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 That fucking song~ /OS

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Zune De Laudreuil
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partie moisir dans un coin

Feuille de Personnage
Race: Vampire
Pouvoir: Télékinésie
Look Actuel:

MessageSujet: That fucking song~ /OS   Lun 17 Fév - 10:31



Pleine nuit, Hakumei de sortie, il a soif. Turold est dans la chambre de Belphégor, il s'évertue de changer les draperies. Tout seul, il n'y arrive pas. On ne lui a jamais clairement appris à faire le ménage. Je l'aime bien, cet esclave à la peau foncée et aux yeux noir. Il a un visage doux, d'enfant, et un caractère sage et docile.

J'ai Uta, à côté de moi. Cela fait plusieurs mois depuis notre première rencontre. Je l'ai ramené de Rosaire où il n'avait plus sa place. En réalité, je ne sais si je peux encore le considérer comme le même. Il s'est passé des choses terribles pour lui, là-bas, à Rosaire. Je me suis plutôt bien amusée, je dois l'avouer. Le pauvre y a laissé sa main, moi j'y ais juste abîmé ma réputation. Le corps du garçon est couvert de cicatrices, sa psyché est en miettes. Sa main n'a plus lâché ma manche. Je vois le vide dans ses pupilles rétractées, je vois la mort lorsque son corps frissonne d'angoisse. La folie, c'est quelque chose.




J'ai un rictus. Car Uta est adorable comme ça. Plus supportable qu'avant, mais certes moins amusant. Brisé. Oui, c'est le bon mot. On a joliment joués, tout deux. Et j'aurais bien dû le tuer sur le champ de bataille. C'était pourtant la solution de facilité et je déteste ce type de solution. Uta... Devait vivre encore quelque temps. Le voyage en bateau s'est mal déroulé alors nous sommes tous deux fatigués. Il y avait cette Vampire- Alexielle, et cet esclave- Nadyyr. C'était plutôt distrayant. Oui, c'est ça.
J'ai la tête encombrée. Ça pourrait exploser. Mes pensées sont embrouillées, j'ai eu une période agitée. Je m'avance vers le canapé, m'assois dessus. Je jette un regard à Uta qui se tient debout, à côté de moi. Il fixe dans le vide, droit devant lui. Il ne sait pas quoï faire, mais il s'en fiche.


" Pitié, ne partez pas ! "

Quelle honte ! Ce n'est pas la première fois que je cède à des supplications. C'est bien la première que je pardonne à quelqu'un qui a essayé de monnayer ma vie pour sauver sa peau. Je lui lance un regard noir, il ne le remarque pas. Uta l'esclave. Je pouffe de rire. Il se retourne, me regarde, sans comprendre. Son regard est éteint, son visage ? Livide. Qu'est-ce qu'il y a à tirer d'un gars avec qui on a tant joué ?
Tss, je le préférais avec de la répartie ! Mais c'est pas comme si j'avais eu le choix. En fait, j'aurais très bien pû décider de le laisser mourir là-bas -sur le champ de bataille. Je me suis opposée à ma propre famille pour continuer un peu le jeu et puis 'il' m'a dit...


" Regagne ton honneur, va le tuer ! "

Et quand j'ai voulu tuer Uta, j'ai pas réussi.

- Crétin. Marmonnais-je. Uta sursauta.

Parce que... Parce que je m'ennuie voilà. Peut-être que je deviens trop gentille avec le temps. Ça sert à rien. Cette chanson ne sert à rien. Je regarde au plafond. Un joli plafond décoré d'étoiles parce que j'y regarde trop souvent et qu'il faut bien quelque chose à regarder. Uta n'a rien mangé depuis deux jours. C'est pour cela que ses yeux sont cernés. C'est pour ça que son moignon est collé contre son estomac et qu'il grimace de temps en temps. Ça lui fait mal. Il a perdu l'habitude de ne plus manger. Je lui dis d'aller fouiller dans le frigo et il me regarde, reconnaissant. Son regard est celui d'un enfant et je le trouve stupide. A une autre époque, il m'aurait glissé que la nourriture risquait d'être empoisonnée et qu'il ne mangerait pas sans être certain qu'il ne risquait rien. Enfin, je crois. C'était un copain avant et je me suis bien amusée avec ce gars qui parlait la langue de mon enfance. Puis j'ai fait la bêtise de le ramener dans son camp et il a récupéré ses marques. Alors on ne pouvait plus être copains. Puis il y a eu ce champ de bataille et on n'a plus pu être ennemis. Je déteste quand les événements tournent comme ça.

- Uta ? Je le rappelais et il revint immédiatement sur ses pas. La nourriture attendrait. Je vais te tuer sous peu. Une sorte de sensation gelée me traversa alors que je prononçais ces mots. J'avais fait traîner Naes des mois et des mois avec ça au point qu'un jour le clone s'était exclamé : Eh bien j'attends !
Uta tituba et s'appuya du mauvais bras à un mur. Il s'écroula au sol mais tenta de se relever aussitôt. Une larve rampant sur le sol n'aurait pas eu meilleure allure. Il m'adressa un sourire triste, hocha la tête puis se releva. Je lui dis de retourner à la cuisine, il obtempéra.
Et je me sentais mal à l'aise.
Il y avait eu cette chose- Cette histoire de prisonnier de guerre. Et c'est moi qui l'avait suggéré car je détestais cette idée de voir ce gars mourir. Et personne n'avait dit non car il pissait le sang depuis qu'il avait perdu sa main. Ce regard pitoyable qu'il m'avait lancé alors qu'il croyait qu'il allait mourir... M'a dissuadé de suivre de tels conseils. Il s'est passé de drôles de choses qui ne mériteraient pas d'être racontées. Ce général Pibbles qui lisait dans les pensées et qui s'est retourné vers moi, effrayé d'avoir vu du pornographique dans la tête du prisonnier et surtout de m'y avoir vu moi. Ce même gars qui a recousu la gorge d'Uta après qu'Alexielle l'ait attaqué, fâchée que je lui ait volé son esclave. Uta avait toujours un bandage autour de son cou, il s'était fait méchamment blessé et même mon sang n'avait pu l'en guérir. C'était... Mouvementé.
Mais tout est bien qui finit bien non ?


" La prochaine fois que tu mettras les pieds en Rosaire, ne crois pas que tu seras libre d'aller où tu voudras. "

Ooh la ferme ! J'ai un peu fait la conne mais pas trahie mon camp. Je m'étirais. Uta revint. Il avait mangé, il lui restait une miette sur le coin des lèvres. Il avait dû avoir du mal- sa gorge, elle devait toujours le gêner.
Uta~ C'est une drôle de chanson qu'on me chante là. Je n'avais pas envie de le ramener à la maison, mais la chair à canon c'est toujours bon à prendre. Je n'allais cependant pas l'y laisser. Le lâcher dans la nature pour qu'il soit le gars corrompu qui interviendra pour moi lorsqu'une situation merdera. Pauvre Uta.
J'avais failli le tuer, bien failli le tuer. C'était à la toute fin, lorsque je l'avais ramené à Sanada, ne serait-ce que pour qu'il récupère un peu de ses blessures. Et qu'il m'avait supplié de ne plus le laisser. Et que, dans cette baignoire, je lui ait tendu ce couteau et je lui ait dit que j'avais tué sa mère. Et que c'était vrai car au fond ça l'était. J'avais fait ça bien avant de le ramener, juste pour que, lorsqu'il rentrerait à Rosaire, il serait seul. Et qu'il a lâché le couteau, et qu'il a dit que c'était pas grave- qu'il valait mieux ça plutôt que je m'en aille et qu'il s'est mit à pleurer et que- C'était chiant.
Alors je lui ait dit d'embrasser mes pieds et j'ai fait une grimace quand il a obéit. Je l'ai trouvé ennuyeux à ce moment là. Je l'ai testé. Demandé de me tuer, de se tuer. Il s'est tiré dans la tête avec une balle à blanc. Il a dû avoir une sacrée frousse à ce moment-là.
Et je ne peux pas avoir plus fidèle. Car Sean, s'il m'accompagnera jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien de lui, même une once de souvenir, ne fait que me désobéir. Il risquera sa peau pour me sauver, même si je le lui interdit. Uta, si je lui dit non, il ne le fera pas. Je crois. Il ne se permettrait pas de prendre des initiatives.
Et ce fier général, Uta Hikizora, qui avait capturé une Vampire peu avant cette bataille. Celui qui m'a dit en me fixant droit dans les yeux que j'allais mourir... Eh bah il doit être mort. Car je crois bien qu'il ne reste plus grand chose du pauvre Uta.

Un jouet, une sorte de raclure inutile. Je lui murmure de s'assoir. Il le fait, à côté de moi. Je le vire du canapé et l'envoie sur celui d'en face. Je veux le voir. Sa présence, je m'en fiche. Il y va sans râler ne serait-ce qu'une seconde. A vrai dire, il n'ose moufter car je ne lui en ait pas donné l'autorisation. Mon cœur se sert. Je suis triste pour lui. Je me lève du canapé et m'avance vers le canapé d'en face, vers le jouet. C'était une mascarade, un drôle de jeu qui avait pour unique but de me faire me lever. Un pas vers lui. Je me mets à genoux en face de la chanson assise, gênée de me voir ainsi en face de lui. Puis je pose mes bras sur ses genoux et ma tête sur mes bras. Je reste comme ça et il frémit, parce qu'il se demande ce que je fais. Puis le temps passe, sans qu'il n'ose bouger. De temps à autre il frissonne car il fait froid ici. Je n'ai pas envie de bouger, de lui demander d'aller allumer la cheminée. Imbécile d'Uta.


- Tu as peur de mourir ? Il sursaute car j'avais tenu longtemps sans parler. Il me regarde. Un tic nerveux sur le coin de ses lèvres agite son visage. Il se met à trembler, cherche une réponse, se demande ce que je veux entendre. J'ai posée cette question des centaines de fois. C'est toujours triste d'avoir à la poser. Il finit par me répondre que non, c'est pas grave s'il meurt, mais il pense le contraire. Il a peur de souffrir aussi. Je le sais, ça s'est vu sur ce champ de bataille. Celui où il m'a placé cette rapière sous la gorge et où il a hurlé :

" Laissez-moi partir où je tue ce monstre ! "

Et où les Jasdavid ont éclatés de rire. Puis ils l'ont laissé partir et j'ai dû m'excuser. Et j'ai su que j'allais le haïr cordialement. J'avais cette envie, comme ils me l'ont dit, de regagner mon honneur. Mais il y a eu cette main qui a giclé et... J'attrape le pan du pantalon d'Uta. Cette main qui a giclé et ce gars à terre. Et quand j'aurais pu faire ça, il a tout simplement tourné la tête, pour ne pas me voir le tuer. Et ça m'a bloqué. Littéralement bloqué.
...Tss... " Ce Monstre ". Je levais les yeux vers le garçon qui avait perdu chacun de ses repères. Celui qui s'accrochait avec tant de force à ma propre personne. Celui qui avait sans ciller accepté le fait que j'ai tué sa mère, rejeté avec joie son nom de famille pour se voir permettre d'être mon esclave. J'avais toujours trouvée la notion de 'monstre' relative, mais là je la trouvais foutrement ironique. Mais il a jamais vraiment essayé de me tuer, et c'était donc quelqu'un que je pouvais tolérer à mes côtés. Je levais la main en l'air, à quelques centimètres du nez de cette foutue chanson. Il loucha dessus, abruti par la servitude. Je posais mon doigt sur son nez sans qu'il réagisse. J'aurais très bien pu le mettre à l'intérieur qu'il n'aurait rien dit. Au bout d'un moment, il me regarda, se demandant ce que je faisais.


- Je ne t'ai pas interdit de parler, tu sais ? Dans ses yeux, je voyais bien qu'il n'avait rien à raconter. Je pouvais presque entendre une douleur sourde crier dans sa tête. Ce qui s'était passé... Le plus humilié dans cette affaire, dans cette mauvaise idée, c'était bien mon Uta. Il était parti d'être libre, promis à un grand avenir pour se faire capturer et revendre comme esclave sur un autre continent. Puis il est retourné chez lui, est redevenu quelqu'un, juste avant de tomber bien plus bas qu'il ne l'avait jamais été. Et pourtant il a peur de mourir. Tu essaieras de me tuer lorsque je vais essayer de te tuer ? Question sadique. J'étais sadique car blessée. Je lui en voulait toujours. Il me répondit que non. Ses yeux étaient trempés, une de ses larmes me tomba sur la joue. Il s'en excusa. Il n'allait pas essayer de me tuer, je le savais depuis le début. Parce qu'il s'était tiré dessus quand je lui avait demandé de le faire. Je tentais de le faire réagir mais ne faisait que l'enfoncer plus dans ce désespoir-ci. J'étais arrivé à bout de ce jouet depuis quelques temps déjà. Je n'avais jamais autant torturé quelqu'un. Tu me défendras si l'on m'attaque ?
Il me dit oui. Et je continuais le flot de questions auxquelles il répondait patiemment, toujours de plus en plus triste. Et je continuais d'en poser, toujours de plus en plus mal à l'aise. Et il ne s'énervait pas, mais moi si. Dis-moi non ! Je suppliais du regard mais c'était peine perdue. Le jouet était cassé, la chanson était fausse. Et on avait la nuit à tuer, à défaut de soi-même. Et je l'avais déjà trop testé. Il obéissait au moindre de mes ordres, même si cela allait contre les principes les plus chers qui l'avait eu. Il ne bronchait pas, mais agissait. C'était une arme utile. C'en aurait été une si cette main n'avait pas volée dans les airs. Un instant, j'eus un sourire. Je me relevais et fixais l'ex-général Hikizora droit dans les yeux. Viens, je vais t'entraîner à te battre avec une main en moins !

Il n'y avait pas d'idée derrière tout cela. Juste du temps à perdre. Au moins, ainsi, il pourra m'être utile. Je ne redoutais pas de lui confier une arme et lui jetais même une rapière qu'il eut du mal à ramasser. On pouvait bien s'amuser d'une façon ou d'une autre. Hmm' ? " Regagner un honneur " ? Quelle connerie ! Depuis quand en ais-je un ?

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