal placée. La dernière fois qu'il avait eu à sortir de ce cimetière, c'était dans mes bras.

C'était des cris d'effrois que je pouvais entendre sans avoir à creuser. Des battements cardiaques affolés, des bruits de tambourinements pas si loin, finalement, de ceux qu'émettra Near d'ici quelques semaines. Ces mêmes cris qui avaient résonné alors que le cercueil se refermait sur l'esclave. Le corps violemment jeté contre le cadavre. La sensation glacée qui s'était emparé de Turold Darkest alors que ce dernier heurtait celui qui avait été son maître et que le couvercle se refermait inéluctablement. L'horreur, enfin, d'être bloqué à la fois avec celui qui avait été la seule personne aimée et le corps mutilé et à moitié brûlé d'un vampire assassiné. Ces cris de panique qui avaient étés ceux d'une folie brûlante, ils résonnaient certainement encore en cet instant, six pieds sous terre.

Je venais de laisser Beyond, Izzy et Neron. Je faisais assez confiance à ces trois êtres pour se contrôler durant mon absence. Avec du recul, je me serais dis qu'il aurait mieux valut rester à les surveiller, que Turold pouvait attendre et que la panique achèverait de réveiller son esprit anesthésié par ces nombreuses années de servitude. Mais l'envie farouche de tenir entre mes griffes celui dont je m'étais languis durant toutes ces années me taraudais. Le destin que je venais de me réserver -porter cet assassinat, sa responsabilité et sa culpabilité... Pourrir en prison ou subir le courroux de mon père... Ce terrible sort qui me soulevait le cœur et que j'avais décidé pour moi-même d'un coup de tête... Cela me faisait me sentir en mon droit de quitter mes intérêts pour un peu de distraction.
C'était l'Envie qui me possédait. La curiosité, aussi, un peu. J'avais du mal à me retenir de sourire même si le dur effort de creuser la terre fraîchement étalée m'épuisait. J'avais soif mais ne pouvait, pour l'instant, boire. Une seule pensée trottait dans ma tête... Dans quel état serait cet être, après ces quatre heures a avoir été enterré vivant ?

Était-il si fragile que cela ?

C'était cruel, je le savais. Mais je n'avais besoin d'aucun sentiment. Je faisais une bonne action et en plus, cela m'amusait ! Je ne pouvais certainement pas demander autre chose. Ma pelle heurta enfin le couvercle de métal et j'étais au supplice ! Le soulever de terre pour le poser à côté de la tombe m'avait requis tant de concentration mentale que je dû faire une pause. Les tambourinements avaient cessés. De temps à autre, j'entendais griffer sur le couvercle. J'en fus déçue. Lorsqu'enfin la force me revint de soulever le couvercle je découvris...

Fermant les yeux une seule seconde, me rappelant de cette désormais vieille histoire, j'adressais un sourire emplie de sympathie à Turold avant de pousser moi-même la grille du cimetière. Par réflexe, il attrapa mon bras et je crus bien qu'il allait s'effondrer au sol tant ses jambes tremblaient. Son regard résolu cherchait pourtant avec désespoir la tombe de son maître. Il y avait pour lui un monde entre vaincre son traumatisme et rendre à son maître les hommages qu'il n'avait pas eu. Je l'y guidais, car le choque l'avait fait oublier l'emplacement de cette dernière. Turold évitait de me regarder.
La tombe était parsemée de fleurs, la plupart étant de Marjolaine et d'autres de la famille éloignée. Rebecca n'avait pas offert le moindre présent à son défunt mari, la jalousie devant toujours la hanter. De plus, elle savait que j'avais déterré ce cercueil et je me demandais une seconde si elle ne s'était pas mise à croire que le cadavre aussi en avait été évincé. Après tout, si je m'étais mise à libérer l'un, pourquoï ne pas libérer l'autre ?


- Tu veux que je te laisse seul ? Il hocha la tête et je ne me fis pas prier. Haa, Philipé ! Le gars si obsédé par son apparence qu'il allait chez le coiffeur chaque soir, au réveil, avant même de boire un cou ! Pour manger, il se faisait souvent livrer à domicile un esclave ou deux. Il ne les tuait pas forcément, les renvoyant par la suite chez la société qui s'occupait de cela. C'était quelqu'un d'assez froid et son esprit était stérile mais il fallait bien lui reconnaître une certaine pitié qui sauvait sa personne des jugements acerbes de ma mère. C'était lui et non moi qui avait choisi d'épargner le bébé-Turold, y voyant, d'après son oeil de styliste infaillible, 'du potentiel'. Et il avait eu raison. "Tu ne vas pas élever cette chose ?" que je lui avais dis en riant sans en être réellement surprise. Il m'avait répondu en souriant "Mieux que ça !" et j'avais dû attendre les huit ans de l'humain pour comprendre ce qu'il voulait dire par là.
C'était le genre de gars qui réparait les lieux que j'avais détruits par accident sans demander salaire, uniquement car "ma compagnie lui servait de promotion". Je l'aimais bien car il se cassait toujours la tête pour me filer un coup de main, même si nos relations n'étaient pas au beau-fixe. Rebecca ne m'aimait pas, elle, mais elle m'était reconnaissante de garder Marjolaine.

De loin, je vis le petit Turold s'agenouiller face à la tombe. Sur la stèle était gravé un portrait du Vampire et son image semblait hypnotiser le pauvre humain. Je me sentais fatiguée. Il y a pourtant si peu de temps, l'on avait pas tant prêté attention à cette stèle...


C'était ce visage livide, ces yeux exorbités et cette bouche s'ouvrant et se refermant dans le vide, à la recherche d'oxygène. Un torse se soulevant et s'abaissant sans attraper la moindre parcelle d'air, des doigts ensanglantés dont les ongles étaient arrachés recherchant à soulever le couvercle bien que ce dernier n'était déjà plus en place. Sa gorge ressemblait à un étang sanguinolent. Turold avait essayé de s'arracher le cou !
Par réflexe, je l'avais relevé du dit cercueil, lui tenant la tête, surveillant l'ampleur de ses blessures. Celle de sa gorge n'était que partiellement ouverte et même si la plaie avait de quoï impressionner, la tête n'allait pas se décrocher pour autant. Deux décapités en deux nuits, cela aurait fait beaucoup...
J'avais déchirée ma manche, car les manches, après tout, servent à ça, et je l'avais plaqué sur la blessure pour stopper l’afflux de sang. Ses paupières ne s'étaient pas fermées une seule fois, mais il avait agrippé férocement mon bras, ne le lâchant plus. J'avais l'impression qu'il ne me voyait même pas. Un instant, l'idée d'une Izzy furieuse pour la robe que je lui avais volée me passa en tête mais- elle comprendra. Izzy n'est pas une méchante fille après tout.


- Hé, tu m'entends ? Sur trois de ses doigts, la chair était partie et l'os était à nu. Sur le reste, cela n'était pas joli non plus. Son visage avait des traces d’hématomes. Il s'était cogné le front contre les parois. Et son souffle... Il s'évanouit.
Turold s'évanouit, les yeux pourtant grands ouverts et la cage thoracique continuant de se soulever dans le vide, à la recherche d'oxygène qu'elle ne savait plus trouver.

Je tournais ma tête et mon regard embrassa le chemin que j'avais pris à cette époque pour nous guider jusqu'à la sortie. Je l'avais portée de mes deux bras, puis l'avait placé sur mon épaule, comme un vulgaire sac à patate. Il avait fallut deux jours à l'esclave aux yeux noirs pour sortir de cet état de choque qui lui ôtait toute réactivité. Puis j'avais dû partir, tâchant l'humeur de mon jumeau adoré d'une sombre couleur grenadine.
A mon retour tout s'était déjà mit en place. Reportant mon attention sur le garçon, je vis que ses lèvres bougeaient. La distance cependant m'empêchait de saisir ce qu'il disait, si ce dernier disait quelque chose. Je me mis à supposer qu'il parlait à Philipé et chercha à m'agripper encore un peu au fil de mes pensées. Mais une histoire ne se termine jamais sur une fin calme et cette nuit, pas plus qu'une autre, nous n'avions le droit à une once de tranquillité. Le territoire désert des Méandres, le silence aveuglant de cette nuit, tout finit par se briser sous le ramdam crée par les bruits de pas de Marjolaine.
La jeune Lycanthrope était vêtue du même imperméable noir qu'elle portait à l'enterrement. Elle ne me vit pas, ne me senti pas. Perdue dans ses pensées, elle s'aventura instinctivement jusqu'à la tombe de son père et, relevant la tête à quelques mètres seulement de son but, remarqua la présence de Turold.
Agacée à l'idée de devoir intervenir, je me contentais de regarder la Lycanthrope se glacer, comme si l'être qu'elle voyait était un revenant. Une chance pour moi, le débit sonore de leur conversation était un peu plus conséquent que celui des confessions silencieuses de Turold : Je pus en entendre quelque chose...


De quoï parlaient-ils ? De quoï pouvaient bien parler une ancienne maîtresse et son esclave ? Hé, forcément, ça n'allait pas donner dans le gentil ! Marjolaine était quelqu'un de bien, mais elle venait de perdre son père -depuis janvier déjà ! Et la douleur fait parfois agir sottement... Je le sais, en général c'est moi qui ne réfléchi pas quand j'ai mal. Ou alors qui réfléchi trop et là, ça devient réellement dangereux ! En réalité, la conversation se consacrait à des propos véhéments de la part de la rouquine, qui avait d'abord eu du mal à croire que l'esclave du paternel se soit échappé de la tombe. Bien qu'en réalité soulagée, cela ne pu que la gêner, l’écœurer de penser qu'on avait dû réouvrir cette tombe pour en extraire le petit Turold. Et le garçon s'était rapproché d'elle, car il l'adorait, la petite Marjo, qu'il avait connue aussi bien que moi bébé, à baver dans un berceau. Il lui avait attrapé ses deux mains, les mettant dans les siennes, et avait essayé de lui faire passer un message hésitant mais dégoutant de niaiserie, comme quoï elle n'était pas seule dans sa douleur, ce genre de trucs. Je plaquais ma main contre mon visage. Il le faisait exprès ou...? Non, parce que franchement, quitte à lui répondre, il aurait pu être un peu moins gentil !
Marjolaine s'était dégagée vivement, en hurlant quelque chose d'assez crétin là aussi.


" Ta présence est une insulte à mon père ! "

Bah voyons ! Comme si elle savait pertinemment que c'était pas le truc à dire ! Mais elle l'a quand même dit ! Les filles sont de sacrées peaux de vaches des fois. Car la Lycanthrope commençait à s'énerver, je me dis qu'il valait mieux que je sorte de l'ombre histoire de l'énerver encore plus de surveiller qu'elle ne bouffe pas mon jouet préféré. Elle aurait très bien pu filer comme ça, cela dit, mais je sentais une guerre des positions s'établir devant la tombe. De plus le p'tit gars était tombé à terre, abattu, et je n'avais pas envie de laisser la situation s'ancrer plus que cela.

- Re ! Lançais-je, plus démoniaque qu'une nana qui aurait trop traînée sur le net. Turold ne comprit pas ce que signifiait ce mot tout de suite et il dû lui falloir vingt secondes pour en comprendre le sens. Marjolaine pâlit à mon approche. Elle murmura bien bas...

- Il ne manquait plus que l'assassin se ramène...
- Hé ouais, t'as vu. Maintenant la fête peut commencer. A trop vouloir répondre du tac au tac, il m'arrive de dire n'importe quoï. Elle émit un genre de bruit entre le feulement et le grondement ce qui me fit rire sous cape car franchement, une Lycante qui feule c'est d'un ridicule... Mais lorsqu'elle me choppa par la gorge, vexée que je m'amuse, bah, ça m'amusa un peu moins. Pu... Rée ! La poigne qu'elle avait cette mioche ! Là, je pouvais dire que je ne l'avais vraiment pas vu grandir ! Ni venir. Rapide et puissante, c'était la classe ! Tiens, j'chuis fière d'elle pour le cou' !
- Je n'ai pas envie d'aller en prison et c'est la seule raison pour laquelle tu restes en vie ! Je ne comprends pas pourquoi tu as été relâchée mais sache bien que je vais relancer l'affaire en justice ! Elle serra plus fort et mes pieds décollèrent de terre. J'hésitais à contre-attaquer mais elle aussi avait besoin de s'exprimer un peu. C'est juste qu'en continuant ainsi, il allait me falloir des semaines pour me régénérer... Mais bon, quand elle vit que je commençais à avoir vraiment mal, elle eu le bon réflexe de me relâcher d'un seul coup, ce qui fait que je m'écrasais à terre. J'aurais pu amortir la chute mais je n'y avais pas pensé. Et même si je n'ai pas besoin de respirer, je fis même un peu semblant de tousser, histoire de lui faire plaisir. Inquiet, Turold s'était rapproché de moi mais il semblait bien trop concerné par sa situation actuel pour réellement se préoccuper de mon sort. Marjolaine, voyant que, sous un certain angle, nous étions de connivence, lâcha un...

- Tss. Aussi pathétique l'un que l'autre. Avant de tourner les talons comme si elle nous fuyait. Au fond, ce n'était pas très sympa pour Turold et tout cela. Moi je ne m'étais pas battue contre elle pour ne pas avoir à 'tuer un second Darkest'. Ou tout simplement car je l'aimais toujours assez pour ne pas vouloir me battre et la démembrer. J'ai déjà démembrer des gens que j'aime, j'essaye d'éviter au possible. Avant de disparaitre à l'horizon, j'entendis un.. Ne revenez plus jamais sur cette tombe !! Peu convaincant.

- Je reviens où je veux. Grommelais-je. Elle se prenait pour qui ? Oui, bon, la fille du mort, ça c'est clair. Mais encore ? Comment osait-elle me donner des ordres ? Je soupirais et jetais un coup d’œil à Turold qui n'avait toujours pas bougé de son socle. Prostré, les genoux sur le sol, le regard vitreux, il avait totalement oublié jusqu'à mon existence. Je lui donnais un petit coup de poing dans l'épaule et lui reprochais... Tu aurais pu intervenir. Elle m'aurait décapité que tu n'aurais même pas bronché !

- Vous auriez lâché le morceau si vous étiez vraiment en danger. Sa voix d'outre-tombe, glacée, était aussi âpre qu'elle était désagréable à entendre. Je levais les yeux au ciel. Des nuages s'amoncelaient dangereusement, le temps devenait lourd et étouffant.
Je repensais à Beyond et me tourna vers Turold. Au sol, moi aussi, j'en profitais pour m'assoir confortablement, une jambe pliée et mon avant-bras sur ce même genoux. Nouveau soupir. Il était temps de bouger de là.


- Promets-moi que tu ne chercheras pas à venger Philipé. Le garçon aux cheveux noir releva vers moi un visage défait. A son expression, je sus déjà ce que qu'il allait répondre.
- Je le ferais dès que j'en aurais l'occasion.
- Alors je te tuerais.
Et je me surpris à regretter qu'il n'y eut pas un méchant éclair pour clôturer cette phrase. Un silence s'installa avant qu'il ne se décide à reprendre, se relevant maladroitement.
- Bien ! Vous allez me changer en vampire et me tuer par la suite. Tout est déjà planifié alors ! Et je ne sus pas comment interpréter le ton de sa voix. Une chose était certaine :: Il ne plaisantait pas. Je crus y déceler un peu de cynisme tout de même.
- Tout est déjà planifié. Point. Je me relève aussi et regarde le garçon. De grosses larmes coulent de ses joues. Je les essuies de ma manche et le pousse vers la sortie. Il était plus que temps de rentrer ! Quitte à amener une sale ambiance à la maison.

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