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 '~Carnet d'Adresse~'

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Zune De Laudreuil
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Race: Vampire
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MessageSujet: '~Carnet d'Adresse~'   Jeu 25 Juil - 10:46

• รยเνคภtє •





Puppet
Sabrina Huntress


Surnom : Heuu
Age : 45ans
Race : Marionnette
Capacité : Bonne force physique / Se défend bien avec une arme blanche
Sexe :

Maître/Docile ou Rebelle ? Docile
Emploi : Bonne de la Demeure De Laudreuil
Lieu d'habitation : Manoir De Laudreuil
Situation : Esclave
Si oui pour ? : Zune de Laudreuil

Il est vrai que les Marionnettes chargées de garder la demeure de Zune ne l'attirent pas tellement et elle préfère les considérer comme de bons amis plutôt que comme des amants divertissants. Sabrina est donc une des rares "amies" de Zune. Cette dernière est âgée de 45ans, ce qui signifie qu'elle n'est plus de première jeunesse. Ainsi le corps de porcelaine de la damoiselle a tendance à tomber en lambeaux, et la marionnette s'écroule sous son propre poids. Si elle est dans cet état, c'est que Sabrina est une marionnette de "récup". Elle a été trouvée, abandonnée dans la rue et Zune ne s'est pas trop posée de questions avant de la ramener chez elle. Sabrina a un caractère calme et est totalement dévouée à celle qui lui a offert un foyer. Malheureusement son côté gentil prendra souvent le pas sur les ordres et elle pourrait désobéir sur un coup de tête si cela lui permettait d'aider quelqu'un dans le besoin.

Cependant depuis quelques temps 'Sabrina' n'est plus ce qu'elle était. Fragile, elle se brise de partout et a du mal à tenir sur ses deux jambes. Elle a donc été plongée en 'sommeil' en attendant que Zune trouve qu'en faire.



• ς๏קเภє •





R.D.
Rlina


Surnom : Rlirli
Age : 7ans
Race : Expérience
Capacité : Se nourrit via photosynthèse et eau
Sexe :

Maître/Docile ou Rebelle ? Rebellement Docile
Lieu de naissance : Laboratoire Cinq Flèches (Memory)
Emploi : Jardinière
Lieu d'habitation : Manoir De Laudreuil (temporaire)
Situation : Esclave
Si oui pour ? : Zune de Laudreuil


_____________________________________________

• Uta Hikizora •




CRÉDIT - AVATAR


Âge : 19ans
Race : Humain
Point(s) Fort(s) : Expert en stratégie militaire
Point(s) Faibles(s) : VOTRE RÉPONSE ICI.
Sexe :

Maître/Docile ou Rebelle ? ~
Lieu de naissance : Rosaire
Emploi : ~
Lieu d'habitation : ~
Situation : Célibataire
Mère biologique : Noemi T. Hikizora
Père biologique : Hitoshi Hikizora
Caractère Original : Il est plutôt difficile de cerner Uta. Son caractère dépendra surtout de la personne en face de lui. Tantôt capricieux, tantôt serviable, il se retrouve parfois dans d'immenses pétrins sous peine d'avoir trop longtemps joué double-jeu. Il n'aime pas se prendre la tête mais paradoxalement aura tendance à tout calculer. "Déformation professionnelle", dira-t-il, car ses parents l'ont formés à être un fin stratège. Il n'est pas foncièrement méchant et pourra même se laisser faire s'il trouve que ça ne vaut pas le coup de se battre. Il est d'un naturel instable et aura tendance à baser ses choix sur un coup de tête.
Caractère Actuel : On ne peut pas vraiment dire que rencontrer Zune lui ait été bénéfique. Bien que cette dernière lui ait sauvé à deux reprises la vie, elle en a aussi fait un enfer perpétuel. Tuant sa mère (de manière totalement impunie et tragique) et laissant en vie son père pour le condamner à une folie destructrice, jouant avec Uta comme s'il s'agissait d'une marionnette, s'arrangeant pour faire prisonnier ce pauvre garçon qui avait commit l'erreur de flancher une fois sur le champ de bataille. Son séjour à Rosaire reste le pire souvenir de son existence. Ayant enfin remonté la pente pour la dégringoler plus brutalement par la suite, Uta ne s'en est jamais remit et est devenu une poupée brisée, docile à en perdre la vie s'il s'agissait d'un ordre.
Physique : Un regard déterminé au point d'en être presque effrayant, aux pupilles couleur caramel chaud, voilà la première chose que l'on remarque chez Uta. Typé 'Rosarien', ses yeux sont fins et ses pupilles grosses, sa peau légèrement tannée garde une couleur proche de l'orange. Il a les traits fins, presque trop, dont un visage long et ovale. Son nez est long et droit, ses lèvres pulpeuses. L’extrémité de ses oreilles est plate, comme si ces dernières avaient étés découpées. Des cheveux lui tombant jusqu'aux épaules, décoiffés, encadrent son visage. Couleur crème, ils sont extrêmement difficile à peigner et par conséquent toujours emmêlés. Il n'est pas très grand (un mètre soixante et onze) mais n'est pas si maigre que cela (cinquante deux kilos), à vrai dire, qu'importe qu'il mange ou non, son corps est composé de telle façon qu'il ne maigrit ni ne grossit. Il garde, s'il le peut, des bandages sur ses mains dû à de nombreuses engelures ayant grignotées ces dernières.
Histoire : Text


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Izzy Berger
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au laboratoire Cinq Flèches

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Race: Vampire
Pouvoir: Hypnose
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MessageSujet: Re: '~Carnet d'Adresse~'   Mer 2 Avr - 7:56

• Sujet 895 •



Calne Ca

Surnom : Jumon |呪文| ; La Créature de la Cave (attribués par Zune)
Âge : (✞) Décédé à 6ans
Race : Expérience
Pouvoir : Gravité
Point(s) Fort(s) : Manie sa main droite comme s'il s'agissait d'une épée
Point(s) Faibles(s) : Capacités physiques faibles
Sexe :

Maître/Docile ou Rebelle ? Docile
Lieu de naissance : Laboratoire Cinq Flèches
Lieu d'habitation : Une cave de l'Heart
Physique : Le sujet est pourvu d'un petit visage ovale avec des pommettes prononcées. Son corps est frêle, il fait un mètre soixante-huit pour environ trente-neuf kilos. Sa peau est de couleur beige laiteux, légèrement blanchâtre dû à une sérieuse carence en vitamine D. Ses membres sont filiformes, tremblants. Sa main droite comporte uniquement trois doigts, ces derniers ressemblant plus à trois griffes qu'autre chose. Son visage est rongé par une bactérie lui ayant attaqué une bonne partie de la chair, aussi le sujet est-il mit sous masque pour limiter la contagion. En subsistent deux yeux. L'un gris avec, au centre de la pupille, cette couleur rouge propre aux Guerriers de Gaïa, race dont le sujet est extraite, et l'autre totalement rouge, sans iris, boursouflé et laissant apercevoir de petits appendices blancs à l'intérieur de l’œil, probablement des sortes de crocs. Ses sourcils sont fins, finement arqués et leur disposition les rends peu longs. Ses cheveux sont de couleur châtain, virant sur le rouge au niveau de leurs extrémités, telle une teinture qui s'en irait avec le temps.
Histoire : L'Expérience 895 concernant les tests des maladies contagieuses propres aux Guerriers de Gaïa est l'une des rares expériences à n'avoir jamais haït Izzy Berger. Il faut dire que cette dernière n'avait strictement rien à voir avec sa création. Leurs chemins n'auraient même jamais dû se croiser si, lors d'un détour rapide dans la zone de quarantaine, elle n'avait pas été la première personne à prendre la peine de lui répondre. Il s'agissait pour Izzy d'une gaffe monumentale concernant ses propres principes et cela ne devait, bien entendu, pas en rester là. S'occupant d'une de ses expériences, détenue deux cellules plus loin, elle dû bientôt supporter les constantes interpellations, plus ou moins criées, du numéro 895 qui cherchait désespérément un contact 'humain'. Si les termes utilisés par la scientifique excédée étaient des plus cinglants, la pauvre créature ne s'en découragea pas pour autant et prit chaque réponse pour une fugace victoire. Le temps aidant, il en vint à attendre impatiemment l'heure de la journée où Izzy passerait devant sa cage. Son prénom, qu'il avait obtenu dans un moment de faiblesse de la Vampire, résonnait dans tout le bloc de quarantaine et Izzy devint la risée du laboratoire. Plutôt que de songer à le bâillonner, voir même à le faire taire définitivement, elle obtint du collègue en charge de l'Expérience de la laisser le transférer dans ses locaux. Une fois là-bas, ayant en permanence la scientifique sous les yeux, l'étrange petite créature se tut.

Et une autre idée fixe s'incrusta dans sa petite tête. Ce fût celle de devenir, lui aussi, un scientifique. L'idée fut pourtant assez mal accueillie. 'Comment veux-tu', lui demanda la Vampire 'prétendre travailler avec si peu de connaissance ?'. Le numéro 895, outré, répliqua qu'il ne pourrait effectivement aider en rien si on ne se décidait pas à lui apprendre quelque chose !
Car il ne savait pas lire, Izzy ne rechigna pas à lui laisser un livre d'anatomie, persuadée qu'il allait abandonner cette ambition insensée après avoir fait face à son propre échec. Cependant l'Expérience ne se découragea pas et ce fut après des semaines de balbutiements incompréhensibles devant le livre qu'Izzy s'installa devant la cage, lui arracha l'ouvrage des mains et se mit à lui en faire la lecture.
Une seule fois suffit pour que la créature retienne l'intégralité du livre.

Bien que, considérant qu'il n'avait jamais eu à user de ses facultés intellectuelles, un tel effort de compréhension pour un livre dont il en avait déjà mémorisé depuis des semaines les caractères n'avait rien d'aussi surprenant, Izzy en fut assez chamboulée pour reconsidérer la demande de l'Expérience. Elle hésita longtemps, revint sur sa parole plusieurs fois et loupa plusieurs journées de repos à se ronger les sangs sur la question. Elle finit malgré tout, après avoir vérifié qu'il n'était contagieux sinon pour les Guerriers de Gaïa -qui n'étaient admis au laboratoire qu'à l'intérieur de cages-, de le prendre sous son aile, comme assistant. La Vampire avait désespérément besoin de contacts elle-aussi et bien qu'elle cachait judicieusement ses sentiments, elle était contente que quelqu'un supplée à Neron en tant qu'assistant et, chose qu'elle se refusait à admettre, en tant que confident.
Le dévouement dont fit preuve la pauvre créature fut telle que, les mois défilants, il arrivait parfois à la scientifique de le considérer comme un être vivant plutôt que comme l'amas de chair grouillant qu'elle voyait en le regardant lorsqu'elle songeait à sa provenance. Quant à l'Expérience en lui-même, bien qu'il fut assez intelligent pour comprendre ce qui se passait autour de lui, il ne cherchait pas à prendre les devants, n'arrivant pas à jauger les actes d'après leur finalité. Il comprenait lorsqu'il s'agissait de trancher tel muscle ou de déclencher telle réaction physique, mais le principe même de races lui échappant, il se contentait d'apporter tel outil ou tel sérum pour permettre à sa supérieure une plus grande efficacité. Il ne se considérait pas comme une Expérience parmi d'autre et il distinguait quatre catégories. Lui, Izzy, les autres scientifiques et les Expériences. S'excluant lui-même de sa propre race, il ne voyait aucun mal à la trahir et regarda sans ciller beaucoup des siens agoniser.

Tout se précipita un malheureux jour où, affaiblit par les maladies le rongeant, dûes à son but initial, il ne vit pas un coup de griffe venir d'une des créatures qu'il était chargé d'anesthésier. Le choc lui trancha en partie la gorge et l'Expérience en profita pour tenter une évasion. Une fois la créature rattrapée, maîtrisée et tuée, Izzy eut la mauvaise surprise de voir baignant dans son sang, sur le sol du laboratoire, celui avec qui elle avait passé tant de temps.
Le tempérament impulsif d'Izzy Berger est célèbre, cependant jamais décision hâtive n'a autant été mise en doute et regrettée par la suite. Donnant une quantité de son sang assez importante dans le but de le sauver, elle tourna le numéro 895 en Vampire. Du moins en une sorte de Vampire car ses facultés s'en trouvent altérées par rapport aux Vampires. Une fois nourri au sang Vampirique, les maladies contagieuses hébergées par le frêle corps mutèrent et devinrent dangereuses pour les scientifiques eux-mêmes. Car telle transformation n'avait pas été tentée, le sujet fut gardé en vie mais retrouva la zone de quarantaine. Izzy perdit toute permission sur ce dernier et, officiellement, perdit également le droit de lui rendre visite.
Chose insoutenable qu'elle enfreint au bout de la troisième nuit. Elle lui rendit visite tous les quatraine, durant deux semaines. Ces deux semaines, elle vit la santé du sujet de tests dégringoler et il arriva qu'elle n'avait jamais éprouvé autant d'empathie pour une créature née artificiellement. A la fin de cette période, Izzy s’évanouit. Cette perte de connaissance était dû à une anémie et à un surmenage. Cela lui arrivait souvent et elle passait alors plusieurs jours à dormir sans s'éveiller. Lorsqu'elle reprit conscience, elle était dans la salle de repos du personnel. Une infirmière, penchée sur elle, réajustait une perfusion. Dans cet état spécial de panique que l'on doit à un réveil trop brutal par rapport à un sommeil trop intense, elle se précipita dans la salle de quarantaine avant de pousser un cri terrible. La fenêtre, grande ouverte, laissait échapper un soleil des plus brûlants. Quelque chose poussa Izzy en arrière et elle recula, blessée et impuissante, jusqu'au couloir où, à l'abri de cet astre infernal, elle vit dans une douloureuse clarté se consumer celui pour lequel flanchaient ses principes.

Lorsque le sujet 895 reprit connaissance, il fut submergé par la sensation d'étouffer. La douleur d'un corps se consumant revint à son esprit et chacun de ses os semblait fondre sous cette sensation toute-puissante qu'il était bel et bien mort. Regardant autour de lui, ses yeux blessés ne virent qu'une immensité noir et son nez tarda à reconnaître l'odeur du sang, qui lui avait pourtant été nécessaire durant de nombreuses nuits. Alors que la raison revenait lentement, au fil des heures, il sû qu'il avait quitté le laboratoire. Une odeur gênante, de pierre sale, se mélangeait à celle du sang. Il lui fallut plusieurs nuits pour que les sens lui reviennent un peu plus et qu'il comprenne qu'il était enfermé dans ce qu'il apparentait à une boite rectangulaire, son corps baignant tout entier dans un liquide rouge qu'il commençait à cerner. Le couvercle du cercueil finit par sauter et l'Expérience gémit face à la douleur qui découla d'un tel effort. Il regarda autour de lui, la quasi-obscurité du lieu l'aveuglant par rapport à la noirceur du cercueil. Peu loin de lui, une Vampire, affalée sur le sol, ronflait bruyamment. 'T'es réveillé ?' Cette Vampire, c'était Zune. Ayant vu en l'Expérience une faille dans la détermination de sa sœur, elle avait remué ciel et terre pour récupérer les cendres de la pauvre chose, le ramenant à la vie par la méthode basique de résurrection Vampirique. La Vampire se présenta et 895 se retrouva incrédule d'apprendre qu'Izzy avait une jumelle. Il en vint à se demander même si elle n'avait pas d'autre famille. Puis il comprit quelque chose de terrible : Si pour lui le monde s'était arrêté au laboratoire, Izzy elle avait eu une vie à côté de ce lieu, il n'avait jamais compté tant que ça pour elle !
Ses craintes furent confirmés lorsqu'Izzy elle-même fit son apparition du haut des escaliers. Il l'avait comprit, maintenant, il était enfermé dans une sorte de cave. Lorsque quelqu'un entrait, la lumière en provenance de l'extérieur, celle qui l'aveuglait, avait quelque chose de céleste. Cependant Izzy, au lieu d'être de cette douceur angélique, eut une moue de dédain. Serrant les poings, elle plaqua contre le mur la pauvre Zune qui dérapa et dégringola l'escalier. Les paroles de la Vampire grise furent dures car elles étaient dictées par un égo blessé. Elle reprocha avec véhémence à sa sœur d'avoir à nouveau ternit sa réputation au sein du laboratoire et aussi d'avoir lâché en ce monde un danger tel que celui qui se trouvait là. Si le laboratoire venait à l'apprendre... Il se pouvait qu'il les tuent tous, sans montrer la moindre clémence ! Zune, crachant le sang dû à sa chute maladroite, répliqua d'un ton qui se savait agacé qu'il 'n'y a aucun danger car il est considéré comme mort ! De toute manière il ne sortira jamais d'ici !' et la sentence fut dure à accepter pour l'Expérience.
Au fil du temps, cependant, Izzy se familiarisa à l'idée que l'Expérience était toujours en vie et, un jour où elle se sentait en grande détresse, alla lui parler, le priant de l'excuser. Il fut plus qu'heureux d'accepter ces excuses et leur relation revint vite à la normale. Izzy parlait de ses travaux ou restait là, silencieuse, et il se contentait de la soutenir, trouvant de temps en temps le bon mot pour la rassurer. Les deux sœurs Vampires lui apportaient régulièrement des bouteilles de sang frais et lors d'une des rares fois où elles se trouvèrent toutes deux dans cette cave, Zune suggéra qu'on appelle désormais l'Expérience 'Jumon'. Izzy s'offusqua à l'idée de lui donner un nom mais finit par admettre que la consonance lui plaisait.

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Kate Yokune
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se trouve au QG Rebelle

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Race: Métamorphe
Pouvoir: Gêle l'air ambiant
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MessageSujet: Re: '~Carnet d'Adresse~'   Lun 24 Nov - 0:02

• Frozen •




CRÉDIT - AVATAR
Nom d'enfance : Blue
Surnom : Frozen
Âge : Deux ans et quelques mois
Race : Expérience
Pouvoir : Métamorphose, double-vue
Point(s) Fort(s) : Rapide, agile
Point(s) Faibles(s) : Irréfléchie
Sexe : ? (jamais vérifié)
Maître/Docile ou Rebelle ? Rebelle
Lieu de naissance : Laboratoire Cinq Flèches
Emploi : Rebelle à Fantastica
Lieu d'habitation : QG Rebs
Situation : Célibataire
Parenté : Nulle. Crée par Izzy Berger, adoptée par Ruko.
Physique : (forme humaine) Un mètre cinquante six pour quarante kilos. Elle semble maigre mais fait preuve d'une force surprenante. De bons crocs, tranchants. Ses cheveux tenus en queue de cheval haute (faisant penser à un ananas) sont noirs, méchés cyan, couleur partagée par ses yeux bridés. Elle porte un cache-oeil sur l'oeil gauche, sans raison apparente. Ses sourcils font penser à deux points de couleur apposés sur son front. Son visage est fin, triangulaire, idem pour son nez et ses petites lèvres. Elle n'a pas la moindre trace de poitrine et on lui donnerait entre douze et quatorze ans. Ses vêtements sont volontairement courts, indécents, quand elle ne porte pas son uniforme.
Son sang est bleu acier et corrosif.



(forme animale) Bâtarde chien-loup d'une bonne taille, le pelage est noir malgré quelques détails rappelant la couleur cyan (dont les yeux qui restent les mêmes d'une forme à l'autre). Sous cette forme, son sexe n'est pas défini (soit mâle, soit femelle, dépendant de son humeur). Sa queue animale est parsemée d'yeux semblables à ceux trouvés sur les plumes de paons.



Morale : Totalement déjantée, la demoiselle (lorsque c'en est une), n'a aucun sens du danger. Très bonne combattante, elle ne semble pas se poser de questions par rapport au fait de prendre une vie. Elle est hyperactive et ne tient jamais en place. La nourriture est l'une de ses grandes passions et elle mange comme six. Elle résiste facilement à la douleur et est d'une détermination sans faille. Crée pour protéger Ruko, elle effectue le boulot sans rechigner, ni même se rappeler réellement des origines de sa mission. Le temps aidant, elle en est venue à l'aimer fortement et a tendance à devenir jalouse pour un rien.


_____________________________________________________________________________________



Without the mask...
Where will you hide ? ♪
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Zune De Laudreuil
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partie moisir dans un coin

Feuille de Personnage
Race: Vampire
Pouvoir: Télékinésie
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MessageSujet: Re: '~Carnet d'Adresse~'   Mar 23 Juin - 0:15

Anthem




Archer - Fate Stay Night
Âge : 23ans (01/02/2742)
Race : Humain (hybridation Yōkai remontant à plusieurs générations)
Point(s) Fort(s) :
Point(s) Faibles(s) : Peur dans le noir.
Sexe : Asexuel
Lieu de naissance : Cité du Feu, Fantastica
Statut : Esclave
Lieu d'habitation : Dreadful, auberge
Mère biologique : N°8663256
Père biologique : N°8663255
Frère et sœur : Turold Darkest ; une sœur ainée ; une sœur cadette. Issu d'une Ferme à Humains, il ne connait évidemment personne de sa famille.

Physique : La peau café au lait héritée de sa maman, le cheveux fortement ondulé et châtain très foncé, presque noir, Anthem possède un œil noir, celui de gauche. Il faut preuve d'hétérochromie concernant l’œil droit qui se trouve rouge vif. Ni la couleur noire ni la rouge vive ne sont normale concernant des yeux humains et sont probablement le résultat d'un hybridation avec une espèce Yōkai remontant à plusieurs génération. Il tient les yeux vairons de sa mère et la couleur rouge de celui de droite de son père. Son visage est fin et agréable bien que sans cesse déformé par des mimiques se rapprochant de la grimace, incontrôlées.

A cause de son rang d'esclave, ce dernier a subi plusieurs modifications inspirées du traitement infligé par le centre de dressage Black Roses: Il a les tendons des poignets coupés, ce qui l'empêche de serrer les poings. Les muscles de la mâchoire ont subis le même traitement pour un résultat similaire. Ses yeux, brûlés au sel, ne lui permettent qu'une vue globale et floue. Ses cordes vocales lui ont étés retirés, de manière à ce qu'il n'émette plus le moindre son et, recouvrant la cicatrice de cette dernière opération de rubans rouges, un piercing corset a été installé à l'avant de la gorge. Le même est présent dans le dos, le long de celui-ci. Juste en bas de ce même dos se trouve le sceau des De Laudreuil (un triangle élaboré) brûlé au fer rouge. Sur l'épaule droite se trouve gravé à la lame celui de la famille Serkös. Il lui reste également des cicatrices de chaînes aux poignets et aux chevilles ainsi qu'à la gorge, se mêlant à celle de son opération. Le reste des traces ne sont que des blessures superficielles, mais quelque fois infectées (coups de fouets, griffures, morsures...)

Biologiquement parlant, il n'y a pas d'anomalies à signaler, il est sain de corps malgré une tendance à rendre facilement son repas. Extrêmement maigre en partie à cause de cette singularité, il est considéré en dénutrition pour un poids de 44KG pour 1M72. Ce sous poids lui crée des vertiges lors d'un effort soutenu et il peut alors tourner de l’œil. Il n'a donc pas une longue endurance et encore moins une forte résistance car ses muscles sont désormais atrophiés. Il est malgré tout agile et peut sans soucis se disloquer un bras si cela lui permet de sortir d'une situation ou d'une autre.

S'il a le choix, il préférera des vêtements serrés, recouvrant une grande partie du corps, comprenant les cols roulés et les manches longues. Cela lui donne l'occasion de se sentir à l'abri.

On ne peut nier que l'être en lui-même, bien que vaguement difforme de par sa maigreur par rapport à sa taille et ses gestes brusques, est adorable à regarder. Cela n'a rien de surprenant car ce dernier provient d'une longue sélection d'humains sur plusieurs générations ayant pour but de créer des êtres vendables. S'il avait été laid, il serait mort peu après sa naissance, ou lors de son enfance. Personne ne prend la peine de garder en vie des esclaves laids.
Spoiler:
 

Psychique : Docile. Obéissant. Terrorisé.
S'il était permis de décrire le caractère d'Anthem en trois mots, voici ceux qui iraient le mieux. Anthem n'est pas méchant pour le moins du monde, mais la cruauté ne le touche pas lorsqu'il s'agit d'êtres humains comme lui. Il connait son espèce et les considèrent, lui avec, comme une vermine grouillante. S'il se hait profondément, il a néanmoins peur de mourir au point qu'il réaliserait n'importe quelle action avilissante si cela pouvait lui accorder l'approbation de son maître.
Extrêmement bridé, ses pensées sont fragmentées. Il ne réfléchira jamais de façon concise mais plutôt guidé par son ressentiment. Anthem en est incapable, on ne lui a jamais appris à être quelqu'un voir à penser par lui-même. La peur le motive bien plus que l'affection, qu'il ne comprendra pas. Un geste agréable le laissera interdit, perdu. Il se demandera ce que cela signifie, s'il y a un message caché derrière celui-ci et craindra le prix à payer pour ce dernier. Il ne faut pas l'en blâmer: l'esclave ne connait pas d'autre façon d'être, il est né, a grandi et a vécu dans la menace la plus totale. Le court instant de paix entraperçu durant son enfance se révélant bien plus nocif et destructeur que les instants de douleurs.
Il ne haïra jamais son maître car pour lui, les coups reçus sont toujours mérités et les recevra avec une patience d'ange. Mourir est, selon lui, bien plus simple que d'être abandonné à son sort et ainsi il préférera largement qu'on le tue plutôt que de le libérer tout simplement.

Quelques tocs sont à noter, tout comme se tenir le bras droit de sa main gauche, appuyant au passage son avant-bras sur son ventre lorsqu'il se sent mal. Baisser la tête. Trembler.

Il n'utilise généralement pas d'armes car il ne peut pas serrer les doigts ou mordre et aura donc plutôt tendance à fuir en cas de danger imminent. Il peut cependant se débrouiller en attachant un couteau ou une machette à son bras.

En réalité, Anthem n'a pas d'âme. Il a donné cette dernière avant d'être mis au rebut, un Démon lui promettant qu'il souffrirait moins ce faisant. Son âme est prisonnière d'un artefact, un simple galet ramassé au sol et hors de sa possession. Cela l'empêche de ressentir la moindre culpabilité ou ressentiment trop intense, ses émotions sont donc floutées mais pas inexistantes ce qui lui donne l'occasion de se focaliser sur ses objectifs. Si actuellement, la seule motivation qu'il ait est celle de mettre fin à ses jours, il se retrouva perdu s'il n'y a pour lui pas moyen de l'achever. Il pourra, après coup, se montrer redoutable en tant qu'ennemi de par son absence même de remords et cela d'autant plus s'il lui est donné l'occasion d'un changement d'espèces. Bien que moyennement rusé et peu intelligent, sa débrouillardise pallié à de nouvelles ambitions pourraient très bien faire de lui le grand méchant.

Histoire :

Une enfance de docile,
C'est pas facile,
Pourtant, je n'demande pas des milles
Juste quelques pièces
Et j'écarte les...

Le garçon déambulait dans les rues, le froid de cette matinée de printemps ripant sur sa peau nue. Il ne tremblait pas, habitué à la dureté du climat du Village du Vent. Cherchant une âme charitable voulant bien lui acheter de quoi tenir la journée.
C'était un destin simple mais pourtant cruel. Il lui fallait réunir chaque semaine ses vingt pièces d'or. S'il en manquait cinq ou moins, il était battu. S'il en manquant plus, il risquait la mort. Mais si, par chance, il en gagnait quelques unes supplémentaires, il recevait un jour de repos, qui consistait principalement à réaliser les corvées domestiques.
Son Maître, Quieter Serkös, était un puissant Dragon et comme, ainsi que d'aucun le pensait, beaucoup de son espèce, l'argent était pour lui un bien précieux. Il voyait en ses esclaves une source de profit et les envoyait vendre leurs corps dès leur plus jeune âge et ce dans les différentes régions de Fantastica. Il détenait alors l'un des plus gros réseaux de prostitution du continent mais ses méthodes en faisait de la gente sérieuse un parfait inconnu. Pour conserver sa fortune, il était bien sûr impitoyable et ne pardonnait la moindre faute.. Il savait qu'envoyer des esclaves trop jeunes sur le terrain, sans personne sinon eux pour réclamer l'argent à la fin de la transaction, était risqué et profitait donc de la pression infligée par les châtiments promis pour s'assurer que ces derniers feraient tout pour récupérer son dû. Cela ne laissait nullement place à un moment d'égarement, il fallait être ferme.
Aussi ce jeune esclave faisait de son mieux pour ramener toutes les semaines une telle somme, comme tous ses semblables. La semaine dernière avait vu mourir plusieurs d'entre eux, ces derniers n'ayant réussi à accumuler les vingt pièces. Il craignait, au fond, de finir de la même façon mais la mort ne le faisait trembler que lorsqu'il la voyait en face car son instinct de survie était atrophié par un manque de volonté. Il n'avait aucune raison de vivre et se contentait d'appliquer les tâches demandées, sans jamais rechigner car c'était tout ce qu'il connaissait. Parfois, il lui arrivait que certaines personnes se trouvent plus brutales que d'autre. Il tentait alors de protéger coûte que coûte son visage, car celui-ci endommagé, personne n'accepterait plus de payer. La tempête passait sans qu'il supplie, il y était habitué. Il arrivait malgré tout que quelques larmes lui échappent, mais il n'y faisait pas attention. Recroquevillé, il gardait les yeux clos et les dents serrés et la douleur finissait par disparaître. Il se relevait alors et cherchait un autre client potentiel, rattrapant un retard occasionné par un mauvais payeur.


L'heure fatidique arrivait. Il cracha le sang qui obstruait sa trachée. La recette avait été volée en entière. Adossé contre un mur, le regard vague, il contemplait sa destinée brisée. Il allait... Mourir ? Quel choc, quel soulagement. Ce n'était pas de sa faute, après tout. Il avait fait de son mieux, non ? Il fallait prier pour que le Maître fasse cela vite. Il fallait prier pour qu'il lui tranche tout simplement la gorge, comme il l'avait une fois vu faire lors d'un jour où ce dernier faisait preuve de mansuétude.
Mais il ne se faisait pas d'espoir.

Fuir ? Pour aller où ? Il ne connaissait que le Maître et ne survivrait pas dehors, par lui-même. La pensée ne lui traversa même pas l'esprit, il ne trahirait pas car le Maître l'attendait.
Alors il se releva, péniblement, certes, car il avait été salement saigné. Il avait imploré et supplié, il s'était débattu et accroché à l'argent avec la ténacité d'un chiot affamé. Mais cela n'avait servi à rien sinon rendre son trajet jusqu'à la demeure plus difficile. Il se sentait très mal et retint une nausée qui l'oppressait. Un ulcère s'était logé là, au creux de son ventre, mais il n'en avait pas connaissance. Cet ulcère le détruisait de l'intérieur, petit à petit, et il sentait le vide s'ouvrir sous ses pas, près à le faire tomber. Les ténèbres qui l'entouraient le retenaient de bras sévères. Ils l'étouffaient.
Accompagné par la ribambelle d'autres enfants, il rejoint la salle principale. Le Maître était là et de ses terribles yeux rouges, il régnait sur ses possessions. Un à un, les esclaves donnèrent leur dû. Peu avant son tour, un des enfants, une jeune hybride dont les mains étaient vides, se mit à pleurer. Ni une ni deux, le Dragon l'attrapa d'une griffe et lui arracha la jambe avant de la projeter au sol. Elle se vidait de son sang en hurlant.
L'Esclave se recroquevillait un peu plus sur lui-même.

Tout au fond de sa tête, il appelait à l'aide.

Puis ce fut à son tour. Les mains vides, lui aussi. Il ferma les yeux, attendait les coups.

Mais le Maître ne lui fit rien. D'un geste, il l'invita à se mettre de côté. Il avait à lui parler après la collecte.
L'Esclave su que cela ne serait que pire que ce qu'il avait pu imaginer. Cependant, sans insister, il obéit. Il ne savait pas ce qu'était la révolte.
La collecte se termina sans autres encombres. Les enfants s'étaient bien débrouillés, le Maître était satisfait. Il les renvoya travailler sans l'ombre d'une menace. Puis, se retournant vers l'Esclave, il prit forme humaine et s'approcha de lui si près que l'Esclave sentait l'odeur du souffre dans le souffle draconique.
Le Maître passa ses doigts sous le menton de l'enfant et lui redressa la tête qu'il baissait par habitude.

- Tu as été inutile, l'humain. Ce serait injuste de ma part si je te laissais t'en sortir comme ça. Cependant... Il passa le pouce sur la peau lisse de l'enfant et s'arrêta sur les joues creusées par la faim. Cependant, les Humains valent encore cher. Lorsque tu te seras convenablement repenti, je me débarrasserais surement de toi pour un bon prix.


L'agonie qui s'en suivit fut une savante mélodie mêlant l’âpreté de la soif au doucereux gout du sang. Le Maître n'était pas quelqu'un de simple et lorsqu'il s'agissait de corriger, il y avait moyen d'être sûr que la victime finirait par supplier de l'achever. L'Esclave ne le fit pas, tout simplement car sa vie ne lui avait jamais appartenu, et qu'il n'avait alors pas une impertinence assez grande de quémander à choisir sa propre mort. Pour Quieter, il était impensable d'abîmer la marchandise, aussi frappait-il de manière à ne pas laisser de traces et jouait-il sur les tortures mentales. Enfermé seul durant des semaines dans une pièce totalement sombre à laquelle seuls les insectes avaient accès, gardé en vie grâce à des substituts de nourriture plus avilissants les uns que les autres, nul doute que l'Esclave avait clairement retenu la leçon.
La lumière revint sous la forme d'une main se jetant sur lui et le tirant le long des pièces pour le jeter hors du domaine. Il s'écorcha sur le trottoir et resta allongé, les yeux hagards et fous.

Trois nuits plus tard arriva une Vampire magnifique. Sublime d'allure et d'élégance, elle avait l'apparence d'une très jeune adolescente. Sa voix était adorable et apaisante, ses manies recherchées. Elle se pencha vers l'enfant et lui tendit la main.
Elle s'appelait Iseult Ness.

Durant plusieurs années, l'Esclave resta au service de la jolie Vampire. Elle était toujours agréable et jamais ne laissait entrevoir une once de méchanceté. Il découvrit avec elle ce qu'était le bonheur et la douceur. Il l'aima, sincèrement, comme un fils et comme un amant et lorsque la préadolescence fut finie et qu'il en fut capable, ils consommèrent cet amour.
Ce n'est qu'au petit jour qu'il comprit qu'il n'aurait jamais dû aller aussi loin. La Vampire, ayant suffisamment joué et n'attendant plus rien de l'Esclave, s'en était lassé. Elle reprit son caractère froid et hautain, celui-là même qu'elle avait arboré en achetant l'esclave au Dragon Serkös et en montant de toute pièce la scène de sa rencontre avec son achat, sous les conseils d'une de ses amies. Car elle ne lui trouvait plus d’intérêt, elle le malmena. Aux coups s'enchaina le fouet, au fouet la drogue. Pour l'empêcher de crier et ainsi ôter ses pleurs de ses oreilles, la Vampire lui fit retirer les cordes vocales, au vu de ce qu'elle lui réservait, il n'en aurait de toute manière pas l'utilité. Il s'agissait de le garder docile pour l'user, comme les autres esclaves, dans le business qui conservait sa fortune intacte. Iseult Ness vendait du sang et était une des meilleures dans sa catégorie.
Ainsi, battu, brisé, drogué et saigné en continue, elle en fit une loque immonde, lui retirant tout le charme qu'il avait conservé de l'enfance, qu'il avait gagné en aimant.

L'Esclave n'eut pas seulement le cœur mis en pièces, son âme se retrouva également éparpillée en ces milliers de fragments tranchants. Sa raison affectée.
Il comprit une fois pour toutes où était sa place et se retrouva à jamais incapable d'aimer. Il s'en voulut longtemps de sa stupidité, il regretta longtemps d'avoir cru pouvoir trouver le bonheur. Pourtant, il s'accrochait encore avec la force du désespoir à ces courts instants où Iseult venait vérifier que les esclaves drainés étaient encore en vie. Leur regard se croisait parfois et il frémissait de retrouver ces yeux de la couleur du crépuscule, ceux au travers desquels il avait vécu, aimé et espéré.
Iseult, désormais, l'ignorait. Pire, elle le haïssait secrètement à cause de l'attachement qu'il continuait d'avoir pour elle. Elle trouvait désormais cela sale et avilissant, d'autant plus car elle avait alors un autre amant à l'esprit et ne supportait pas de se retrouver aimée à la fois par l'être si beau qu'elle convoitait et l'être si sale qu'était devenue son ancienne passion.

On finit par le relâcher. Il n'y avait pas de raison particulière à ce geste. Peut-être un jeu malsain d'Iseult, qui fit passer cela pour une tentative d'évasion aux yeux de l'Esclave, peut-être une seconde emplie de remords avait-elle suffit à attendrir le ressentiment de la Vampire ? Dans tous les cas, les chaînes subitement brisables, il se leva, retomba, se releva et boita jusqu'à la sortie de l'usine. C'était pour lui inutile de s'attarder sur l'événement, tout ce qu'il comptait était de fuir au plus vite ! Survivre ou, au moins, échapper à la souffrance.
Cela le motiva à avancer autant qu'il le pu, et à ramper ensuite lorsque ses forces, abrégées par des années de drainage, le lâchèrent.
Heureusement pour lui, la mort lui fut évité. Un passant avide le ramassa sur la chaussée pour le rapporter à un marchand de plaisirs qui lui donna quelques pièces pour l'objet.
L'Esclave retourna alors à sa fonction première. Encore jeune et, une fois remis sur pieds, presque agréable à regarder malgré un âge avancé de seize ans, il servi de produit de luxe. Correctement habillé, maquillé et paré de bijoux, on se bouscula un moment pour en profiter. Lui-même ne trouva pas cela mal, sachant que la brutalité des clients était bien moins difficile à supporter que les coups d'Iseult. Mais toute beauté se fade et avec le temps et, il faut bien l'avouer, avec les traces s'accumulant, il finit par devenir inutilisable lorsqu'il approcha de ses vingt et un ans. Évidemment, le marchand n'était pas né de la dernière pluie. Il effectua quelques améliorations sur la marchandise, s'inspirant des avancées du Black Roses. Les tendons des poignets et les muscles de la mâchoire furent tranchés en premier. Il ne s'agissait pas de les découper entièrement, bien sûr, mais de les entailler et d'en retirer une partie, de manière à empêcher aux poings et aux dents de se serrer. Cela était utilisé, au départ, pour prévenir les blessures de la part d'esclaves au caractère vif. Mais là, cela n'avait que pour idéal de rajouter de la valeur à l'Esclave. Lorsque les clients recommençaient à s'en lasser, il opérait, modifiait, innovait, ainsi l'Esclave perdit également en grande partie l'usage de ses yeux, définitivement brûlés par le sel et on finit par opérer les parties intimes, retardant la fin du processus lors de l'acte mais lui créant une douleur atroce tant que cela ne se terminait pas. Il finit par être stérilisé, pour gagner en commodité quant aux clientes pressées. Cela dura quelques mois encore mais le phénomène s'épuisa. Bien décidé à le rentabiliser jusqu'au bout, le marchand le jeta avec les autres déchets, ceux dont on pouvait se servir sans gêne. On lui banda les yeux, on lui lia poignets et chevilles. Une barre en bois rattachée à ses genoux servait à lui garder les cuisses écartées. Un écarteur entre ses lèvres facilitait le jeu et s'il remuait trop, il était simple de lui enchaîner le cou bien trop près du sol pour qu'il ne puisse plus bouger. Il était ici pour être encore, un tout petit peu, utilisable.

Tout au fond de sa tête, il souhaitait mourir.


Vomissant le sang et d'autres substances moins nobles, l'Esclave agonisait. Ses forces le quittaient lentement, tout comme elles le faisaient depuis deux ans. Il s'accrochait sans savoir pourquoi, maudissant ce corps qui refusait de mourir. Il aurait aimé disparaître, mettre fin à ce calvaire depuis bien longtemps mais rien ne changeait. Chaque journée, plongé dans les ténèbres, chaque journée comme cette pièce sombre où le Maître l'avait enfermé. Chaque instant à penser à la faim qui le taraudait, à accepter d'avaler n'importe quoi tant que cela pouvait le maintenir en vie. Chaque instant à ressentir les rires cruels de ceux se moquant de sa situation.
Il ne s'était pas rebellé. Il ne le fera jamais. Il pensait ce qu'il entendait et obéissait du mieux qu'il le pouvait malgré les chaînes le restreignant car, après tout, même ainsi il restait ce pour quoi il était né. Il suffoquait bien souvent mais ne ressentait pas la moindre haine sinon contre lui même. Il avait sombré et ses yeux étaient devenus vides.

- Je l'achète.
- Pardon ? Prenez-le plutôt, j'allais m'en débarrasser.

Les paroles prononcées lui échappaient. Cela faisait longtemps qu'il n'écoutait plus que les ordres. Cette voix, pourtant, lui était familière. Elle était déjà venue ici, plusieurs fois.
On entendit un bruit de pièces tombant au sol.

Quelqu'un le souleva de terre, les chaînes miraculeusement brisées à nouveau et les jambes dégagées de leurs entraves.
On le soutint un moment. Cela lui faisait terriblement mal et ses pieds refusaient d'avancer. Ils trainaient sur le sol, pitoyablement. Lui-même n'en menait pas large non plus et un filet de bave s'écoulait de sa bouche sans qu'il ne le contrôla. Totalement anesthésié, il ne saisissait pas la situation mais se laissait docilement faire, comme à son habitude. Après une certaine distance, il finit par réussir à poser le pied à terre. Les pas s'enchainaient alors avec une réelle difficulté, mais ils s'enchainaient. Pour la première fois depuis ces deux années, il marchait. Lorsque le bâillon lui fut retiré, l'afflux d'oxygène créa une sévère brûlure dans ses poumons et il toussa longuement en cherchant son air. Mais cela se rétablit. On avait fait une pause pour qu'il reprenne son souffle.
'Elle' s'était arrêté.

Ils reprirent le trajet jusqu'à un petit hôtel où elle prit une chambre. Le déposant sur le lit, elle ôta le bandeau recouvrant ses yeux et se permis de les admirer quelqu'instants. Lui-même ne vit qu'une forme floue alors que la lumière revenaient dans ses iris pour la première fois depuis longtemps. Il ne chercha pas à l'observer plus amplement mais ne pouvait ôter un mot de sa tête... Pourquoi ?
Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle n'avait aucune raison de l'avoir sorti de là.
Pourquoi l'avait-elle sauvé, lui, alors qu'il ne valait plus rien ?
Pourquoi l'avoir ramené ici ? Pourquoi s'être arrêté quand il peinait à respirer ?
Pourquoi ne disait-elle rien ? Pourquoi l'observait-elle pendant si longtemps ?

Dans son état, il était incapable de dire quoi que ce soit, mais il aurait certainement eu tant à lui demander s'il en avait eu l'impertinence.

- Repose-toi, tu iras bien vite mieux. Il lui adressa un sourire presque chaleureux, comme s'il pouvait comprendre les paroles lui étant dites... Puis il plongea dans l'inconscience.
Il resta dans le coma un moment. Pendant ce temps, 'elle' prenait soin de lui et pansait ses nombreuses blessures. Elle cousait celles qui n'avaient pas su se refermer, désinfectait celles qui s'étaient infectées. Les chaînes à ses poignets furent retirées et changées. La peau était nécrosée à cet endroit, il fallut assainir tout cela en en découpant une partie. Durant tout ce temps, du sang vampirique lui fut donné pour le maintenir en vie et restaurer ses forces. Lorsqu'il reprit connaissance, il était presque capable de se redresser sans aide.
Et 'elle' était là, le regardant tendrement, un mélange d'envie et d'affection dans le regard. Ses doigts effleurèrent ses tempes, bousculant une mèche de cheveux noirs.

Elle l'embrassa.
Sans brusquerie aucune, sans cynisme ou méchanceté. Juste parce qu'elle en avait envie et le trouvait agréable. Il se laissa faire, dressé pour cela.

Elle était gentille et tendre et lui rappelait douloureusement Iseult. Mais il suivait les caprices sans s'attacher, sachant désormais à quoi s'attendre. Il ne redoutait pas l'instant où tout s'écroulera et se contentait de profiter des moments sans douleur. Au fur et à mesure que le temps passait, il réussit à se maintenir debout.
Il mangeait par lui-même mais ne pouvait plus croquer aussi se contentait-il de bouillie. 'Elle' lui en faisait apporter et veillait toujours à ce que cette dernière soit, au moins, de qualité. Cela lui convenait bien mieux que ce sur quoi il avait si longtemps survécu et était reconnaissant d'un tel traitement. Mais vint l'instant de quitter la chambre d'hôtel.

C'était une nuit de pleine lune. 'Elle' le guida jusqu'en dehors du batîment et tout deux avancèrent dans l'obscurité, longeant les routes désertes. Il se glaça lorsque des bruits familiers parvinrent à ses oreilles... Le marché !
Elle le conduisait au marché aux esclaves !
Malgré le reste d'obéissance qui le poussait à ne pas réagir, il ne pouvait plus avancer. Elle le traina, le tirant par les chaînes de ses poignets tout en riant gentiment. Lui paniquait. Il ne pouvait retourner là-bas ! Ils le tueraient ! Invendable, inutile, cassé... On allait le trancher en morceaux pour en vendre la viande ! Finissant, dans un accès de panique, par se débattre, il brula ses dernières forces et tourna de l’œil.

Lorsqu'il se réveilla, il était allongé sur un canapé. Les bruits n'avaient pas disparus mais étaient atténués. Se redressant, il observa l'endroit où il se trouvait. C'était une sorte d'immense bâtiment, vide et solennel, accolé au marché. De ce qu'il pouvait voir des meubles présents dans la pièce, quelqu'un vivait ici.

- Tu n'étais pas obligé de faire un tel cinéma.. J'habite ici.

'Elle' l'avait ramené chez elle. Il rit silencieusement, stupéfait et se sentant un peu idiot.

Débuta une vie un peu maladroite. Elle ne rentrait que quelque fois par semaine, mais veillait à ce qu'il ait toujours à faire. Elle lui apprit le ménage pour l'occuper et entraina ses doigts sur un piano.

Seule une partie de la demeure lui restait inaccessible. Elle lui avait spécifiquement interdit d'y aller et il n'aurait jamais enfreint l'interdit si ce n'était à cause de ce redoutable incident.
Un jour où elle était absente, il s'était adossé, épuisé, à la porte menant à ces pièces interdites. La porte, mal fermée très certainement, avait cédé. Il était tombé en arrière, se retrouvant dans ce qu'il identifia très rapidement comme une flaque de sang coagulé. Il allait courir vers un endroit sûr mais un appel à l'aide le stoppa. C'était une jeune femme, un cri désespéré. Troublé, il se dirigea au son de cette voix jusqu'à se retrouver devant une seconde porte... Celle-ci était fermée à clé aussi dû-t-il insister un peu plus pour que la serrure cède. Lorsqu'il l'ouvrit, il se retrouva face à ce qui fut certainement autrefois une très belle femme mais n'était à l'heure actuelle qu'un corps se mourant, une pauvre créature dont la peau avait été arraché vive. Les muscles à nus étaient tranchés à certains endroits et dégagés pour laisser place nette à l'os se trouvant en dessous. Le visage lui-même n'était plus qu'un amas sanglant, l'être avait un oeil qui pendait en dehors de son orbite.

Il aurait crié s'il avait pu. Quittant à toute allure l'horrible pièce, il vomit dès qu'il en fut sorti. Redressant la tête, il remarqua qu'un spectacle équivalent était présent dans la pièce où il s'était trouvé en premier lieu. Au fond de celle-ci, trop loin pour qu'il les vit la première fois, étaient cloués au mur une multitude de cadavres dont le sort était semblable à celui de la pauvre jeune fille. Presque tous étaient morts et le reste n'en avait plus pour longtemps... Maintenant, cela le prenait au nez, l'odeur terrible de la chair pourrie.

Et 'Elle' se trouvait dans l'encadrement de la porte malencontreusement ouverte.
Lorsqu'il remarqua qu'elle se trouvait là, il s'enfuit, retournant dans la pièce où la fille appelait encore au secours, l'évitant de justesse pour déboucher sur une autre salle, occupée par des cadavres suspendus au plafond par des crochets de boucher. Il s'y cacha, paniqué.
La traque dura peu car elle finit par le débusquer. D'un coup de pied dans le ventre, elle l'envoya cogner contre un mur. Alors qu'elle s'approchait, il eut peur pour la première fois depuis longtemps. Ce n'était pas les atrocités qu'elle avait fait subir à ses semblables qui le terrorisaient ainsi, c'était le courroux dont elle faisait preuve. Il revoyait en cet instant les deux yeux rouges de son Maître. C'étaient les mêmes qui luisaient dans les orbites de la Vampire.
Elle s'approcha lentement, laissant ce poison infiltrer chaque centimètre de son corps et lorsqu'elle se trouva à sa hauteur, à quatre pattes au dessus de l'Esclave recroquevillé, elle planta ses griffes dans la chair usée, juste sous l’œil droit, et les laissa creuser à l'intérieur quatre sillons sanglants alors que sa main descendait vers la gorge. Il ne réagissait même pas à la douleur, ravalant des sanglots qui venaient sans qu'il n'en sache la raison. Il tremblait.

Le laissant là, elle ferma la porte en sortant. Il était coincé avec les cadavres.
Elle revint deux nuits plus tard et l'observa minutieusement. Il était affaibli, affamé, mais certainement pas agressif. Elle ne comprenait pas pourquoi.
Il avait l'air de ne pas avoir réagi aux cadavres, seule semblait lui peser la faute d'être entré sans en avoir le droit dans ces pièces. Il avait l'air de trouver normal le traitement infligé à ses semblables...
Elle en rit.

Il était loin de trouver cela drôle, mais pour l'occasion, un rictus amusé se traça tout de même sur son visage. Dans l'état où il était, le moindre coup du sort lui semblait à mourir de rire et empli d'ironie.

- Pardonne-moi, je t'ai mal jugé, Anthem.

Il s'arrêta sur le nom, bien que les excuses lui semblaient vraiment anormales. Anthem ? Il ne connaissait pas ce mot. Était-ce une expression ? Il ne réalisait pas qu'elle venait de lui donner un nom. Son nom.
C'était, en quelque sorte, une façon de le récompenser d'avoir survécu à cette trahison, d'avoir prouvé par un comportement finement égoïste qu'il pouvait se ranger sans soucis du côté des antagonistes de cette histoire. Anthem semblait, de toute évidence, ne pas avoir de cœur et c'était quelque chose d'extrêmement plaisant pour 'Elle' qui aurait tout donné pour être dans le même cas.. Elle le sorti de la pièce sans nom et entrepris d'en faire quelque chose.

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Zune De Laudreuil
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Feuille de Personnage
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Pouvoir: Télékinésie
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MessageSujet: Re: '~Carnet d'Adresse~'   Lun 24 Aoû - 11:11

Unamed




Avenger - Fate Series
Âge : 19ans
Race : Humain (gênes Inu)
Point(s) Fort(s) :
Point(s) Faibles(s) :
Sexe :
Lieu de naissance : Méandres (lieu caché)
Statut : Esclave
Lieu d'habitation :
Mère biologique : Une Inu sans nom (peau hâlée, cheveux noirs)
Père biologique : Un Humain sans nom (cheveu roux, yeux noirs, traits fins)
Frère et sœur : Une jumelle Inu, décédée (cheveux noirs)

Physique :
Les traits fins, quasiment féminins, la peau hâlée et les yeux noirs aux pupilles anormalement dilatée. Le corps solide mais maigre, les cheveux rosés, pales et raides, Peau striée de cicatrices, de brûlures et d’hématomes.



Psychique :
Peu assuré; aucune confiance en soi; guidé par ses émotions et plutôt émotif; irréfléchi et vif; se hait; dur avec lui-même; dévoué/loyal; sincère; met beaucoup de volonté dans ce qu'il entreprend; malhabile; traumatisé; en constante recherche de reconnaissance; peu sensible à la douleur physique; extrêmement sensible à celle psychique; cache un don pour un art quelconque (peinture? instrument de musique?)

Histoire :
Spoiler:
 

Il avait le cœur qui battait fortement contre sa poitrine. Le visage baissé, les tremblements incontrôlables de son corps étaient la seule chose chez lui osant se mouvoir, il attendait, terrorisé.
On lui avait toujours dit qu'il y avait une raison à sa naissance, quelque chose donnant tout un sens à sa vie. Il n'était pas né, par défit, sans l'accord de tout le monde... Non, on l'avait voulu. Et cela, ça faisait toute la différence.
Il ne savait pas bien pourquoi, il ne savait pas mieux comment, tout ce qu'il savait, c'était que quelqu'un, quelque part, attendait sa venue. Même maintenant, alors qu'il n'était rien, un rebut inutile, haïssable... Quelqu'un pour souhaiter sa venue.
Cela avait commencé dans son enfance. On lui avait dit ces mots, on ne les lui avait jamais cachés. Il les avait enfoui tout au fond de son torse et les avait gardés, répétés, tel un secret.
Personne ne l'aimait sinon cette personne qui l'avait désiré. Son maître pouvait à peine supporter sa présence, il le haïssait profondément et le frappait lorsque la journée avait été mauvaise ou parce qu'il s'était trouvé plus incapable que d'habitude. Les autres esclaves... Lui en voulait. Lui était attendu, lui le savait. Eux mourraient ici, et ne tardaient pas à s'en venger, encouragés par le Maître qui se plaisait à voir la souffrance. On le gardait éloigné des autres, ne lui offrant jamais de véritables tâches pour qu'il puisse espérer prouver sa valeur. Il n'était qu'un rebut, lui répétait-on, il n'avait pas le droit de risquer échouer aux tâches les plus simples.
Alors il grandi en observant les autres de loin. Battu, moqué, il se recroquevilla sur lui-même, tout lui pesait. Il haïssait cette vie et se haïssait d'autant plus d'être aussi détesté. Quelque chose chez lui, certainement, si ce n'était lui totalement, n'allait pas. Il était un échec, un sujet de moqueries. Si même les autres esclaves le rejetaient, c'était très certainement qu'il valait moins qu'eux. Il s'en voulait terriblement car il allait décevoir cette personne si spéciale et elle aussi le rejetterait en apprenant ce qu'il était devenu.

L'enfance se passa dans l'angoisse et le désespoir. Il mangeait peu, et n'avait pas envie de se nourrir lorsque la nourriture était disponible. Gardant à peine assez de force pour survivre, ce fut un miracle si il grandit tout de même. La seule raison qu'il eut de tenir, fut d'imaginer un jour rencontrer cette personne si spéciale.
Lorsqu'on le tira de sa souffrance, ce fut pour un caprice du Maître qui souhaitait le tester. Il lui confiait une tâche simple, du moins ce fut ce qu'il lui raconta. Tuer une esclave, une enfant, qui le gênait. Frapper aussi fort et rapidement que possible, lui porter le coup léthal à l'aide de cette lame.
Rongé par la folie, malmené par l'envie dévorante d'enfin réussir à prouver qu'il pouvait lui-aussi être utile, il se laissa enfermer avec la petite fille. Elle pleurait à chaudes larmes.
Lui eut beaucoup de mal à la frapper et ce malgré le regard terrifié de l'enfant; elle le regardait comme voyant un monstre pour la première fois.
Il avait été freiné net, mais hésitait maintenant. C'est ce regard se transformant en haine dans les yeux de la victime qui le poussa à frapper. Mais dès le premier coup, il se senti défaillir et lâcha la lame qui resta plantée dans le corps. Ce furent les cris strident de l'enfant qui dépêchèrent les esclaves, finissant le travail. Autant dire que le Maître ne fut pas satisfait. Il conclu l'histoire en concédant qu'il avait toujours eu raison, et que l'esclave décevrait quiconque le rencontrerait.

On le laissa macérer cette déception avant de finalement l'amener chez la Vampire à qui il appartenait. Ce furent les heures les plus longues de sa vie, à la fois excité et heureux comme jamais, il gardait à l'esprit un nouveau rejet, sachant bien que peu important combien il l'anticipait, il n'aurait aucune raison de survivre si cela arrivait.
Il s'attendait aux portes immenses d'un château, comme celui de son Maître, mais il s'agissait d'un entrepôt désaffecté. On le conduit jusqu'à une trappe, cachée dans le sol, et le fit descendre des marches. La lumière artificielle du couloir l'ébloui, il ferma les yeux. Les esclaves qui l'escortaient le jetèrent au sol.

- Comme promis, je te le rends. Entendait-il. Une voix qu'il jugerait féminine lui répondit.
- Il n'a pas posé trop de problèmes ? Se relevant quelque peu, il remarqua les escarpins rouges de la personne en face de lui. C'était donc elle, cette personne si spéciale ?
- Le dressage habituel. Cela m'a quelque peu changé les idées.

Il avait chaud, il se sentait bien. Cela le surprit, un sourire s'étendit sur ses traits.
- Je suis heureux de vous rencontrer ! Lâcha-t-il d'une voix chantante. Sous l'effet de l'émotion, la tête, nageant dans un flot d'adrénaline, lui tournait. C'était un pas dans la démence.
N'apercevant que vaguement son visage, car il n'osait redresser la tête, il cru tout de même défaillir lorsqu'elle prit la peine de lui répondre. C'était si rare que l'on s'intéresse à lui ! Qu'on lui accorde assez d'attention pour lui répondre qu'il ne fit pas du tout attention au ton froid, qu'il aurait trouvé habituel.

Si, en effet, la suite fut assez terrible, il pouvait au moins se consoler de la voir venir lui rendre visite, le nourrir et l'abreuver. Loin de chercher une dignité qu'il n'avait jamais eu, il était prêt à supporter toutes les tortures qui lui étaient infligées tant qu'il la retrouvait par la suite. Enfin... Enfin ! Cette personne qui l'avait désiré était près de lui. Il en fondait quelques fois en larmes, éprit de reconnaissance.
La douleur et la surprise des premiers sévices, ce qu'on le lui avait jamais fait subir auparavant, passèrent bien vite et il s'y fit, d'abord passif, puis se pliant aux ordres crachés de ceux l'usant, il fit de son mieux pour se montrer... Utile.
Malgré tout ses efforts, il fut mutilé lorsqu'une personne qu'il n'avait jamais vu ici avant, enivré par la compagnie de deux de ses amis, statua que tout cela était d'un ennui terrifiant. Les marques, les coups, les brûlures ne furent rien face à ce qu'il éprouva dès l'instant où on lui creva l’œil. Souffrant à n'en plus pouvoir, il cru que sa Maîtresse intervenait pour l'achever et l'en remercia.

Qu'elle ne le tue pas, mais le soigne, l'alitant dans une chambre, le laissa sans mots. Il ne comprenait tout simplement pas.
Observant le bandage recouvrant l’œil énuclée, face à un des miroirs de la modeste pièce aménagée, il restait sous le choc d'une telle générosité. Qu'avait-il fait pour mériter d'être sauvé ? De sortir de là où il était destiné à mourir ? Il y avait-il une limite au bien qu'elle faisait, à ce qu'elle sacrifiait pour lui ? Comment pouvait-elle vouloir le garder, lui, l'inutile, le défiguré ? Il ne pourra jamais lui rendre tout ce qu'elle lui offrait mais se jura de faire de son mieux pour la contenter.
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