Our Lands
Hé... Non ! Étranger, ton chemin s'arrête ici.
Our Lands est un forum-privé ! Tu n'auras le droit de t'y inscrire qu'après avoir remplis les critères requis dans les autres continents !
A ta droite se trouve quatre autres lieux de cette planète. Dreadful ; Fantastica ; Rosaire ; Nórë.
Choisis ta destination !


Chut.
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Réflexions Douteuses /OS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zune De Laudreuil
avatar

partie moisir dans un coin

Feuille de Personnage
Race: Vampire
Pouvoir: Télékinésie
Look Actuel:

MessageSujet: Réflexions Douteuses /OS   Mer 27 Nov - 18:24



La nuit venait de tomber. J'étais assise sur le sol de ma chambre, épuisée, Naes -ou plutôt Sean, actuellement, endormit sur mes genoux. Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer alors je fis un peu des deux, tout en faisant attention à ne pas trop le secouer ce faisant.
Je n'ai jamais été du genre très expressive et ce dès mon plus jeune âge. Les sensations se sont bien trop vites refermées à mes doigts curieux. Mais il traînait à cet instant même dans la pièce une sorte de parfum de folie.
Ruko était passée la nuit précédence. Je ne sais pour qu'elle raison Sin avait décidé de carrément "péter un boulon". Mais de ceux qui le font se transformer en poltergeist. Je m'étais donc retrouvée avec un fantôme enragé sur les bras, plus perdu dans le passé que le présent, si vous voulez mon avis. Visiblement il lui avait fallut tout ce temps pour assimiler les souvenirs qu'il avait récupéré en mourant. Ce qui est d'ailleurs étrange car peu y gagnent à mourir... Sauf Sin. Sin, quand il meurt, il récupère ses souvenirs et une vitalité surprenante.
Enfin bref, là n'est pas le propos.
Il faisait donc bien nuit et j'avais passée celle d'avant à essayer de le raisonner. Lorsque j'avais vu que cela ne marchait pas -je venais alors de me prendre une lampe de porcelaine à travers le corps et Dieu sait que j'aime pas me faire transpercer quand je ne l'ai pas demandé... J'ai appelée Ruko à la rescousse. Elle est venue, mais à contrecoeur. Par la suite, elle m'a demandée "pourquoï elle ?" était-ce parce que je savais qu'ils se connaissaient ? Grands Dieux, non ! C'est tout simplement car elle était la seule à savoir garder son calme au point que cela déteigne sur l'ex petite Goule. Et finalement, ça a marché.
On a un peu discutés, tous les trois, surtout histoire de rassurer l'enragé. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoï Sin n'arrivait pas à contrôler ses pétages de plomb. Cela doit être plus dur d'être un Fantôme que ce que j'imaginais... Sinon, cela fait douze heures qu'il dort... Épuisé ? Noooon ! Mais nooon !
J'avais désormais un bandage bien serré autour de mon torse. La lampe de chevet était conséquente. Au final, c'était un peu le même type de bandage qu'il s'était trimbalé tout le temps où nous étions ensembles. J'ai été aussi un peu jalouse d'apprendre que Ruko le connaissait depuis plus longtemps que moi -et le fait qu'elle le prenne comme un ami me gênait car j'allais culpabiliser si je le faisais souffrir. Bref, Sin était désormais un petit peu moins à moi et un rien plus à elle. Même si l'éternel adolescent n'avait pas montré de signes d'irrévérences.
Je pense qu'on peut comparer ce qui venait de se passer à une crise d'angoisse. La crise venait de partir et le pauvre était épuisé, vidé de toute énergie. De temps à autre, un médaillon qu'il portait autour du cou scintillait, illuminant la pièce et m'ayant fait passer une sacré mauvaise journée !
C'était une sorte de pendentif creux, un cercle en réalité, qui illuminait d'une lueur violette. Il tenait dans ma main mais était bien trop chaud pour que j'accomplisse cet acte. Le toucher revenait à me brûler aussi me demandais-je s'il était en argent. Une petite plume y était accrochée et il est étonnant qu'elle n'ait pas brûlée. Il n'y avait aucun moyen pour moi de savoir d'où il tenait ce pendentif. En réalité, j'aurais très bien pu le harceler jusqu'à ce qu'il finisse par me l'avouer mais... Son refus m'avait vexé et j'avais définitivement perdu tout intérêt pour le bijou. Je me doutais qu'il avait quelque chose d'un tant soit peu magique, car cet idiot a la mauvaise habitude de traîner avec les Nécromanciens. Mais son effet ? Aucune idée. Peut-être cela joue-il sur sa force psychique ?
Je pockais doucement sa joue. Ses paupières se plissèrent en guise de réponse et j'entendis un léger grognement de sa part. Ma blessure me faisait encore mal.. Rien d'étonnant en fait, je m'étais joliment faite transpercée. Je n'osais pas encore y toucher et pensa juste à autre chose. Des images de la nuitée dernière me revenaient en tête ce qui me fit sourire. J'aimais à voir ce visage innocent teinté de désespoir, même si, sur le moment, c'était jamais trop cool. Au final, ma fille en avait fait plus que moi en le forçant à se changer les idées. Moi, j'étais plutôt à court de ressources à ce moment-là. J'avais tendance à paniquer en même temps que lui.
Il avait décidément un très beau visage. De ceux qu'on oublie jamais. Je savais bien que celui que je voyais en ce moment-même n'était qu'une sorte d'illusion. Après tout, le clone dont il occupait le corps était passé par de nombreuses étapes de chirurgies esthétiques pour lui ressembler à ce point... Et encore ! Les traits n'étaient pas parfaits. La forme du visage, notamment, mais je remarquais que même le nez était adoucit par rapport au modèle original.
Celui de Sin était bien plus beau. Mais maintenant... Il n'y avait plus moyen de faire quoïque ce soit avec le corps. J'aurais mieux fait de m'en débarrasser mais le garder à portée rassurant le petit violet, le réconfortait dans l'idée qu'il n'était pas totalement sans attaches. Pour ma part, j'avais enfermée le cadavre dans un des placards et je ne m'y aventurais désormais plus. Cela valait pourtant un cri d'effroi de la femme de ménage lorsque celle-ci oubliait qu'il s'y trouvait.
Ah... Sin. Ce n'était pas autant le fait que son apparence physique m'ait tant obsédée... Car après-tout, ce n'était pas la mienne, non ? C'était le fait qu'il m’appartienne. Cette notion d'appartenance valait bien de l'or et c'était quelque chose d'agréable, un privilège d'être une Maîtresse, au final. Les Esclaves ne pouvaient connaître cette sensation grisante d'avoir une vie piégée entre ses doigts. Le fait qu'elle soit de qualité n'était qu'un bonus. S'y attacher... C'était aussi un luxe. J'avais possédée, au cours de mes années de vies, bien trop d'esclaves pour pouvoir les compter. Certains mourraient très vite, parfois trop, et d'autres me duraient des années, un peu comme celui qui dormait sur mes cuisses à l'instant même. Ceux que j'avais aimés étaient bien rares. Certes, pas au point de se compter sur les doigts d'une main, mais rares tout de même. C'était toujours mon but premier: S'y attacher pour gagner un semblant de sensation. Car plus que jouer, c'était ressentir qui m'intéressait. Je voyais mon corps et mon âme se transformer tout doucement en pierre et cette sensation me glaçait jusqu'au os. Le fait d'être vivante, visiblement, ça n'était pas donné à tout le monde. Les Vampires sont morts de naissance mais les sensations restent pourtant durant des années... Avant de s'effacer. Avant de devenir un idiot placide sans véritables réactions. Qui ne peut ni souffrir ni aimer. Ma hantise.
La question était désormais "et maintenant ?". Il commençait à perdre pied, cela se voyait. Et alors ? Alors combien de temps allait-il être capable de rester ainsi ? De survivre en possédant un clone ? Combien de temps avant que sa forme fantomatique ne s'émousse et qu'il oublie tout ? Je m'étais longuement isolée des Fantômes mais j'avais globalement compris leur fonctionnement avec ces quelques mois passées en leur présence. Je savais que s'il n'y avait pas de ligne directrices, un Fantôme disparaissait. Et lui ? Combien de temps lui restait-il en ce monde ?
J'avais longtemps penser aux solutions alternatives qui s'offraient à lui. Je savais qu'il en existait. Il y a toujours moyen de s'arranger avec des Nécromanciens. De forcer sa pauvre petite âme à intégrer un corps mais... Cela reviendrait à une renaissance. Il perdrait définitivement tous souvenirs. Et une âme sans souvenirs, ça sert à quoï ? Son caractère, on me l'a assez répété, n'était pas le même durant son enfance que désormais. J'aurais un Mistigri numéro deux, un petit être totalement innocent et je devrais attendre qu'il grandisse, au fil des épreuves, pour le former du mieux possible. Et je n'avais plus cette patience. Pas... Ce siècle. Ce siècle ne devait pas se perdre en manœuvres inutiles. Tout devait aller très, très vite.
Et puis, soyons lucides, il m'était largement plus utile dans cet état qu'avec un corps humain. ...Sin... Rêvait-il ? Est-ce que les Fantômes peuvent rêver ? Son visage -celui de son corps d’accueil, restait impassible. Comme éteint. Ses crises de jalousie me faisaient rire. Durant une période, il ne pouvait supporter Naes et s'évertuait à bousiller son corps d’accueil. C'est idiot. Quand on a un jouet, il faut en profiter ♪ Enfin, c'est pas si grave. Ruko était en bas, à l'étage du dessous. Elle était réveillée car j'entendais le bruit de la machine à café. Probablement en train de s'ennuyer, elle ne tardera pas à rentrer chez elle.
Et moi, cette nuit... Qu'allais-je faire ? Il était tout à fait stupide de rester plus longtemps assise là, par terre -je commençais à avoir des crampes. Malgré tout, réveiller mon jouet me gênait. Rien que l'idée de le faire. Le pauvre s'était tellement débattu parmi ses souvenirs qu'un peu de repos devait lui faire le plus grand bien. Mes doigts frôlèrent sa nuque, mes ongles lui déchirèrent la peau, sans que j'y fasse attention et bientôt un liquide rouge coulait le long de sa gorge. Oh, zut. Pas fait exprès. C'est un réflexe.
Le sang dégoûtant d'un résultat de clonage de clone puait. Et je fis une grimace en réaction à cette odeur.
En dehors des combats, je dépérissais. Et je me doutais que c'était pareil pour mon jouet. Je commençais sérieusement à envisager de nouvelles vacances à Rosaire, histoire de buter de l'armée humaine. Être au plus fort de la bagarre, et de temps à autre se faire attaquer par les sbires des Wolfberg ? Pourquoï pas ! Dormir dans une tente ou sous la terre pour se protéger du soleil, passer des jours et des jours à marcher sans même courir pour arriver, après toutes ces heures d'errances, dans une ville dévastée ? Piller ce qui reste puis reprendre sa route... Toute la poésie de l'aventurier. Bien sûr, c'était carrément suicidaire et je m'en sortais rarement sans blessures. Mais c'était toujours drôle et le chaos est magnifique, vu de près. Ici... Il n'y avait pas d'animations. Les plus forts ont gagnés, et alors ? Les Rebelles dépérissent de l'intérieur, la Milice tourne comme une horloge huilée... Même les Gaïens sont sages, même si on entend parler d'un massacre ou l'autre de temps en temps... La prochaine fois que je part en vacances, je n'y irais certes pas toute seule ! J'emmènerais Raracha ou... Beyond. J'y pense souvent et je crois que la guerre pourra lui faire les pieds ! Belphégor, par contre... Il avait plus ou moins raté son coup. C'est pour ça qu'il aime pas Rosaire... Car il s'était bêtement fait avoir par sa propre famille !
Puis... Je pourrais en profiter pour rendre visite à maman !

_____________________________________________________________________________________

<< Il pleut de la neige, il neige des cadavres! >>
Revenir en haut Aller en bas
http://our-lands.monempire.net/
 

Réflexions Douteuses /OS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Réflexions Pour Une Haïti Meilleure
» Réflexion sur la question constitutionnelle aujourd'hui
» Grandes Réflexions... [PV : Nuage d'Eclipse]
» Les cicatrices [réflexions d'Eileen : ce qu'elle ressent et ses "pistes d'enquête"]
» Réflexions métaphysiques

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Our Lands :: Chambre de Zune-